La rentrée des classes a sonné et tous les écoliers ont repris leur rythme. La scolarité des enfants d'aujourd'hui va de pair avec de nombreux outils technologiques qui causent parfois bien des soucis à leurs parents, à commencer par... le smartphone. Etre une star de la télévision n'épargne pas Faustine Bollaert qui affronte ce défi comme tous : quand faut-il qu'un enfant possède un téléphone portable ? Cependant, la situation de la présentatrice de Ça commence aujourd'hui reste assez rare.
En effet, contrairement à beaucoup de jeunes gens, Abbie, fille aînée de Faustine Bollaert et de l'écrivain Maxime Chattam âgée de 13 ans, ne souhaite pas de téléphone portable. Sa justification, donnée par sa mère au micro du média Lou, témoigne de sa maturité. Car si la vedette du petit écran partage souvent des anecdotes amusantes sur ses deux enfants - elle a également un fils, Peter, âgé de 11 ans, elle n'en est pas moins vigilante dans sa parentalité.
"Je trouve que téléphone = embrouille. Je fais des émissions tous les jours sur le harcèlement scolaire, sur les groupes Whatsapp et la pression qui va avec. Et vous voulez que je vous dise un truc : ma fille ne veut pas de téléphone. Elle me dit qu'elle n'en a pas besoin, qu'elle sent bien que c'est hyper toxique", déclare l'animatrice de 47 ans.
Qu'on se rassure, la jeune Abbie n'est pas coupée du monde, sa maman prend soin qu'elle ait accès aux plateformes qui l'intéressent, mais dans un cadre surveillé. "Mais c'est à la maison, dans le salon. Je lui ai autorisé à créer un groupe qu'avec des gens qu'elle connaissait, s'ils ont envie de s'envoyer leurs photos de vacances, leur gif, c'est dans un cadre fermé", précise-t-elle en indiquant bien qu'il ne s'agit pas de WhatsApp, mais de SMS "à l'ancienne".
Un sujet abordé avec le sourire mais Faustine Bollaert sait pertinemment à quel point il peut être grave. Selon le site Sante.gouv, "un jeune sur deux passe entre 2 à 5h par jour sur son smartphone selon le baromètre du numérique (Credoc). De nombreux travaux scientifiques alertent sur l’impact des écrans et, plus particulièrement sur les risques sanitaires induits par l’usage excessif des réseaux sociaux chez les enfants et adolescents".
Une experte pointe d'ailleurs le fait que les jeunes filles comme Abbie sont dans le viseur. "On note aussi que les filles sont plus impactées que les garçons, déjà parce qu’elles ont un usage accru des réseaux sociaux. Elles vont davantage sur les réseaux sociaux qualifiés comme « hautement visuels », c’est-à-dire centrés sur le partage d’images et la mise en scène de soi. Elles sont davantage cyberharcelées que les garçons et subissent plus de pressions sociales liées aux stéréotypes de genre", d'après Olivia Roth-Delgado; coordinatrice de l’expertise sur l’usage des réseaux sociaux et la santé des adolescents à l’Anses.
La vigilance de Faustine Bollaert se comprend parfaitement. Cette année, une mesure importante a été prise. L’utilisation d’un téléphone portable par les élèves est interdite dans l'ensemble des écoles, collèges et lycées et pendant toute activité liée à l’enseignement qui se déroule à l’extérieur de leur enceinte. En 2026-2027, on raccroche son combiné !