L’histoire débute en 1984, lorsque Emmanuel-Philibert de Savoie est âgé de seulement 12 ans. Ce dernier vit un été mémorable à Cadaqués, en Espagne, dans un vieux château loué par sa famille. À seulement quelques pas de là se trouve Portlligat, la résidence d’un ami proche de son père : l’illustre Salvador Dalí. Dans les colonnes de Il Messaggero, Emmanuel-Philibert de Savoie confie avoir découvert l’univers fascinant du peintre, mais pas seulement. En effet, de cet été catalan, la famille ne rapporte pas que des souvenirs éphémères.
Emmanuel-Philibert se souvient avec émotion des précieux présents artistiques offerts par Salvador Dalí. “Nous avons quelques tableaux, comme Femme à la baguette sur la tête, que Dalí m’a offert cet été-là, et aussi une magnifique sculpture d’une femme-girafe. Elle a un très long cou et de petits tiroirs intégrés à son corps”, a-t-il fait savoir. Les décennies ont passé et ce joyau surréaliste a trouvé une nouvelle gardienne de choix : Vittoria de Savoie, sa fille. Aujourd’hui âgée de 22 ans, la jeune femme marche avec grâce dans les pas de ses aînés.
Véritable passionnée, elle ne se contente pas d’admirer cet héritage familial privé : elle s’investit pleinement dans le milieu artistique et organise elle-même des expositions. Une profonde complicité que le père et sa fille ont illustrée lors d’un récent séjour au Japon. Du 26 au 28 avril dernier, le duo s’est rendu à Tokyo afin de participer à deux prestigieuses soirées de gala caritatives, organisées par les Ordres dynastiques de la Maison royale de Savoie.
Sur les photographies partagées par Emmanuel-Philibert de Savoie sur son compte Instagram, l’atmosphère apparaît particulièrement chaleureuse et détendue. Mais derrière ces moments de convivialité en famille se cache un engagement humaniste profond. En légende de sa publication, le prince a tenu à résumer le sens de ce lointain voyage : “Deux soirées inoubliables, unies par un seul but : l’art comme cadeau aux nouvelles générations”, peut-on lire. Et concernant les fonds récoltés, ils étaient destinés à soutenir l’Institut d’art Savoia.