Invité face à Jordan de Luxe dans Le Jet de Luxe, Jean-Marie Périer est revenu sur son histoire familiale singulière. Fils biologique d’Henri Salvador, le photographe a été élevé par François Périer, qui l’a reconnu à sa naissance. Un homme auquel il doit beaucoup, contrairement à celui dont il refuse aujourd’hui encore de prononcer le nom.
En effet, l’histoire familiale de Jean-Marie Périer est particulière. Sa mère, Jacqueline Porel, était en couple avec François Périer lorsqu’elle a donné naissance à Jean-Marie, en 1940 qui était l'enfant de son précédent compagnon, le musicien et chanteur Henri Salvador. François Périer a néanmoins reconnu l’enfant et l’a élevé comme le sien.
Face à Jordan de Luxe, Jean-Marie Périer a tenu à souligner le rôle essentiel de celui qui l’a élevé. "Sans lui, je ne serais rien", a-t-il affirmé. En montrant une photographie de François Périer, il a expliqué : "Justement lui, lui, il m'a sauvé quoi."
Au cours de l’entretien, Jordan de Luxe l’interroge sur une anecdote selon laquelle François Périer l’aurait emmené voir un film coquin pour faire connaissance. Mais Jean-Marie Périer coupe court à la question : "Ah non, ça, c’est celui dont je ne veux pas parler justement." Lorsque l’animateur prononce le nom d'Henri Salvador, le photographe insiste : "Ah non, ne dis pas son nom, je ne dis jamais son nom à lui." Malgré les excuses de son interlocuteur, il maintient sa position : "Non, non, c’est fini." Le ton est donné. Jean-Marie Périer ne souhaite pas revenir sur ce pan de son histoire et préfère largement évoquer celui qu’il considère comme son véritable père, François.
C’est vraiment quelqu’un de pas bien
Jean-Marie Périer a également raconté comment il a découvert, à l’adolescence, l’identité de son père biologique. À 16 ans, alors qu’il se consacrait à la musique et à la composition, il apprend qu’il a un "géniteur". Il décide alors de rencontrer Henri Salvador. S’il reconnaît le talent musical de ce dernier, son jugement sur l’homme est particulièrement sévère. "Il avait beaucoup de talent, c’était un très grand musicien et tout, mais humainement… C’est vraiment quelqu’un de pas bien, mais pas bien du tout", a-t-il déclaré.
Cette rencontre marque un tournant. "Quand j’ai vu ça, j’ai dit : bon ben voilà, c’est tout ce que je voulais faire", raconte-t-il, avant d’expliquer avoir fermé son piano pour toujours. Il formule alors une réflexion forte sur son histoire : "Puisque mon père m’a adopté quand je suis né (ndlr : François Périer), je l’ai adopté à 16 ans."
Il ajoute : "Je l’ai vu pratiquement jusqu’à la fin. Il avait été un peu pris en charge par une dame. (...) Comme il s’était mal comporté avec mes enfants, qui tenaient absolument à le rencontrer, je ne voulais pas qu’ils le voient. Je l’avais fait uniquement parce qu’ils me le demandaient. (...) C’était quand même quelqu’un de vraiment curieux. La première fois que je l’ai véritablement rencontré, c’était à Los Angeles." Il raconte ensuite comment son père, qui n’avait "rien à lui dire", lui a proposé d’aller voir un film pornographique sur Hollywood Boulevard. Une première rencontre improbable !
Dans cet entretien, Jean-Marie rappelle surtout la place irremplaçable de François Périer dans sa vie, celui qui l’a élevé et qu’il a choisi, à son tour, comme père.