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David Ginola encore démoli : "ce salaud" qui a fait perdre la France

Gérard Houllier a la rancune tenace.

L'ancien sélectionneur de l'équipe de France de 1992 à novembre 1993 revient dans un livre qui paraît aujourd'hui, Secrets de coachs, co-écrit par les journalistes Daniel Riolo et Christophe Paillet, sur un des événements les plus traumatisants du football français.

 

Le traumatisme de 1994

L'actuel Directeur Technique National évoque sans pincettes le dernier match de qualification pour le mondial 94 aux États-Unis et s'en prend une fois de plus au sexy David Ginola... Petit rappel. A l'époque, alors emmenée par Jean-Pierre Papin et Eric Cantona, la sélection tricolore ne doit prendre qu'un seul point sur les deux derniers matches pour assurer son voyage outre-Atlantique. Une mission à portée des Bleus, qui doivent affronter la faible équipe d'Israël avant de recevoir la Bulgarie au Parc des Princes. Mais l'affaire débute mal, avec une surprenante défaite 3-2 à Paris. Il faut donc éviter la défaite à tout prix ce 17 novembre 1993. L'affaire semble conclue à 15 secondes de la fin, alors que le score est de 1-1, coup franc à suivre pour les Français à la limite de la surface de réparation adverse. David Ginola joue le coup franc et centre vers la surface de réparation. La suite fait désormais partie de la légende. Les Bulgares récupèrent le ballon, remontent tout le terrain en éliminant cinq joueurs bleus avant que Kostadinov ne crucifie Bernard Lama d'une puissante frappe sous la barre transversale...

 

David Ginola, "salaud"

Un véritable traumatisme pour les Bleus... Une véritable faillite collective d'une équipe incapable de battre Israël, l'une des plus faibles équipes d'Europe, avant de s'écrouler à quelques secondes du bonheur à domicile. Mais pour Gérard Houllier, le coupable est tout désigné. C'est David Ginola, coupable "d'un crime contre l'équipe", et qui sera plus tard qualifié de "salaud" par ce même Gérard Houllier. Ce dernier lui reproche de s'être exprimé dans la presse quelques jours auparavant, réclamant un temps de jeu plus conséquent, lui le Parisien. Il pointait du doigt le fait que les Marseillais étaient systématiquement sélectionnés, Eric Cantona et Jean-Pierre Papin en tête. Pour la première fois, le sélectionneur s'en prend ouvertement à un joueur et le désigne comme l'unique responsable de ce désastre...

Dix-huit ans plus tard, Gérard Houllier continue de blâmer l'ancien joueur du PSG et ne mâche pas ses mots : "Là où il est salaud, c'est qu'on joue au Parc des Princes. Le PSG joue au Parc. L'ennemi du PSG, c'est Marseille. Quand il dit que Papin ou Cantona (titulaires et ex-joueurs de l'OM, ndlr) ne devraient pas jouer en équipe de France mais que lui devrait jouer... Il a dit ça ! C'est un salaud parce qu'à chaque fois que Papin ou Cantona touchaient le ballon ils se faisaient siffler."

 

Aimé Jacquet, l'autre coupable

Et Gérard Houllier trouve aujourd'hui un autre bouc émissaire pour expliquer la défaite... Son adjoint de l'époque, Aimé Jacquet, futur champion du monde 1998 : "J'ai fait l'erreur de ne pas l'exclure. Aimé Jacquet m'en a empêché. Je voulais le dégager. Sans lui je suis sûr qu'on se qualifiait." Mais dans un éclair de lucidité, il reconnaît vaguement sa part de responsabilité. "La part de Gérard Houllier est d'avoir fait entrer David Ginola. Quand on est décalé dans l'équipe, on est décalé dans le match", confesse-t-il ainsi.

Puis c'est au tour de Michel Platini, soupçonné d'avoir tenté de le torpiller à l'époque, d'en prendre pour son grade : "Michel Platini avait dit que les joueurs étaient tous des peintres, qu'ils avaient les pieds carrés. Il fallait les convaincre, un par un, de revenir. Ils avaient tous démissionné de l'équipe de France. (...) Le problème, c'est qu'on est tombés sur l'affaire VA-OM. En septembre 1993, on gagne en Finlande. Dans le bus, il n'y avait aucune joie. Tout le monde voulait savoir si Marseille allait descendre. L'OM était interdit de Coupe d'Europe. Tous les Marseillais cherchaient à quitter le club. (...) Maintenant, je fais très attention à l'environnement."

 

La réponse de David Ginola

Gérard Houllier n'assume donc nullement le résultat de ce match et ses choix tactiques (défense rugueuse, tactique peu portée vers l'avant...). L'ancien entraîneur semble oublier que le football est un sport collectif, qu'il se gagne comme il se perd à onze... De plus, lors du match face à l'Israël, David Ginola réussit un match plein et inscrit le second but des Bleus, qui redonne l'avantage aux Tricolores avant que la défense ne s'écroule. Un David Ginola jeté en pâture à la vindicte populaire par un homme incapable d'assumer ses erreurs, son échec. Après tout, le sélectionneur n'est-il pas celui qui décide de la tactique à mettre en place ? Des joueurs à aligner ?

David Ginola, ancien participant de la première mouture de l'émission Danse avec les stars dont l'élégance naturelle lui avait permis de terminer troisième, avait une fois de plus réagi à ce cet épisode le soir de la qualification de l'équipe de France à l'Euro 2012 face à la Bosnie, alors que le contexte était quasiment le même. "C'est quand même quelque chose qui est devenu très personnel, alors que c'était à la base quelque chose de très collectif. Moi, on m'a toujours dit un match ça se gagne à 11 et ça se perd à 11. Sortir un élément d'un groupe pour dire, voilà c'est ta faute, je ne trouve pas cela concevable dans le sport d'aujourd'hui. Qu'on te traite d'individualiste, et que tu portes sur tes épaules le fantôme de cette élimination, je trouve ça dur ! Cette élimination, elle n'appartient qu'à moi. Quand on parle à Laurent Blanc, Eric Cantona ou Jean-Pierre Papin, on ne leur parle pas de ce match !" avait-il confié sur Canal+.

Secrets de coachs, co-écrit par les journalistes Daniel Riolo et Christophe Paillet aux éditions Hugo et Cie

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