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Anne Sinclair/Nafissatou Diallo: deux femmes dans une folle tourmente... inégale !

Anne Sinclair/Nafissatou Diallo: deux femmes dans une folle tourmente... inégale !

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News publiée le Lundi 23 Mai 2011 à 16:04
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EXCLU Nafissatou Diallo arrive sous un drap blanc au commissariat de Harlem le 15 mai au soir pour une séance de "retapissage" au cour de laquelle elle a formellement identifié son agresseur présumé DSK. - Interdiction d'utiliser cette photo Dans cette photo : Dominique Strauss-Kahn

Le site atlantico.fr a annoncé dimanche soir que la police new-yorkaise aurait transmis aux autorités françaises (pourquoi aux autorités françaises ?) les résultats des tests ADN qui devraient être rendus publics dans les heures à venir. D'après les informations de ce site, des traces de sperme de Dominique Strauss-Kahn auraient été retrouvées sur les vêtements de la femme de chambre... Il faudra attendre la confirmation.

On vient d'apprendre par CNN que Dominique Strauss-Kahn avait envoyé dimanche soir un mail à ses collègues du FMI pour leur dire "sa profonde tristesse et sa frustration de partir dans de telles circonstances" et insistait : "Je nie de la manière la plus forte les allégations auxquelles je fais face aujourd'hui. Je suis confiant que la vérité éclatera et que je serai disculpé. Je ne peux pas accepter que le Fonds - et vous chers collègues - partagiez mon cauchemar personnel. J'ai donc dû partir." Il persiste et signe... donc. Mais comment pourrait-il faire autrement ? La bonne nouvelle ? Il peut se servir d'un ordinateur.

Avec toutes ces révélations, comment fait Anne Sinclair pour tenir le coup ? Que devient Nafissatou Diallo ? Deux femmes (l'une pourrait être la mère de l'autre), qui n'auraient jamais dû se rencontrer, se croiser (sauf au hasard d'un oreiller à retaper dans une chambre d'hôtel), qui vivaient dans deux mondes si différents, si incroyablement éloignés, avec aujourd'hui un seul point commun, Dominique Strauss-Kahn. L'amour d'une vie pour l'une, agresseur présumé pour l'autre.

Anne Sinclair est née à New York avec une cuillère en platine dans la bouche, grâce à son immense fortune personnelle, elle a mis à l'abri son mari et sa famille, pour leur vie entière. Nafissatou Diallo est née en Guinée, dans le village perdu de Sagalé dans le Fouta-Djalon. Fille d'agriculteurs, veuve avec un enfant, musulmane pratiquante, cette grande jeune femme d'1m80 voit son quotidien détruit, sa vie voler en éclats et doit restée cachée sous le statut de "protection des témoins". Elle travaille tous les jours comme femme de chambre au Sofitel et dans un restaurant, un take-away africain du Bronx, tenu par un couple de Gambiens, l'African American Restaurant. On ne lui connaît ni petit copain, ni même une amie, la fatalité d'une vie d'exil et sans homme, dans une communauté où une femme seule n'a pas d'identité ou presque.

Depuis que son mari Dominique Strauss-Kahn est arrivé vendredi après-midi au 71 Broadway dans sa résidence ultra-surveillée de New-York - après 4 jours et 4 nuits passés dans une cellule de 12 m² de l'infâme prison de Rickers Island - sa liberté conditionnelle enfin acceptée -, avec des conditions totalement exceptionnelles de sécurité (du jamais vu !), Anne Sinclair n'était plus apparue en public depuis sa sortie du tribunal de Manhattan jeudi en fin de journée, le sourire aux lèvres. Elle avait fait libérer son homme de prison ! Un premier round gagné après 5 jours d'une incroyable descente aux enfers. Hier, dimanche matin 22 mai, elle est sortie, lunettes noires sur le nez, accompagnée d'un garde du corps, de l'appartement où elle réside avec DSK, a rapporté NBC New York. Elle se serait absentée durant trois heures, sans doute pour chercher l'appartement ad-hoc à leur nouvelle installation. En effet, cette adresse actuelle n'est que provisoire, et un nouveau lieu de vie doit être trouvé d'ici mercredi, au plus tard !

Là encore, être devenue (par ricochet, elle subit les pires humiliations de DSK) une paria dans la ville qui l'a vue naître doit être extrêmement éprouvant. A contrario de ce que nous pensions - elle n'avait donc pas mesuré l'impact terrible de cette affaire ? -, elle avait effectivement bien loué dans l'Upper East Side, à Manhattan, deux luxueux appartements pour y accompagner son mari mis en très étroite résidence surveillée. Sans doute un pour lui qui aurait été équipé de toutes les incroyables obligations demandées, et un pour elle afin de recevoir, sa famille, ses amis et de ne pas vivre sous des caméras de surveillance 24h/24 ! Mais elle s'est pris un véritable camouflet avec le refus des copropriétaires refusant ce voisin encombrant et avec une nouvelle réputation très sulfureuse : "Il ne paraît pas très juste qu'il soit là parmi nous, à profiter de notre hospitalité, après ce qu'il est accusé d'avoir fait", a déclaré une des locataires au New York Times. Mais surtout, à peine l'adresse connue, une noria de caméras de télévision et de journalistes avaient envahi le trottoir du 200 East 65 Street, ce qui a définitivement fait annuler la location prévue.

La guerre des communiqués a commencé. Un de ses avocats, Benjamin Brafman, a déclaré dimanche sur TF1 (voir notre lecteur vidéo) alors qu'il était en déplacement en Israël : "Dominique Strauss-Kahn, accusé de tentative de viol par la justice américaine, sera acquitté s'il a droit à un procès équitable." L'avocat s'est dit confiant quant à l'issue de la procédure judiciaire engagée contre l'ancien directeur du FMI. "On en est encore au premier stade de la procédure, mais au regard de ce que j'ai vu jusqu'ici dans le dossier, je suis confiant." "Sur la foi des enquêtes que nous avons menées nous-mêmes, nous pensons que les accusations vont se révéler fausses", a même ajouté Brafman en concluant : "Les gens doivent savoir en France que mon client a bon moral, qu'il va se défendre vigoureusement et qu'il est bien conseillé par des avocats déterminés à l'innocenter et à restaurer son honneur." Ça, c'est fait. C'est de bonne guerre de la part de Brafman (qui n'avait pas réussi à faire libérer son client lundi 16 mai) qui veut aussi se repositionner sur le devant de la scène. C'est William Taylor qui a obtenu jeudi 19 mai la libération de leur client commun.
De son côté, un employé du bureau du procureur fait savoir au New York Times que deux autres employées du Sofitel auraient subi des avances de DSK pendant son séjour à New York. Tandis que CNN révèle qu'après son arrivée vendredi soir au Sofitel, DSK aurait invité la réceptionniste chargée des VIP à venir boire un verre dans sa suite après son travail... ce qu'elle aurait décliné. Interrogé par Le Figaro, le patron du Sofitel depuis 8 mois, Jorge Tito, botte en touche : "Je ne peux, hélas ni vous infirmer ni vous confirmer cette allégation. J'ai reçu des ordres stricts de ma hiérarchie de ne faire aucun commentaire à la presse sur cette affaire".

Il est étonnant que la presse américaine (à défaut des services de police qui lâchent, quand il faut, des informations...) ne creuse pas plus l'emploi du temps de DSK dès son arrivée le vendredi 13 mai. A ce jour, on ne sait pas grand-chose de ses occupations de ce soir-là, ni de la matinée du samedi 14 mai. Paris Match.com a retracé l'emploi du temps du vendredi soir. DSK aurait dîné en tête à tête avec une mystérieuse jeune femme blonde dans un palace de l'Upper East Side, le Mark Hotel sur la 77e rue, à l'angle de Madison Avenue - c'est d'ailleurs dans cet hôtel qu'il descend avec Anne Sinclair quand il est à New York... pas au Sofitel ? -. Le site du magazine précise même qu'il aurait commandé une bouteille de Bordeaux, mais rien sur cette blonde... pour le moment.
Depuis le début de ce tsunami mondial, le temps pris par la direction de l'hôtel pour appeler la police et l'heure de l'agression présumée nous ont interpellés. L'explication donné par le site du quotidien américain The Daily Beast est la suivante : après la tentative de viol présumée, Nafissatou Diallo (qui avait accepté de s'occuper de l'étage où se trouvait la suite de DSK depuis le congé d'un(e) collègue) se serait réfugiée et cachée dans un vestibule proche de la suite 2806. Découverte prostrée, un peu avant 12h30 par le responsable de l'étage, alors que DSK venait tout juste de quitter l'hôtel, l'employé du Sofitel aurait d'abord tenté de la calmer. Trois autres dirigeants de l'établissement, dont celui de la sécurité, sont venus entendre son récit pour être certains qu'elle disait la vérité. Ce n'est donc qu'une bonne heure plus tard qu'ils décident de prévenir la police, vers 13h30. Ces témoins auraient été entendus par le Grand Jury, avant l'inculpation formelle de DSK. Ils auraient décrit une jeune femme tremblante, traumatisée et prise de nausées répétées - elle essayait de vomir, crachait par terre et avait des difficultés à parler -, mais totalement paniquée à l'idée de porter plainte par la peur de perdre son emploi. Quelle tempête sous le crâne des dirigeants du Sofitel avant de se décider à appeler la police ! Ont-ils pris contact avec la grande direction du groupe Sofitel avant de prendre une décision ? Qu'une modeste femme de chambre, noire, réfugiée politique, timide, porte plainte contre l'un des maîtres du monde, quelle histoire et quel scandale pour le groupe hôtelier !

D'ici le 6 juin, date de la prochaine audience fixée par le juge Michael Obus, nous aurons sans doute droit à de nouvelles déclarations de la part de la défense comme de la part de l'accusation. Le Grand Jury a officiellement inculpé DSK et a retenu les 7 chefs d'inculpation présentés par les procureurs sur la base des éléments recueillis par la police du commissariat de Harlem. "Dans le droit américain, les charges sont extrêmement sérieuses" a rappelé le procureur Cyrus Vance Jr. devant la presse, après la mise en liberté conditionnelle de DSK. Ce qui est sûr, c'est que cette inculpation pour "Tentative de viol, séquestration de personne et agression sexuelle" ouvre la voie à un procès. Culpabilité négociée ou plaider non coupable ? C'est ce que DSK devrait décider d'ici cette prochaine audience qui aura lieu... dans 15 petits jours.

Il y a 10 jours, Dominique Strass-Kahn était le patron du FMI, le favori de la présidentielle de 2012. Il y a 10 jours, il était un homme respecté, voiture avec chauffeur, voyage en première classe, une propriété à Washington, deux appartements de luxe à Paris, un riad à Marrakech, il était reçu, entendu et écouté par les grands de ce monde qui nous gouverne. Aujourd'hui, après avoir été un prisonnier, il est considéré par les New-Yorkais comme un pestiféré et condamné à l'errance, comme un SDF. C'est une chute abyssale dont cet homme ne se remettra jamais, coupable ou innocent.

Il y a 10 jours, une jeune femme de 32 ans, originaire de Guinée, maman d'une adolescente de 15 ans - qui serait une élève brillante - qu'elle élève seule, Nafissatou Diallo, surnommée Ophélia à l'hôtel Sofitel où elle travaille depuis 3 ans, pénètre dans la suite 2806 pour faire le ménage vers 12 heures, heure à laquelle les chambres doivent être libérées. Une demi-heure plus tard, sa vie a basculé, irrémédiablement. Les enquêteurs diligentés par les avocats de DSK, la société Guidepost Solutions d'après le New York Times, fouillent déjà son passé. Leur mission : discréditer cette jeune femme, qui avant ce fatal 14 mai, menait une vie discrète, assidue au travail et se fondait dans la communauté guinéenne de New-York - qui compte plus de 3 000 personnes, dont 80% de Peuls qui jouissent de l'asile politique, comme elle -. Aujourd'hui, elle doit se terrer. Les seules images que nous avons d'elle, c'est une grande femme, cachée sous un drap blanc, prises le 16 mai, alors qu'elle allait reconnaître son agresseur présumé lors d'une séance de "retapissage", agresseur présumé qu'elle a formellement reconnu.

On pourra longtemps se demander quelle aurait été la réaction d'Anne Sinclair si cette triste histoire n'était pas arrivée à son époux DSK ? Aurait-elle rejoint le collectif d'associations féministes qui avait appelé à manifester hier dimanche à Paris ? Environ 5 000 personnes s'étaient réunies, choquées par "une fulgurante remontée à la surface des réflexes sexistes et réactionnaires". Audrey Pulvar, Clémentine Autain, Isabelle Alonso, Eva Joly, Fabienne Egal, soutenues par Florence Foresti et Christine Ockrent, ont défilé en tête du cortège en scandant "Nous sommes toutes des femmes de chambre" (pour signer cet appel, cliquez ici). Il faut dire que de nombreux journalistes, hommes politiques ont bien souvent eu la langue qui a fourché, pour prendre la défense de DSK. Jean-François Kahn (qui s'est depuis excusé) avait osé dire : "Il n'y a certainement pas eu de tentative de viol, mais un simple troussage de domestique" ! C'était parfaitement scandaleux, monsieur Khan !

Pour Anne Sinclair, c'est une terrible épreuve certes, mais elle s'en remettra. Il est plus facile de "pleurer sur un coussin de velours que sur les marches du métro", dit un vieux proverbe. Pour Nafissatou Diallo... c'est moins sûr !

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