Tout ce qui brille, La Source des femmes et Une vie meilleure, trois films avec Leïla Bekhti qui ne se ressemblent pas, mais qui sont nourris d'optimisme et de sincérité. Des états d'esprit qui vont bien à la jeune comédienne détentrice du César du meilleur espoir. Toujours aussi amoureuse et pudique, elle se confie au magazine Paris Match et s'affirme avec délicatesse.
Plusieurs éléments lui permettent de ne pas avoir la tête qui tourne : sa famille tout d'abord. Elle ne tarit pas d'éloges sur sa mère et fait une déclaration d'amour à sa soeur, traiteur, et son frère, directeur commercial : "Je les aime tous à en crever." Grandissant avec des parents immigrés d'Algérie dans une cité d'Issy-les-Moulineaux, elle n'a aucun problème avec ses cultures algérienne et française. Petite, elle se rêvait "caisseuse", fascinée par le "bip passé sur l'article à payer à la caisse". Puis, elle s'est lancée pour devenir éducatrice : "Après mon bac, j'ai fait de l'art-thérapie avec des handicapés. Mais je n'arrêtais pas de pleurer. J'avais honte d'être en bonne santé."
L'amour de son "prince", comme elle l'avait surnommé lors des César, le Prophète Tahar Rahim, lui sert aussi de pilier : "Ce n'est pas de partager ma vie avec un acteur qui fait que je prends du recul sur moi, le métier et bien d'autres choses, mais de vivre avec homme comme lui !" Elle n'en dira pas plus, et pas besoin d'en savoir plus pour mesurer la solidité de leur relation.
Un environnement épanouissant qui lui permet de construire sereinement sa carrière, en évitant les rôles-clichés. A l'affiche le 4 janvier d'Une vie meilleure de Cédric Kahn avec Guillaume Canet, elle vient de terminer le tournage de Mains armées de Pierre Jolivet, avec Roschdy Zem, dans lequel elle joue une policière. Puis, on la retrouvera de nouveau aux côtés de Géraldine Nakache (qui réalise également) pour Nous York. Enfin, celle qui aurait voulu être Joaquin Phoenix si elle avait été un comédien, retrouve Reda Kateb (Un prophète) pour L'Astragale, annonce Ecran Total. Il s'agit de la réalisation de Brigitte Sy, mère de Louis Garrel, dont le tournage est prévu durant l'été 2012. L'histoire est plutôt tragique : Albertine, 19 ans, s'évade de prison, se blesse, se fait soigner par un ex-détenu, puis se retrouve seule et finit par se prostituer.
Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans le magazine Paris Match du 29 décembre 2011.
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