On ne présente plus Catherine Deneuve, monument du cinéma français dévoilé au grand public grâce aux films Les Parapluies de Cherbourg (1964), Les Demoiselles de Rochefort (1967) ou encore Peau d’âne (1970). Si l’actrice de 81 ans est connue à travers le monde entier, elle vit avec une blessure qui ne se refermera peut-être jamais : le décès de sa soeur Françoise Dorléac à l’âge de 25 ans des suites d’un accident de voiture en 1967. Dans son livre Elle s’appelait Françoise paru en 1996 aux éditions Michel Lafon, elle s’était confiée sur la relation fusionnelle qu’elle entretenait avec elle. "Lorsque nous étions enfants, nous étions presque trop proches, donc nous nous disputions énormément", écrivait-elle, "On s’engueulait, on se battait même beaucoup. Je dirais qu’on était presque comme de fausses jumelles."
Ce samedi 2 mai 2026, Catherine Deneuve s’est prêtée au jeu des questions réponses face à des journalistes peu conventionnels dans l’émission Les Rencontres du Papotin. Parmi les nombreux intervenants non professionnels et atteints de troubles autistiques, l’un d’entre eux lui a posé une question des plus intimes. Après avoir rappelé que c’était une femme pudique, Otto l’a interrogé sur son douloureux passé : "Est-ce que vous vous êtes remis de la mort de votre soeur ?". Si la question l'a surprise, la comédienne française y a quand même répondu non sans émotion dans la voix. "Non pas vraiment", a-t-elle affirmé dans un premier temps avant que son interlocuteur ne la relance en lui demandant si "ça lui arrive de rêver d’elle". "Oui, ça m’arrive encore. C’est très loin, il y a très longtemps mais oui ça m’arrive encore", a-t-elle alors déclaré.
Avant son tragique accident, Françoise Dorléac était aussi actrice, et avait même joué avec sa soeur dans Les Demoiselles de Rochefort. Une information qui n’a pas échappé à Julien qui a demandé à son tour à Catherine : "Comment c’était de tourner Les Demoiselles de Rochefort avec votre soeur ?". Cette fois encore, la mère de Christian Vadim a répondu en toute franchise. "C’était formidable, c’était la première fois que je tournais vraiment avec elle", s’est-elle rappelé, "C’était en plus un film musical et elle dansait beaucoup (…) vraiment j’étais très heureuse de partager ces moments avec elle, à ce moment là puisque je l’ai perdue l’année d’après." Des mots simples et justes pour exprimer un souvenir beau et encore douloureux à la fois.
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