Propriétaire d'une maison en Bourgogne, Michaël Goldman avait évoqué ce refuge auprès des journalistes du magazine Marianne. Un bien qui représente un véritable "pilier familial". Il confiait : "L'été, sa maison de Bourgogne ne désemplit pas. Il faut presque réserver." Ce lieu précieux réunit chaque année toutes les générations de sa famille, dans cette propriété qui leur est chère. Cette maison appartient d'ailleurs à sa sœur, la psychologue Caroline Goldman.
La croissance la plus faible de France métropolitaine
Pourtant, cette région semble perdre de son attractivité, selon une récente étude de l'Insee. D'après des chiffres partagés par France Bleu, la Bourgogne-Franche-Comté n'a enregistré que 7 100 habitants supplémentaires entre 2010 et 2015, un chiffre très faible. "La croissance démographique de la région, +0,1 % par an, est la plus faible de France métropolitaine", soulignent les journalistes.
Ils expliquent que la première raison de cette stagnation est géographique. Les régions qui progressent le plus "sont celles situées sur la côte Atlantique, en Bretagne, dans les Pays de la Loire, en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine ou encore en région Rhône-Alpes. La mer, l'océan, le soleil sont autant d'arguments attractifs que ne possède pas notre région."
Moïse Mayo, directrice régionale de l'Insee Bourgogne-Franche-Comté, précise également que "le nombre d'actifs âgés de 25 à 40 ans est plus nombreux à quitter la Bourgogne-Franche-Comté qu'à venir s'y installer." Pour autant, cette situation n'est pas unique : "Toutes les régions limitrophes de l'Île-de-France voient leur population stagner ou augmenter très lentement."
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