Julien Doré, aujourd'hui âgé de 43 ans, est toujours en pleine tournée en France pour son album de reprises intitulé Imposteur, qu'il défendra également dans l'année en Amérique. Malgré son emploi du temps chargé, le chanteur a tout de même pris le temps de participer à l'émission Small Talk de Konbini, diffusée sur Youtube.
L'occasion pour lui d'évoquer le milieu du show business qu'il fréquente depuis sa victoire à la Nouvelle Star en 2007 et au sein duquel il se veut quelque peu différent des autres. En effet, Julien Doré tient à garder les pieds sur terre et surtout à dissocier sa vie d'artiste et sa vie privée. "C'est fou comme il y a des gens connus qui ont toujours ce besoin d'amour ou de reconnaissance tout le temps, même dans leur vie privée et intime, ils ont besoin d'exister tout le temps et partout. Moi, ma balance elle est constante, c'est-à-dire que je sur-existe sur scène et quand je descends de scène, je tiens à disparaître, je veux sous-exister. Mais en même temps j'existe pleinement intimement, en tant que papa, en tant que mari, j'existe pleinement autrement", déclare-t-il.
Car le chanteur a pu le constater au fil de sa carrière, être constamment en demande d'attention n'est tout simplement pas sain. Et d'ailleurs, il a beaucoup de mal avec ses compères qui font tout pour se mettre en avant. "C'est souvent ce quelque chose un peu fou fou qui écrase les autres. J'ai aussi remarqué que les gens qui se comportaient comme ça - comédiens, chanteurs - n'avaient pas de problème, souvent au nom de l'humour, lors d'un dîner ou un déjeuner entre tous ces êtres connus, à écraser les autres et ça c'est un truc qui est totalement impossible pour moi. Je suis incapable d'atteindre quelque chose en écrasant quelqu'un qui me ressemble dans le sens qui a la même passion que moi. Ca me dégoûte", a-t-il lâché.
Et d'ajouter : "Ca ne peut pas avoir le goût de la récompense. C'est pour ça aussi que la notion de compétition, que ce soit à l'école ou dans la musique - les ventes de disques, être le meilleur de l'année - ça me dégoûte. Je ne peux pas croire que la notion de victoire ou de récompense puisse avoir un goût satisfaisant pour celui qu'il la reçoit à partir du moment où elle est teintée d'un désespoir voisin".
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