Michel Bussi a beau être publié dans le monde entier, il n’a pas souhaité arrêter son métier d’avant pour autant. Jusqu’à il y a peu, l’écrivain à succès exerçait toujours une profession sérieuse qui lui apportait beaucoup. Ce 6 septembre 2026, l’auteur de Maman a tort était l’invité de Un dimanche à la campagne. Présentée par Frédéric Lopez, l’émission de France 2 réunissait l’actrice Marie Gillain, qui a évoquait sa carrière mais aussi sa fille, et le musicien Sébastien Tellier, dont le duo avec Juliette Armanet Attraction a tourné en boucle cet été.
Si la comédienne a démarré très jeune dans le show-business, comme elle l’a confié dans le grenier de l’animateur, cela n’a pas été le cas pour Michel Bussi. Avant de vendre ses livres, il était professeur de géographie à l’université de Rouen et dirigeait une unité de recherche du CNRS. Enfant, il avait déjà un don pour raconter les histoires, mais il ne pensait pas pouvoir un jour faire partie des élus qui vivent de leur plume. C’est grâce à la sortie en version Poche de son polar Un avion sans elle que sa carrière a décollé. En 2013, il faisait partie des plus vendus, finissant à 3 millions d’exemplaires. Cela ne l’a toutefois pas poussé à arrêter d’enseigner.
Durant des années, Michel Bussi raconte qu’il a jonglé avec ses deux carrières. On lui proposait de passer à France Inter et il répondait “J’ai cours”. On lui demandait d’aller en Chine ou en Italie et impossible pour lui de se libérer. Ce n’est que l’an dernier qu’il a définitivement démissionné. Et cela n’a pas été sans peine. Il explique : “Très longtemps, je ne me suis pas vu ne pas être enseignant à la fac. J’arrivais pas à concevoir qu’on puisse vivre de sa plume, rester chez moi simplement à écrire”. Le processus a donc été long pour l’écrivain : “J’ai mis beaucoup de temps à m’accepter”.
L’invité de Frédéric Lopez s’est confié sur ses hésitations : “Le plus difficile, c’est que quand j’étais à la fac, on est au service des autres”. Master professionnel, thèses… Il explique avoir été là “au moment où des jeunes choisissent leur vie”. Il a trouvé les stages et premiers emplois de certains étudiants. Or, dorénavant, il écrit ses livres et une équipe d’édition travaille pour lui : “Alors que pendant une grande partie de ma vie, je me suis vu au service des autres et ça, ça me manque beaucoup”, développe l'intéressé. Inverser les choses est compliqué à accepter pour le romancier.
Né en 1965 dans l'Eure et élevé à Rouen, Michel Bussi est sans surprise installé à Darnétal, loin du tumulte parisien. Son nouveau roman sorti en 2026 s'intitule Que la mort nous frôle. Il devrait encore rencontré le succès escompté. Son précédent, L’ombre du monde, s'était classé deuxième du prix Renaudot derrière La nuit au cœur de Natacha Appanah en 2025.