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Hugh Laurie : Un bluesman traumatisé par les filles du Grand Journal !

"Je suis très stupide. J'ai la mémoire courte." Voilà comment Hugh Laurie, le maestro du sarcasme télévisuel dans la peau du Dr. House, s'excuse de ne pas répondre en français, malgré les bribes de langue de Molière qu'il maîtrise, aux questions de Michel Denisot et ses sbires, invité de leur Grand Journal hier soir (jeudi 21 avril) sur Canal+.

Rasé de près, sans sa canne : House a passé le témoin à Laurie. Les deux ont en commun un certain nombre de traits de caractère (tendance atrabilaire et humour pince-sans-rire) et de passions qui le sauvent de l'ennui, au premier rang desquelles les belles bécanes (à la ville Laurie n'est pas peu fier de sa Triumph) et la musique. Rompu à la promo télé pour sa série plébiscitée dans le monde entier, il s'initie à la promo musique pour défendre son premier album : Let Them Talk (disponible depuis le 18 avril), son hommage personnel au blues made in La Nouvelle-Orléans au travers d'un florilège de standards plus ou moins oubliés.

Premier live sur un plateau télé français...

Les deux mélomanes, House et Laurie, n'en ont régulièrement fait qu'un à l'écran : multi-instrumentiste (piano, guitare, saxo, harmonica et batterie) féru de blues, Laurie ne s'est pas privé de mettre ses talents au service du tourmenté House, répandant les affres de son âme en blues au piano ou à la guitare, et jouant même pour le groupe Meat Loaf lors de sa guest appearance.

Egalement pièce essentielle (claviériste/vocaliste) du groupe caritatif Band from TV qu'il forme avec d'autres vedettes du petit écran (Greg Grunberg, James Denton, Jesse Spencer, Bob Guiney, Adrian Pasdar, Scott Grimes au casting permanent, plus de nombreuses guest stars), Hugh Laurie se lance sur la scène musicale en son nom, 25 ans après avoir fait une apparition dans le clip Experiment IV de Kate Bush (il récidivera en 1992 pour une autre éminente compatriote, Annie Lennox, dans Walking on a broken glass).

Avant de faire la démonstration de son art de bluesman sur la scène parisienne du Trianon le 11 mai prochain (avant de revenir au mois de septembre), Hugh Laurie en donnait un aperçu hier, interprétant en live dans le Grand Journal son titre You don't know my mind. A 51 ans, l'Anglais prend son pied, de toute évidence. Les non-anglophones qui ne connaissent que la voix "française" de House découvriront une voix moins gutturale : ceux qui connaissent déjà le timbre de Laurie adoreront retrouver sa pleine subtilité, qui s'empare de l'âme du bon vieux blues old school avec jubilation. Live à regarder sur la page du Grand Journal du 21 avril, module "la suite 1".

Ausculté par l'équipe du Grand Journal : pas franchement un parcours de santé !

A l'issue de sa prestation live, Hugh Laurie se soumettra aux questions, plus ou moins heureuses, de ses hôtes. L'occasion de quelques remarque souvent pimentées d'un zeste d'humour : "Je n'écoutais pas les Beatles, je n'écoutais pas Bowie, je n'achète pas de disques de pop... Je vais perdre mon passeport !" Ailleurs, le quinqua smart prend des airs de jeune premier, exalté de vivre son rêve de musicien : "C'est un rêve, c'est incroyable. C'est une occasion fantastique qui m'est offerte." L'interview "musique" tourne toutefois bien court, laissant place à l'interview "télé" autour de Dr. House. Peu de révélations, un coup d'humour d'Ariane Massenet emprunté à des internautes sur une hypothétique hypertrophie du sexe qui serait responsable de la claudication de House ("Ça, ça va changer la saison 8", plaisante l'intéressé), et une pépite sympathique : la vidéo de l'auto-audition de Laurie pour la série, filmée à l'arrache en 2004 dans la salle de bains d'un hôtel de namibie, où il se trouvait pour le tournage de Le Vol du Phoenix.

La dernière partie de l'émission de la chaîne cryptée ressemblera un peu à un calvaire pour le Britannique aux mimiques housiennes expatrié à Los Angeles pour les besoins de sa série : épouvanté par Tania Bruna-Rosso avec des images de cricket, mis par surprise face à face avec un sosie français peu convaincant qui tourna un sketch d'un goût et d'un punch douteux pour le Daily Mouloud, et enfin estomaqué par la météo d'une Charlotte Le Bon vraiment en panne d'inspiration, pour un sketch en improbable infirmière bimbo lancée dans une partie de Docteur Maboul tantôt niaise, tantôt graveleuse. Qui ne récoltera de la part de Hugh Laurie qu'un rictus crispé et un "wow !" final pour meubler. Des péripéties à regarder à la même adresse que le lien précédent, module "la suite 2".

Sur l'album Let Them Talk :

Célébration vibrante du blues de La Nouvelle-Orléans, Let Them Talk a été enregistré sous la houlette de Joe Henry entre Los Angeles et La Nouvelle-Orléans (Louisiane), creuset des musiques noires, avec la caution de musiciens et d'invités de renom qui accompagnent Hugh Laurie au gré de ses relectures de standards plus ou moins tombés dans l'oubli, signés Lead Belly, Robert Johnson, Ray Charles, Memphis Slim... Parmi les instrumentistes, on trouve ainsi des artistes ayant collaboré avec Greg Allman, Solomon Burke, Robert Plant, Alison Krause ou encore John Legend. Quant au "cast" additionnel, tandis qu'Allen Toussaint intervient sur les arrangements, on entend la diva de la soul de La Nouvelle-Orléans Irma Thomas sur John Henry et associée au piquant Gallois Tom Jones pour Baby, please make a change. Hugh Laurie se fait une fierté d'accueillir son idole Dr. John pour After you're gone.

L'objectif ultime, viscéral de cet hommage rendu par le plus célèbre toubib du petit écran ? "Je prie pour que Lead Belly ne soit jamais suffisamment mort pour qu'on permette que le blues reste dans le formol", explique avec passion Hugh Laurie, qui se fait un devoir de sortir la musique de sa vie de la "vitrine" à laquelle il l'estime injustement cantonnée, avec l'étiquette "culture exclusivement réservée aux vieux hommes noirs".

Et pourtant : "Je ne suis pas né en Alabama à la fin du XIXe (...) Que ce disque démontre que je suis un Anglais blanc, de la classe moyenne, qui pénètre par effraction dans la musique et la mythologie du sud étatsunien."

"Et comme si cela ne suffisait pas, je suis en plus un acteur : un de ces assistés qui n'ont pas eu à acheter un bout de pain en dix ans et sont incapables de trouver leur chemin dans un aéroport sans une baby-sitter. Je ne serais pas surpris de découvrir que j'ai des symboles chinois tatoués sur le cul. Ou le coude. Pareil."

"Voilà mon seul titre - ma seule carte d'identité, tout écornée, qui, je l'espère, me fera parvenir à votre coeur. J'aime cette musique, de la manière la plus authentique qui soit, et je veux que vous l'aimiez aussi. Et si vous en retirez un millième du plaisir que j'ai éprouvé, alors nous sommes tous gagnants."

Retrouvez en cliquant ici l'intégralité de la profession de foi publiée par Hugh Laurie himself en janvier dernier à propos de ce projet : une biographie musicale syncopée d'anecdotes effectivement authentiques, qui éclairent la révélation de Hugh Laurie à ce pays des merveilles qu'est le blues (qui le fait "rire, pleurer, danser" et lui fait faire "tant de choses qu'il ne peut les exprimer") et la genèse de ce disque "en famille".

Tantôt flamboyant, tantôt sépulcral, joueur ou effusif, Let Them talk est l'album d'un artiste habité, et, quelque part, celui d'un homme d'honneur. Aventure à suivre sur www.hughlaurieblues.com, commentaires de Hugh Laurie et Live à la Nouvelle-Orléans dans notre player vidéo.

 

Let Them Talk

1. St James Infirmary
2. You Don't Know My Mind
3. Buddy Bolden's Blues
4. The Whale Has Swallowed Me
5. John Henry - (avec Irma Thomas)
6. They're Red Hot
7. Six Cold Feet In The Ground
8. The Battle Of Jericho
9. After You've Gone - (avec Dr. John)
10. Swanee River
11. Police Dog Blues
12. Tipitina
13. Whinin' Boy Blues
14. Baby Please Make A Change - (avec Tom Jones & Irma Thomas)
15. Let Them Talk.

Titres bonus

16. Guess I'm A Fool (Memphis Slim)
17. It Ain't Necessarily So (Louis Armstrong)
18. Low Down, Worried and Blue (Dr. John)

Le groupe

Hugh Laurie (vocals, piano)
Jay Bellerose (drums)
David Piltch (bass)
Greg Leisz (guitar, dobro, mandolin)
Patrick Warren (keys)
Kevin Breit (guitar, tenor, mandolin)
With horns arranged by Allen Toussaint

G.J.

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