La nouvelle collection Palaces de France 2026 vient d'être officiellement dévoilée par Atout France, marquant un tournant historique dans le paysage hôtelier ultra luxe. Pour la première fois depuis 2010, des établissements perdent leur statut, à l'image du Park Hyatt Paris Vendôme et du Mandarin Oriental Paris. A l'inverse, six nouveaux entrants rejoignent ce club exclusif, dont le Bulgari Hôtel et le Cheval Blanc. Parmi eux également, le célèbre Fouquet’s Paris décroche enfin ce graal tant convoité. Mais comment cet hôtel mythique a-t-il réussi à se hisser au sommet absolu de l'hôtellerie française ?
Obtenir la prestigieuse distinction Palace exige une rigueur absolue et un engagement de chaque instant. Ce label gouvernemental, qui n'est désormais attribué que pour une durée limitée à trois ans, prouve que l'excellence hôtelière doit être constamment maintenue sans jamais s'endormir sur ses lauriers. Pour y prétendre, les établissements doivent valider un cahier des charges drastique regroupant 450 critères incontournables. Les services doivent être assurés en continu, incluant une conciergerie, un room service et un pressing fonctionnant 24 heures sur 24. La rigueur se niche jusque dans les détails les plus infimes. Coralie Malazdra, directrice marketing et communication, détaille la sévérité du processus auprès du Parisien : "Un nombre de collaborateurs est imposé - l’hôtel a aujourd’hui 15 à 20 % de personnel en plus -, le spa est obligatoire, la chambre doit au minimum faire 28 mètres carrés, sinon c’est éliminatoire." Et ce n'est pas tout. "Dans un palace, le nombre de cintres compte, leur qualité également, en bois, en soie, à pinces", ajoute de son côté Elisabeth Bardi de Fourtou, cheffe de projet en charge de la qualité.
Au cœur du Triangle d'Or, à l'angle de l'avenue George V et de l'avenue des Champs-Elysées, dans le VIIIe arrondissement de la capitale, le Fouquet's Paris propose une expérience exceptionnelle grâce à ses 101 chambres et suites luxueuses réparties sur sept bâtiments. Les tarifs pour une nuitée débutent aux alentours de 1400 euros. Pour un luxe absolu, la suite Art Court de 200 mètres carrés, avec sa terrasse moderne dominant les Champs-Élysées, s'affiche entre 15 000 et 18 000 euros. L'hôtel déploie des infrastructures haut de gamme, à l'image du spa Decorté rénové, qui intègre une vaste piscine de 15 mètres, une ice-room, un sauna et un hammam. La gastronomie n'est évidemment pas en reste avec la célèbre brasserie, le restaurant signature Joy, un tout nouveau rooftop et trois bars dédiés à la mixologie. L'établissement surprend également ses visiteurs avec l'installation inédite d'un terrain de pickleball dans l'une de ses cours intérieures. "Nous sommes le premier hôtel à Paris à le proposer", se félicite Julien Gardin, directeur général de l'établissement.
Inauguré en 2006, l'hôtel vient parachever l'histoire de la mythique brasserie née à l'aube du XXe siècle. Cette consécration résulte d'une profonde métamorphose entamée il y a plus de deux ans, symbolisée par la rénovation spectaculaire du lobby repensé comme un véritable lieu de vie dans un pur style Art déco. L'engagement quotidien de près de 350 collaborateurs est aujourd'hui récompensé à sa juste valeur. Julien Gardin souligne l'importance de ce jalon pour les équipes : "Nous sommes extrêmement fiers d’obtenir cette distinction Palace. C’est primordial pour nous et pour notre maison emblématique." Tout a été revu avec minutie, de l'augmentation du nombre d'oreillers - passant de quatre à six - au renouvellement total des parures de lit, jusqu'aux uniformes du personnel. L'établissement réalise ainsi un projet historique et profondément ancré dans son identité, comme le rappelle avec émotion Coralie Malazdra : "C’était le rêve de Diane Barrière, qui s’y rendait très régulièrement avec ses enfants, de faire du Fouquet’s un palace."
player2
player2
player2