Quand l'amour ne parle pas la même langue, il faut parfois réinventer la sienne. C'est en substance ce qu'a confié Angèle mardi 26 mai, dans une vidéo du compte Instagram A View, from a bridge. Ce projet, lancé par l'artiste britannique Joe Bloom, invite des personnalités et des anonymes à décrocher un téléphone depuis un pont et à se livrer. La chanteuse belge de 30 ans a choisi de parler de la barrière de la langue dans une relation amoureuse. Car oui, Angèle est en couple. Et sa moitié ne parle pas un mot de français.
Depuis quelque temps, l'auteure-compositrice-interprète multiplie les apparitions dans les médias anglophones. Logique, pour celle qui avait partagé la scène de la clôture des JO de Paris 2024 avec Phoenix et Kavinsky, ou collaboré avec Dua Lipa sur le titre Fever. Sa carrière dépasse largement les frontières francophones.
Perchée au-dessus du Regent's Canal, à Londres, Angèle a confié : "Le français est ma langue maternelle, mais j'ai rencontré cette personne qui ne parle pas du tout français." Et la sœur de Roméo Elvis d'ajouter : "Ça a été un défi de réussir à tisser un lien avec quelqu'un en anglais, en particulier dans le cadre d'une relation amoureuse et intime."
L'ex-compagne de Marie Papillon, dont la relation a pris fin en 2022, n'avait officialisé aucune relation depuis, jusqu'à ce mardi 26 mai. De nouveau en couple, celle qui se définit comme pansexuelle a confié : "Il y a toujours un défi dans une relation lorsque votre langue maternelle n'est pas la même. Au début, c'est assez déstabilisant parce qu'on se demande : 'Est-ce que la personne en face de moi est capable de savoir qui je suis vraiment, profondément ?'" Mais la peur a laissé place à quelque chose de plus fort. "C'est aussi tellement beau, parce que cela m'a fait réaliser à quel point j'aime créer un monde avec cette personne, un monde où je peux apporter un peu de mes mots, de mes expressions, de mes phrases préférées. Et on peut mélanger tout ça."
Angèle a aussi évoqué les moments de flottement. "J'ai l'impression qu'il y a un déséquilibre : je ne peux pas argumenter dans la langue à laquelle je suis émotionnellement connectée. Parfois, je m'emmêle les pinceaux." Avant de conclure : "Mais j'ai l'impression que, la plupart du temps, on parle définitivement la langue de l'amour." L'identité de cet heureux élu, ou heureuse élue, reste donc inconnue. Ce qu'on sait en revanche : il ou elle n'est probablement pas français(e).
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