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Victoires 2016 : Palmarès et moments forts, de Louane à Johnny...

Johnny Hallyday reçoit la Victoire de l'album de chansons de l'année au côté de Yodelice (Maxim Nucci) qui a produit l'album "De l'amour" - Victoires de la musique au Zénith de Paris, le 12 février 2016.
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Johnny Hallyday reçoit la Victoire de l'album de chansons de l'année au côté de Yodelice (Maxim Nucci) qui a produit l'album "De l'amour" - Victoires de la musique au Zénith de Paris, le 12 février 2016.
Le triomphe de Louane, l'univers de Christine, l'émotion bouleversante de William Sheller, et l'arrivée in extremis de Johnny : c'était la 31e cérémonie des Victoires de la Musique...

De l'amour au début, avec un émouvant hommage seul en scène de Vianney au regretté Michel Delpech, de l'amour au milieu, avec un brelan de dames à en tirer des larmes à William Sheller, et de l'amour à la fin, avec l'arrivée providentielle de Johnny Hallyday : la 31e cérémonie des Victoires de la Musique, animée vendredi soir (12 février 2016) par le tandem Virginie Guilhaume - Bruno Guillon en direct au Zénith de Paris, a joué la carte des ondes positives. Après les événements sombres, la musique francophone a rassemblé et les émotions se sont enchaînées. Palmarès et compte-rendu de la soirée...

Palmarès des Victoires de la Musique 2016 :

Artiste masculin de l'année
Vianney

Artiste féminine de l'année
Yael Naim

Album révélation de l'année
Chambre 12, de Louane

Révélation scène de l'année
Hyphen Hyphen

Album de chansons de l'année
De l'amour, de Johnny Hallyday

Album rock de l'année
Mandarine, des Innocents

Album de musique urbaine de l'année
Feu, de Nekfeu

Album de musiques du monde de l'année
Homeland, d'Hindi Zahra

Album de musiques électroniques ou dance de l'année
The Wanderings of the Avener, de The Avener

La chanson originale de l'année
Sapés comme jamais, de Maître Gims (auteur et compositeur : Maître Gims, Niska)

Le spectacle musical/concert de l'année
Christine and the Queens pour sa tour­née des Zéniths

Le vidéo-clip de l'année
Christine, de Christine and the Queens

Victoire d'honneur
William Sheller

Ex abrupto, c'est le jeune Vianney, auréolé de ses nombreux prix glanés au cours des derniers mois, qui s'est d'abord présenté sur la scène du Zénith, flanquée en fond d'un mur de blocs digitaux et devant laquelle un catwalk ceignait la fosse occupée par les 30 musiciens du grand orchestre. Un théâtre idéal pour les créations sur mesure des dizaines d'artistes au programme. Fidèle à son style dépouillé, l'auteur-compositeur-interprète de 25 ans entonne une version réarrangée de Quand j'étais chanteur, succès du défunt Michel Delpech, d'abord avec tendresse, tandis qu'une lumière rosée nappe comme une caresse l'orchestre en contrebas, puis plus rock. De l'émotion et de la sensation, le ton est donné.

Chaque artiste a imaginé sa propre mise en scène, souligne Bruno Guillon lors de sa première intervention (en mode éco : le même costume que l'an dernier et les chaussures de Nagui) au côté de la souriante Virginie Guilhaume. Première démonstration avec Louane. Doublement nominée et créditée de l'album le plus vendu en France en 2015 avec Chambre 12, l'héroïne césarisée du film La Famille Bélier émerge, impérieuse, d'un brouillard électrique pour interpréter une version ténébreuse et vampirique de son succès Avenir, en lice dans la catégorie de la Chanson de l'année.

Vianney, Quand j'étais chanteur aux Victoires de la Musique 2016
Louane, Avenir lors des Victoires de la Musique 2016

La grand-messe de la scène musicale française et francophone s'offre ensuite un détour du côté des Années américaines de Véronique Sanson, et le mur d'éléments se tapisse d'une vue aérienne nocturne de Los Angeles, scintillante, tandis qu'elle interprète, fabuleuse comme toujours son Etrange Comédie, issue de l'album Vancouver (1976).

Les Innocents sont ensuite appelés pour recevoir le premier trophée de la soirée : la Victoire de l'album rock de l'année, pour Mandarine, fruit de leur reformation paru en 2015. L'inimitable J. P. Nataf ironise sur cette "imposture" (leur album n'est guère "rock") qui leur permet de revenir aux Victoires 20 ans après, et note que le nouveau trophée, un V en cristal, est plus facile à partager en deux que l'ancien...

Maître Gim's investit ensuite la scène en compagnie de 50 sapeurs congolais qui occupent tout l'avant-scène pour interpréter Sapés comme jamais. S'ensuit une (trop) longue interview "look" de la maîtresse de cérémonie. Puis, après une performance de Zaz, le DJ niçois The Avener vient récupérer la Victoire de l'Album de musiques électroniques ou dance de l'année, sans oublier au passage de remercier sa maman. Bon garçon. Nekfeu électrise ensuite la foule avec On verra, dans une mise en scène noctambule et très LED dans laquelle déboulent ses sbires en bécanes : "Ouaich le Zénith, là ! Rien à foutre de rien !" Bruno Guillon essaye ensuite de parler un peu littérature avec le rappeur de 1995, et du fait qu'il est en compétition dans la même catégorie que son idole Booba : "Ben ça fait peur. Non, ça fait plaisir." Tant mieux, d'autant que c'est bien lui, Nekfeu, qui sera couronné quelques minutes après pour son album Feu. Il se signalera d'ailleurs par son grand coeur en plaçant "un gros big up à l'association SOS Méditerranée qui sauve les réfugiés (...) et à la Fondation Abbé Pierre" : "C'est pas à moi de vous dire ça, je suis personne", s'excusera-t-il presque en conclusion.

Si elles sont la célébration de la musique francophone, les Victoires 2016 ne voulaient pas faire l'économie d'un hommage à David Bowie, dont l'influence n'a pas connu de frontières. Son art était galactique, et un court medley mêlant performances et interviews lui rend hommage.

A propos de medley, celui qui suit vaut le détour : la famille Chedid, forte d'une tournée triomphale conclue à l'Opéra Garnier, ajoute une date à l'occasion des Victoires. Anna (alias Nash) dicte le groove sensuel d'Ame mélodique, Joseph entonne Guérir, et Louis emballe le tout avec le rôle du Machistador une fois que Matthieu lui a emprunté son T'as beau pas être beau pour chauffer la salle : "Une famille sur scène, c'est pas souvent. Levez-vous s'il vous plaît, mettez de l'ambiance, donnez nous de la chaleur", harangue-t-il. "On est dans un monde où on a besoin de vrai. Ça peut paraît con quand on parle d'amour parce que ça peut paraître niais, mais on a envoyé des bonnes vibrations", confie-t-il quelques instants après, se remémorant avec tendresse les "belles émotions" de la Victoire de la Musique décrochée en 2005 par sa discrète soeur Emilie.

La famille Chedid lors des Victoires de la Musique 2016
Jain, Come, aux Victoires de la Musique 2016


Dans un tout autre registre, l'envoûtante Jain, protégée de Yodelice qui pose en shiva sur la pochette de son album Zanaka, impose sa présence folle en interprétant Come, son titre accompagné d'un clip visuellement vertigineux. Au son intense des rythmes africains et de l'orchestration emphatique à la Woodkid, son numéro du soir est bluffant...

"Fier" de participer aux Victoires, Kendji Girac, annoncé par un Bruno Guillon imitant Nikos Aliagas (animateur de The Voice, qui a révélé l'artiste), instille une langoureuse fièvre gitane en interprétant Les Yeux de la Mama tandis que le mur digital en arrière-scène se pare de photos de son enfance. Des photos tout droit sorties de l'album de la mama du petit Kendji devenu grand - et célèbre.

Virginie Guilhaume prend le relais de son binôme pour accueillir un "touche-à-tout qui touche tout le monde", William Sheller, auquel une Victoire d'honneur couronnant ses 40 ans de carrière est promise. Avant que de monter sur scène, c'est un homme heureux, visiblement, et ému, extraordinairement, qui, assis au premier rang, contemple la fraîche Louane - elle lui chante les yeux dans les yeux Dans un vieux rock n' roll -, vibre au rythme d'une Jeanne Cherhal de feu - au piano pour Fier et fou de vous -, et, enfin, boit du regard l'électrique Véronique Sanson lancée dans Oh! J'cours tout seul. Au point de se prendre les pieds dans le tapis des paroles - "pardon, William", lâchera-t-elle avec son élégance coutumière, ajoutant encore au bonheur de l'intéressé. "Merci, je vous aime", dira-t-il avec émotion en les rejoignant, s'installant au piano pour jouer Un homme heureux ; un très grand moment d'émotion, les yeux luisants de Louane en témoignent.

William Sheller avec Louane Emera, Véronique Sanson et Jeanne Cherhal aux Victoires de la Musique 2016

C'est le moment que choisit la fascinante Jeanne Added pour tirer les feux d'artifice de Look at Them, extrait de son premier album Be Sensational, faisant du Zénith une cathédrale à l'air chargé d'une voluptueuse vapeur nocturne. Vianney chante ensuite qu'On est bien comme ça, et les vagues de décibels, du piano pianissimo au forte fortissimo, miment le ressac des sentiments et de la mélodie... D'une révélation à l'autre, Louane revient pour rafler la Victoire de l'Album révélation de l'année pour Chambre 12. Très émue, elle multiplie les remerciements et adresse une pensée à sa famille : "Peu importe où ils sont, je sais qu'ils pensent à moi..."

Après les ondes cool des Fréro Delavega - surgis du public ! - et le chaloupé Ton Visage ("Vive la France, vive l'éclectisme. Ceux qui ne sont pas là, on leur fait plein de bisous", dira un Flo exalté au micro de Virginie Guilhaume à l'issue de la performance), Yael Naim impressionne avec la profondeur de Dream in my head ; dans la foulée, elle s'adjuge sa deuxième Victoire de l'artiste féminine de l'année après celle de 2011, et sa troisième en incluant celle de 2008 dans la catégorie Musiques du monde. Cette année, c'est Hindi Zahra et son album Homeland qui s'y distinguent ("J'ai mis tellement d'amour dans cet album", dira-t-elle en adressant ses pensées à sa famille au Maroc).

La folie d'Hyphen Hyphen s'empare ensuite du Zénith, avec le turbulent Just need your love et la non moins turbulente chanteuse Santa, qui, à la fin du morceau, se saisira d'un marqueur noir pour affubler Bruno Guillon des mêmes peintures de guerre que son groupe. Et ce n'est qu'un préambule : plus tard dans la soirée, les Niçois et leur frontwoman déjantée reviendront sur le plateau avec leurs équipes pour prendre possession de la Victoire de la Musique de la révélation scène de l'année. Une consécration que Santa célèbre en se roulant par terre et en rugissant à n'en plus finir. Ça fait plaisir ! Vivement les festivals...

Dans un autre style de gesticulation, plus maîtrisée, Christine and the Queens, double lauréate en 2015, en impose avec sa performance, captivante comme toujours, sur Intranquillité. A peine l'image de ses mouvements nets et en contraste se dissipe-t-elle qu'Héloïse Letissier, alias Christine, obtient la Victoire du Clip de l'année pour... Christine. Quelques minutes plus tard, elle reviendra glaner celle du Spectacle de l'année et tentera de boucler son discours de remerciements avant de se mettre à pleurer !

On a ensuite l'occasion d'apprécier en live toute la profondeur du captivant Dominique A, interprétant son vertigineux Au revoir mon amour. Au revoir la Victoire, aussi : après une vidéo In Memoriam, qui débute au son de L'Eau Vive du regretté Guy Béart, en hommage aux personnalités disparues l'année passée, c'est Vianney qui le prive de nouveaux lauriers d'Interprète masculin de l'année (Dominique A avait été couronné en 2013). A moins d'un quart d'heure de son 25e anniversaire (ce 13 février), le boy scout de la variété savoure ce beau cadeau en se remémorant l'époque où, enfant, il regardait les Victoires à la télé dans le canapé vert passé familial...

Et Johnny arriva

La soirée approche de son terme... Le temps de trois minutes et cinquante-huit secondes, celles que dure le suave et viril De l'amour, le public de la 31e cérémonie des Victoires de la Musique a bien cru qu'il devrait se passer de Johnny Hallyday et se contenter d'un "enregistrement de secours" mis en boîte deux jours plus tôt sur la scène du Zénith de Paris, lors des répétitions. En lice dans la catégorie de l'Album de chansons et dans celle de la Chanson originale de l'année, le Taulier a pourtant "fait tout ce qu'il a pu", annonce la maîtresse de cérémonie Virginie Guilhaume, pour rallier la capitale à temps à l'issue de son concert du soir à Périgueux, vendredi soir... Alors, on regarde la vidéo - un peu déçus, forcément. Mais, roi des arrivées spectaculaires et, en l'occurrence, du suspense, Johnny surgit : à la fin du magnéto, il est en loge ; quelques instants (et une performance du groupe Feu! Chatterton) plus tard, il est sur scène pour récupérer la Victoire de la Musique de l'Album de l'année. La dixième de sa carrière, sept ans après une Victoire d'honneur et deux ans après celle de la Chanson originale que lui avait value 20 ans, écrite par Miossec : "Je ne m'y attendais pas du tout. Je vous remercie infiniment, tous. Je suis très heureux et très fier, car je me suis vraiment investi dans cet album, certainement le plus intime de ma carrière. Ça me touche vraiment, beaucoup, merci", commence par déclarer le rockeur de 72 ans. Il adresse ensuite quelques mots à l'intention de Maxim Nucci, alias Yodelice, présent à ses côtés sur la scène du Zénith, "qui a composé toutes les chansons" de l'album De l'amour - "à part une parce que c'est moi qui l'ai faite", s'ingénie à souligner le Taulier, en référence au titre Des raisons d'espérer -, ainsi qu'à "tous les auteurs qui [lui] ont écrit toutes ces chansons magnifiques" (Christophe Miossec, Pierre-Dominnique Burgaud, Vincent Delerm, Aurélie Saada, Jeanne Cherhal et Pierre Jouishomme).

Sans oublier, bien entendu, son épouse Laeticia, "qui a dirigé toute l'image autour de cet album". Assise dans le public et euphorique au moment où son mari a été appelé pour recevoir son trophée, Mme Hallyday est particulièrement émue... Le mot de la fin revient à Maxim Nucci, avec qui le rockeur partage sa Victoire, et ç'aurait été dommage que ce ne soit pas le cas : "Par-dessus tout, j'aimerais te remercier d'avoir cru en moi et te dire à quel point je t'aime", ose avec effusion le musicien, s'adressant à Johnny, dont il a rejoint le cercle intime il y a cinq ans. "Là, je sais que t'es mal à l'aise et que t'as envie de me filer une baigne", poursuit-il avec humour, avant de saluer sa sincérité et son "élégance de coeur et d'esprit" : "Tous les musiciens qui ont collaboré avec Johnny savent de quoi je parle. Merci, Johnny."

Après Feu! Chatterton et Les Innocents, dont les prestations ont précédé l'arrivée de Johnny, puis Hindi Zahra, qui a suivi, l'heure est venue de dévoiler la Chanson originale de l'année. Décidé par le public (près de 90 000 suffrages), le verdict est... original : Maître Gims et ses sapeurs sachant se saper l'emportent.

GJ

Maître Gims, Sapés comme jamais lors des Victoires de la Musique 2016
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