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Renaud: "Même pas peur" place de la République, debout à la mémoire des victimes

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Renaud s'est joint à Christophe Alévêque et à des centaines d'anonymes place de la République à Paris le 7 janvier 2016 pour rendre hommage aux victimes des attentats terroristes, un an jour pour jour après l'attaque de Charlie Hebdo.
Le chanteur, comme des centaines de personnes, a répondu à l'appel de l'humoriste Christophe Alévêque à se rassembler au pied de Marianne en hommage aux victimes des attentats.

"Même pas peur", ce pourrait être le titre d'une chanson de Renaud. On l'imagine volontiers goguenarde, effrontée et insoumise, on l'entend d'ici gicler de la bouche de l'artiste comme d'un lance-pierres anti-connerie humaine - d'autant que l'intéressé, revenu du diable-vauvert, dit avoir "retrouvé sa voix des grands jours, à savoir la voix de Marchand de cailloux", justement. Ce jeudi 7 janvier 2016, c'était seulement - et c'était tellement... - son cri de ralliement, son cri de guerre et de solidarité, son cri de paix et d'insurrection positive, qu'il partageait place de la République à Paris avec des centaines de personnes et l'humoriste Christophe Alévêque, à l'origine du rassemblement.

Un an jour pour jour après l'attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo et arraché à la France quelques hérauts de la liberté d'expression, Christophe Alévêque, lui-même représentant notoire d'une audace toute française, avait donné rendez-vous à tous ceux qui le souhaitaient en ce lieu devenu plus symbolique que jamais : depuis les attaques terroristes perpétrées le 13 novembre au Bataclan et dans les 10e et 11e arrondissements parisiens, la Statue de la République, qui avait accueilli au cours des jours suivant la détresse et l'union nationales, brandit inexpugnablement son rameau d'olivier tandis que fleurs, bougies et autres témoignages de chagrin se renouvellent continuellement et spontanément autour de son socle, formant une barrière contre la terreur, une ceinture d'espoir.

Des sourires, quand même ; de l'émotion, surtout...

"Merci, a commencé Alévêque, malgré l'ambiance et l'agression de ce matin dans un commissariat [une attaque terroriste devant un commissariat du 18e arrondissement, NDLR] d'être ici. Merci à la police, c'est pas qu'on a peur, mais on est plus rassurés quand ils sont là. Merci aussi à Renaud d'être avec nous. Dimanche, c'est Johnny, jeudi, c'est Renaud, voilà." Nous sommes ici pour rendre hommage aux victimes, à toutes les victimes, a-t-il insisté.

Apostrophant le gouvernement pour lui proposer "que cette année 2015 de merde soit déclarée illégale et hors-la-loi" et insistant sur sa volonté de "rendre hommage à TOUTES les victimes", l'humoriste de 52 ans qui "dit tout" a harangué ceux qui avaient répondu à l'appel : "Nous sommes ici pour célébrer la vie, la liberté, l'égalité et la fraternité, pour ne pas céder à la terreur et pour dire haut et fort que nous sommes toujours debout", a-t-il lancé, avant une minute de silence. Puis, au pied de la Marianne de bronze et devant la banderole flanquée des mots "Même pas peur" qui venait d'être installée, le petit groupe à l'origine du rassemblement a entonné "Que Marianne était jolie". Décédé samedi dernier, Michel Delpech, qui aimait tant que ses chansons soient partagées, a dû sourire, de là où il est...

Véritable revenant de la chanson française, Renaud, qu'on a pu croire perdu, était bien là, de même qu'il avait été là en 1992 pour contribuer à la renaissance de Charlie Hebdo, et s'est également exprimé, bien qu'il ne soit pas, comme il l'a souligné en préambule, "un homme de discours" : "Je suis plutôt un homme d'émotion, de sincérité. Je voulais juste vous remercier d'être venus et de rendre hommage à mes amis Tignous, Cabu, Wolinski, Charb et à toutes les victimes du terrorisme, à Paris, en Afrique... Ce qui s'est passé il y a un an à Charlie Hebdo est une cicatrice indélébile dans mon coeur. Je viendrai ici tous les 7 janvier. Même pas peur, même pas peur, tatatam."

Quelques heures plus tôt, via sa page Facebook, le chanteur, endeuillé par la disparition injuste de ses amis Wolinski et Cabu, avait annoncé sa participation au rassemblement organisé place de la République, où Johnny Hallyday viendra dimanche interpréter, lors des commémorations nationales en hommage aux victimes, sa nouvelle chanson Un dimanche de janvier (paroles de Jeanne Cherhal sur une musique signée Yodelice), inspirée par le rassemblement citoyen spontané d'il y a un an. Renaud, lui aussi , dévoilera bientôt une chanson intitulée Hypercacher, sur un album attendu au mois de mars qu'il n'hésite pas à promettre "magnifique" et dont il dit qu'il "va faire du bruit". En attendant, c'est lui qui faisait du bruit, jeudi, martelant "même pas peur" au micro, le visage grave et marqué mais le regard acéré et la voix déterminée, sortant de son petit cuir et de son éternel bandana noué au cou.

"Un nouvel homme, un phoenix qui renaît de ses cendres", comme il le confiait le même jour dans un entretien édifiant accordé à Europe 1, quelques heures après avoir fait souffler le vent du changement sur sa page Facebook en annonçant qu'il était sobre, avait fini son disque et prévoyait un retour sur scène au printemps, après de longues années d'absence.

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