Sophie Davant partage sa vie entre son appartement parisien, à la décoration d'inspiration africaine, son refuge normand de Villerville, un village qu'elle décrit comme "coupé du monde", et le Cap-Ferret, où elle passe ses vacances depuis toujours. Très attachée au bassin d'Arcachon, elle y a grandi et conserve un lien fort avec cette région. "J’ai passé mon enfance à Arcachon. Je suis d’ailleurs devant l’Institut de biologie marine où mon père travaillait. Il était professeur de biologie et emmenait les étudiants sur le banc d’Arguin où il a constaté qu’il y avait des sternes qui nidifiaient. Il l’a fait classer en réserve naturelle. Je suis une enfant du pays, j’aime y revenir régulièrement", a-t-elle confié dans un entretien accordé au Parisien, publié ce vendredi 24 juillet.
Mais si l'ancienne animatrice d'Affaire conclue s'est exprimée, c'est surtout parce qu'elle vient de vivre une nuit très angoissante. Avec William Leymergie, elle a été contrainte d'évacuer la presqu'île au milieu de la nuit. "On a évacué avec William. On était sur la presqu’île et on a dû évacuer à 4h30 cette nuit. On a eu un ordre de la préfecture demandant à tous les habitants de la presqu’île de la quitter. Donc on est partis. On a mis 2h45 en voiture pour faire dix kilomètres parce que tous les gens ont reçu le même ordre au même moment", a-t-elle raconté.
La veille encore, Sophie Davant avait bien aperçu quelques fumées au loin, sans imaginer que la situation allait s'aggraver aussi rapidement. "On se demandait ce qui brûlait, sans avoir conscience que c’était un incendie qui s’embrasait. Il y avait juste quelques fumées. Puis, hier, le ciel était tout gris au Cap-Ferret. On ne voyait plus le soleil. Là, le feu s’était vraiment propagé", a-t-elle expliqué.
Au moment de quitter les lieux, l'animatrice a découvert un paysage impressionnant, marqué par la fumée et l'omniprésence des secours. "Pour sortir de la presqu’île, on est passés par Arès. Il y a des pompiers partout le long de la route et on traverse une zone vraiment grise, avec des fumées irrespirables. Le front n’est pas loin." Elle a également précisé pourquoi elle avait choisi de partir en voiture plutôt qu'en bateau : "Les évacuations possibles par bateau, c’est quand même plus compliqué. Il y a les voitures, les affaires. Donc, nous, on a préféré la route. Mais le feu a l’air de s’étendre. Au moindre changement de direction du vent, il est incontrôlable. Comme le vent, en ce moment, a tendance à se lever l’après-midi, c’est compliqué pour les pompiers."
Réfugiée chez un ami à Arcachon, Sophie Davant observe désormais l'évolution de l'incendie à distance. Si elle sait que d'autres habitants sont encore plus durement touchés, elle ne cache pas son émotion face aux paysages menacés. "Quand on voit toutes ces belles maisons qui risquent de s’embraser, c’est vrai que ça fait mal au cœur. Et cette forêt de pins… C’est toute mon enfance qui vole en fumée. Ça me fait de la peine", a-t-elle confié, avant d'ajouter : "C’est terrible pour la nature, la forêt, les espèces animales, pour tout l’écosystème local." Comme tous les habitants de la région, elle espère désormais que les pompiers parviendront à maîtriser rapidement les flammes.
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