Stéphane Guillon
Stéphane Guillon
Acteur, Humoriste

Biographie

  • Naissance : 6 décembre 1963, Neuilly-sur-Seine
  • Signe astrologique : Sagittaire
  • Résidence : France
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Né le 6 décembre 1963 à Neuilly-sur-Seine, Stéphane Guillon grandit dans un milieu familial imprégné de culture. Son père, conseiller en gestion de patrimoine, et sa mère, galeriste spécialisée dans l’œuvre de Raoul Dufy, lui offrent un cadre propice à l’épanouissement artistique. Exclu de son lycée en classe de seconde, il poursuit sa scolarité dans un cours privé parisien avant de se tourner vers le théâtre. Il suit les enseignements de Raymond Gérard, Jean-Laurent Cochet et Vera Gregh, puis décroche en 1981 son premier rôle au cinéma sous la direction de Michel Gérard.

Vie privée
Relations et vie de famille

Stéphane Guillon a construit une vie familiale discrète, marquée par plusieurs unions. Au milieu des années 2000, il entame une relation avec Muriel Cousin, chroniqueuse télé et radio. Le couple se marie le 24 septembre 2011 à Ville-d’Avray et forme une famille recomposée, incluant trois enfants issus de leurs précédentes unions ainsi qu’une fille née en 2006. Leur séparation intervient en 2018, après plus d’une décennie de vie commune.

En 2019, il partage sa vie avec l’actrice belge Sophie Maréchal, jusqu’à leur séparation en 2023. Guillon reste discret sur sa vie sentimentale et n’a pas évoqué d’autres relations publiques depuis.

Controverses notables

Stéphane Guillon s’est souvent retrouvé au cœur de polémiques en raison de son humour acéré. En mai 2012, lors d’un spectacle à Bastia, il est accusé d’avoir déplacé un spectateur en fauteuil roulant, une accusation qu’il dément, affirmant avoir voulu améliorer son confort.

Ses chroniques, notamment dans 20 h 10 pétantes, ont également suscité des réactions vives. Des personnalités comme Vincent Delerm ou Agnès Soral ont exprimé leur mécontentement en direct, renforçant sa réputation d’humoriste impertinent.

La chronique sur Dominique Strauss-Kahn et ses répercussions

Le 17 février 2009, Guillon cible Dominique Strauss-Kahn dans une chronique sur France Inter, provoquant une réaction immédiate de l’intéressé. Cette intervention, devenue virale, relance le débat sur les limites de l’humour. Nicolas Sarkozy critique alors cette chronique, amplifiant la polémique autour de son style satirique.

Cet épisode marque un tournant dans sa carrière médiatique. Guillon participe ensuite à des débats sur les limites de l’humour, notamment sur France 2 et dans l’émission Arrêt sur images, où il dénonce les contraintes imposées à la satire radiophonique. Ces prises de position consolident son image de chroniqueur sans concession.

Carrière

Stéphane Guillon se fait connaître à la fin des années 1980, d’abord comme acteur avant de se tourner vers l’humour et la satire. Ses one-man-shows, marqués par un style corrosif, lui valent une reconnaissance progressive, tant à la radio qu’à la télévision. Son parcours est également jalonné de projets cinématographiques, notamment après son retour des États-Unis dans les années 1990.

Faits marquants de sa carrière

Stéphane Guillon débute comme humoriste en 1990 avec le spectacle C’est dur pour tout le monde !, qui lance une série de performances remarquées dans des petites salles parisiennes. Sa participation au festival Juste pour rire de Montréal lui vaut plusieurs prix, confirmant son talent. En 2002, il présente Petites horreurs entre amis au festival d’Avignon, où son humour incisif séduit le public.

Ses chroniques sur Canal+, d’abord dans Nulle part ailleurs puis dans 20 h 10 pétantes, révèlent son aptitude à manier la satire. En parallèle, il poursuit sa carrière sur scène avec Liberté (très) surveillée en 2010, un succès qui assoit sa popularité. En 2015, son spectacle Certifié conforme lui vaut une nomination aux Globes de Cristal dans la catégorie Meilleur One Man Show.

Guillon s’illustre également au cinéma. Il joue dans Comment j’ai tué mon père (2001) d’Anne Fontaine et Moi César, 10 ans ½, 1m39 (2003) de Richard Berry, démontrant sa polyvalence entre humour et rôles dramatiques.

À la télévision, il rejoint l’équipe de Salut les Terriens ! en 2006, où ses chroniques caustiques, diffusées sous la direction de Thierry Ardisson, lui valent une rémunération de 10 000 euros par semaine. Son style provocateur le conduit cependant à quitter l’émission en 2017. Depuis, il reste actif sur scène, avec des projets comme Premiers Adieux en 2018, tout en continuant à cultiver son humour incisif.

Autres projets télévisés

En parallèle de ses activités sur Canal+, Guillon collabore à plusieurs programmes télévisés. De 2003 à 2008, il est chroniqueur dans Le Fou du roi sur France Inter, une expérience qui lui permet de côtoyer de nombreuses personnalités et de renforcer son statut de satiriste incontournable.

Son association avec Stéphane Bern se poursuit à la télévision, notamment dans 20 h 10 pétantes entre 2003 et 2005. Ces apparitions régulières consolident sa réputation d’humoriste capable de marier impertinence et pertinence.

Autres activités

Stéphane Guillon est également un auteur prolifique. Il publie son premier livre en 2005, Jusque-là… tout allait bien !, suivi d’ouvrages comme On m’a demandé de vous calmer (2010) et On m’a demandé de vous virer (2011), qui reflètent son humour acerbe et son regard critique sur l’actualité.

En 2014, il compile ses chroniques hebdomadaires de Libération dans Tout est normal, publié au Cherche Midi. Ce livre offre une rétrospective humoristique et engagée de son travail. En 2024, il publie Fini de rire chez Albin Michel, confirmant sa constance dans l’écriture.

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