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Mort de Claude Pinoteau, Isabelle Adjani très émue: 'C'était mon père de cinéma'

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Bande-annonce de La Gifle , de Claude Pinoteau (1974), avec Isabelle Adjani et Lino Ventura. Le réalisateur est décédé le 5 octobre 2012 à 87 ans des suites d'une longue maladie.

Pour elle en particulier, l'annonce de la mort du réalisateur Claude Pinoteau, décédé vendredi 5 octobre 2012 à 87 ans des suites d'une longue maladie, a été une claque. Isabelle Adjani avait 18 ans lorsque, en 1974, un an après ses débuts à la Comédie-Française, elle recevait La Gifle : une scène mémorable face à Lino Ventura , un film d'anthologie qui allait lancer sa carrière au cinéma et faire d'elle une star à l'aura magnétique, instantanément.

Claude Pinoteau signait alors son deuxième film en tant que réalisateur, après deux décades à avoir soigneusement fait ses armes en tant qu'assistant-réalisateur (mais avant cela, coursier, accessoiriste, régisseur, premier assistant, conseiller technique ou encore auteur), et après avoir fait tourner pour son galop d'essai le même Lino Ventura l'année passée, dans Le Silencieux (1973). Or, si c'est le grand et très regretté Lino qui incarnait à l'écran le père dépassé d'Isabelle Douléan/Adjani (Alain Delon avait initialement été envisagé pour ce rôle), c'est Claude Pinoteau que la comédienne désigne aujourd'hui comme son "père de cinéma", dans une réaction bouleversée, partagée dans les colonnes du JDD de ce jour, suite à l'annonce de sa disparition.

"Il avait toujours cette même façon très protectrice de me parler, la même grande gentillesse. Grâce à Claude, j'ai appris mon métier d'actrice."

"Je suis très émue d'apprendre la disparition de Claude Pinoteau. Il a été mon père de cinéma, confie Isabelle Adjani. Grâce à lui, j'ai fait La Gifle, mon premier film important. Je tournais la journée, et le soir je courais à la Comédie-Française. Claude était quelqu'un de très pudique. Quand il m'arrivait de le croiser à de rares occasions - et maintenant qu'il n'est plus là, je regrette de ne pas avoir pris le temps de l'appeler, car je l'aimais beaucoup -, il avait toujours cette même façon très protectrice de me parler, la même grande gentillesse. L'émotion que j'éprouvais à mes débuts face à lui resurgissait intacte. Et moi, je redevenais une toute jeune fille devant lui. Je me souviens de sa grande spontanéité, de son énergie. Il était d'une grande précision dans le travail. Pour moi, le tournage de La Gifle fut une époque un peu bénie. Grâce à Claude, j'ai appris mon métier d'actrice. Je trouve qu'il a fait un parcours cinématographique très original. Mais La Gifle et La Boum restent des films marquants, à part. Ils sont intergénérationnels. Avec eux, Claude Pinoteau a inventé quelque chose."

Avant d'être une révélation pour le public français, Isabelle Adjani avait été une révélation pour Claude Pinoteau. Un véritable "coup de foudre" qu'il évoquait dans ses mémoires intitulés Merci, la vie !, comme l'a relevé le JDD : "Le soir du 23 mai 1973, devant notre télévision, Jean-Loup Dabadie et moi regardions L'Ecole des femmes [mise en scène de Jean-Paul Roussillon à la Comédie-Française, NDLR]. Agnès était incarnée par une jeune fille de 18 ans. On se téléphona aussitôt, déclarant notre coup de foudre mutuel pour cette jeune inconnue. C'était Isabelle Adjani."

Coup de foudre pour Isabelle Adjani, coup de foudre pour Sophie Marceau : coup de foudre aussi pour le public

Six ans plus tard, Claude Pinoteau récidivait dans le rôle du "père de cinéma" en mettant à jour un nouveau talent candide, une future étoile et ambassadrice du cinéma national : Sophie Marceau, alias Vic dans La Boum, film de toute une génération et même au-delà. D'ailleurs, la réalisatrice Danièle Thompson, qui a été la scénariste de quatre films de Claude Pinoteau dont La Boum, révèle que tous deux s'étaient "vus plusieurs fois récemment, jusqu'à cet été", pour mettre sur pied un projet de comédie musicale de La Boum, "qui devrait voir le jour en 2014" : "Claude était très heureux et très impliqué. D'où ma stupeur d'apprendre qu'il était très malade. Il l'a caché, il n'a pas voulu en parler à qui que ce soit en dehors de son cercle familial."

La fille de Gérard Oury se souvient également du casting de Sophie Marceau, qu'on a pu voir très affectée sur le plateau du JT de TF1 samedi soir, pour La Boum : Je me souviens très bien des deux scènes d'essai de Sophie Marceau et de ma réaction face à Claude : "On l'a trouvée !" Je suis d'autant plus sensible à La Boum que c'était l'histoire de ma fille, Caroline. Tous les jours, en rentrant du lycée, elle venait en consultation du scénario."

Les obsèques de Claude Pinoteau, qui était père de trois enfants issus de deux mariages, seront célébrées jeudi 11 octobre au cimetière Saint-Pierre de Montmartre. Le cinéaste, unanimement apprécié pour sa bienveillance, avait veillé à consigner lui-même une épitaphe, en conclusion de ses mémoires : "Le jour où la vie s'arrêtera, le jour des grandes vacances comme dit l'abbé Pierre, je n'aurai que reconnaissance pour elle."

G.J.

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