La complicité artistique reste intacte. Malgré l'annonce de leur séparation en juin 2025 après de longues années de vie commune, Marion Cotillard et Guillaume Canet continuent d'écrire leur histoire au cinéma. Le 21 octobre prochain, la comédienne sera l'héroïne de Karma, un thriller psychologique sombre et prenant écrit et réalisé sur mesure pour elle par son ancien compagnon. Mais sur ce plateau aux allures de huis clos sectaire, un autre membre du clan a pris part à l'aventure : leur fils aîné, Marcel. Dans les colonnes du magazine ELLE ce 1er octobre, l'actrice s'est livrée sur cette nouvelle incursion de l'adolescent de 15 ans devant la caméra, fruit d'un choix mûrement réfléchi.
Voir Marcel sur un plateau de tournage n'est plus tout à fait une première, mais plutôt le prolongement d'un goût personnel qu'il affirme pas à pas. Le jeune garçon avait déjà fait des apparitions dans Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu, puis dans le projet Ad vitam. Pour Karma, l'adolescent a lui-même manifesté le désir d'enfiler à nouveau le costume d'acteur au milieu d'un groupe d'enfants. Une démarche que sa mère a accueillie avec écoute, tout en gardant une juste distance. "Je ne sais pas si c'est le métier qu'il voudra faire plus tard, mais j'ai été très touchée par la manière dont il s'est impliqué dans ce travail", explique Marion Cotillard. L'actrice précise d'ailleurs sans détour la liberté laissée à son fils : "Marcel avait joué une première fois dans Astérix et Obélix, puis dans Ad vitam. Il avait envie de continuer, c'est sa décision". Pour Guillaume Canet, faire tourner ses proches relève presque d'une signature personnelle. De ses parents à ses beaux-parents en passant par ses amis intimes, le cinéaste aime fixer sur la pellicule ceux qui partagent sa vie. La présence de Marcel s'inscrit naturellement dans cette lignée de transmission familiale.
Si l'expérience sur le plateau s'est déroulée dans des conditions optimales, notamment grâce à la présence attentive d'une répétitrice dédiée au suivi des plus jeunes, Marion Cotillard ne minimise pas la particularité de grandir sous l'œil du public. Être l'enfant de deux figures majeures du cinéma français impose une vigilance de chaque instant. "En tant que maman, j'ai juste à le protéger de ce qui peut lui arriver, sans le surprotéger pour autant, sachant que ses parents sont des personnages publics et que cela peut être très troublant", confie-t-elle avec lucidité. La comédienne refuse toutefois d'entraver son apprentissage du monde : "J'ai aussi envie qu'il fasse ses propres expériences. Il va avoir des moments merveilleux, il va aussi se casser la figure, mais il saura se relever, et je serai toujours là". Ce tournage réunit une famille soudée autour d'un projet artistique intense.
Même si leurs chemins amoureux ont bifurqué, Marion Cotillard et Guillaume Canet, aperçus complices et tout sourire sur les marches du Festival de Cannes en mai dernier, ont abordé cette collaboration avec sérénité. Le réalisateur décrit d'ailleurs ce film comme un cadeau partagé entre deux personnes unies par une immense tendresse. Pour l'actrice, se glisser sous la direction de son ancien compagnon reste une évidence de travail : "Guillaume est un réalisateur avec lequel j'aime passionnément travailler. J'aime sa manière d'être sur un plateau, sa façon de diriger un acteur. Étant lui aussi acteur, il a une connaissance profonde du chemin émotionnel que l'on peut faire avec un personnage, c'est un atout immense." Entre le thriller psychologique et l'expérience partagée avec son fils, Marion Cotillard signe ici l'un de ses projets les plus personnels, avant de poursuivre une actualité chargée qui la mènera vers les univers de Bertrand Mandico en décembre puis de Nicole Garcia début 2027.