En pleine tournée promotionnelle pour la deuxième saison de la série Face à Face, dans laquelle elle incarne Agnès Tancelin, la mère de Vanessa (Constance Gay), Marianne James a eu l’occasion d’évoquer sa propre mère, Jacqueline Gandolfi.
C’est ce samedi 10 janvier 2026, sur le plateau de C à Vous sur France 5, que Mohamed Bouhafsi a souhaité l’interroger à son propos.
"Elle a beaucoup donné. Pas de mimis, pas de la tendresse", a confié Marianne James, ajoutant avoir bien parlé à sa mère durant ses dernières années. "Comme dit ma sœur Pascale, elle nous a dressées plutôt qu’élevées, mais elle a élevé sa famille, son mari, ses enfants", a-t-elle avoué, révélant au passage penser devoir sa carrière à sa mère.
"Je pense que si je fais ce métier, c’est grâce à elle parce que, toutes les fois où j’ai décroché, elle m’a attrapée comme une maman chat par la culotte et allez, on te remet dans un train". Marianne James a confié qu’au bout de huit ans à Paris dans l'espoir de se faire connaître, elle avait voulu abandonner, mais que sa mère voulait absolument qu’elle fasse dix ans avant d’arrêter. "Elle a eu raison", a dit celle qui a connu un succès fou avec son personnage de Maria Ulrika Von Glott, une cantatrice allemande dans son spectacle L'Ultima Récital, et a pu vivre par la suite l’incroyable carrière qu’on lui connaît aujourd’hui.
Chaque fois qu’elle a été découragée, sa mère était là pour la remettre sur le droit chemin et la pousser à continuer. "Pas tendre cette femme, mais alors quel général d’armée. Un vrai Vésuve", a poursuivi l’auteure-compositrice-interprète et figure phare de La France à un incroyable talent.
Entourée de femmes de poigne, Marianne James ne pouvait concevoir qu’elles fassent partie de ce que l’on appelait le "sexe faible". Cette idée était si inenvisageable que, lorsqu'elle était enfant, elle affirme qu’elle prenait sa douche avec beaucoup de précaution, ne comprenant pas l’image derrière l’expression et prenant alors celle-ci au premier degré. "Comment est-ce que je pouvais imaginer que le sexe faible, c’était les femmes quand j’ai vu Jeanne, ma grand-mère, Jacqueline, ma mère, ma sœur Pascale et toutes les autres femmes autour de nous ?", s’est-elle interrogée. "La vérité est qu’il n’y a pas de sexe faible ou de sexe fort. Chez les hommes, il y a des gens plus fragiles, chez les femmes, il y en a des plus fragiles. Mais dans l’ensemble, je trouve qu’une femme est un véritable porte-avions".
Être une femme de caractère semble donc être un bel héritage familial pour Marianne James, qui confesse, durant ce même entretien, avoir "pris la liberté" de ne pas avoir d’enfant, préférant alors s’écouter sans se soucier du qu’en-dira-t-on.
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