Christian Ginter est en pleine forme ! A 72 ans, il s'apprête même à relever un challenge de taille... qu'il connait bien. En effet, mardi 31 mars prochain, il quittera Lons-le-Saunier, son petit village niché dans le Jura, pour le Maroc, où il s'apprête à participer à la prochaine édition du Marathon des sables. Une course à pied extrême qui se tient du 3 au 13 avril 2026 dans le désert du Sahara. Il s'agit ainsi de parcourir 250 kilomètres en auto-suffisance alimentaire à raison de 2000 calories par jour. Un défi qu'il a déjà relevé par le passé, puisqu'il en est désormais à sa 38e participation sans abandon, ceci faisant de lui le recordman du monde.
Auprès de nos confrères du site Actu.fr, Christian Ginter se livre, à quelques jours de la 40e édition du Marathon des sables. "Les premières années, on était quelques participants en petit comité et on n’avait que la boussole pour se diriger… désormais tout est strictement organisé et pour cette édition 1650 participants seront au départ, déclare-t-il. Je ne pensais pas que je vivrais cette aventure aussi longtemps, alors que depuis trois-quatre ans, les plus anciens ont arrêté ou sont décédés. Je dois avoir une bonne étoile." Le septuagénaire qui portera cette fois le dossard 38 est surnommé "la légende du désert". Et il entend bien faire honneur à sa réputation. "Mon objectif est de franchir la ligne d'arrivée et pourquoi pas de refaire un podium dans ma catégorie", lâche le sportif qui avait déjà réalisé l'exploit l'année dernière.
Christian Ginter connait bien les six étapes du Marathon des sables, à parcourir en marchant ou en courant. Lui qui est né en Algérie en 1954 garde des attaches fortes avec le désert. Alors qu'il avait la trentaine, il a goûté aux courses de très longues distances dans cette étendue de sable. Et depuis, il ne s'est jamais arrêté. Le Marathon des sables est désormais "comme une drogue" pour lui. "Chaque année, cette semaine dans le désert est pour moi comme une bulle, où je suis coupé du monde, coupé du temps dans la chaleur et la lumière du désert… C’est à chaque fois très difficile et magique", s'émerveille-t-il. Et d'ajouter : "Et même si chaque édition est de plus en plus compliquée pour moi avec l’âge qui avance, je pense toujours au prochain départ. L’hiver, cela me motive à continuer l’entraînement, à me tenir en forme, à faire attention à mon poids." Il faut bien cela pour être d'attaque chaque année !
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