Le ton est donné d’entrée. Par l’intermédiaire de son avocat, Alain Toucas-Massillon, Adriana Karembeu a choisi de répondre publiquement aux accusations relayées dans la presse par son futur ex-mari, dans le cadre de leur divorce. "Dans le cadre de leur divorce, le mari d'Adrianna Karembeu est convenu de salir la mère de sa fille avec des moyens tirés du 'fond du seau', pour obtenir la garde de leur enfant", peut-on d'abord lire dans le communiqué transmis par son conseil à l'AFP. Ce dernier poursuit ainsi : "Adrianna vient de prendre connaissance des propos ignobles que son mari a cru pouvoir tenir à la presse, aux termes desquels celui-ci évoquerait un comportement indélicat d'Adrianna avec sa fille de 7 ans". Des accusations que l’ancienne mannequin rejette catégoriquement comme il est écrit : "Adrianna conteste formellement ces propos inqualifables et nuisibles à sa fille mineure, unique objet de son amour inconditionnel et de ses priorités". "Elle fait toutes protestations et réserves de ses droits à l'égard de tels moyens; dément évidemment les faits inexacts évoqués par son mari et se réserve de donner toutes suites judiciaires à de tels procédés qui cherchent à instrumentaliser la justice pénale pour peser sur un jugement de divorce", conclut le communiqué publié le 24 mars 2026. Ce dernier fait suite à la procédure engagée après le signalement du mari d’Adriana Karembeu, dont elle est en cours de séparation. Selon le parquet, une enquête pour soustraction aux obligations parentales a été ouverte, ce dernier "lui reprochant d'exposer leur enfant mineur à des contenus qui lui paraissent inadaptés".
Mardi 24 mars, le parquet de Paris a confirmé à l’AFP que cette enquête "a été confiée à un commissariat parisien", validant ainsi des informations initialement révélées par Le Parisien. D’après une source proche du dossier, André Ohanian a adressé un signalement au parquet des mineurs de Paris concernant leur fille. Dans ce document, il fait part de ses inquiétudes quant à "l'environnement" dans lequel évolue l’enfant de 7 ans lorsqu’elle séjourne chez sa mère, notamment les week-ends et pendant les vacances, aux côtés de son nouveau compagnon, Marc Lavoine. Pour étayer ses accusations, le père s’appuie notamment sur un constat d’huissier qu’il a fait établir. Celui-ci porterait sur le contenu de l’iPad utilisé par la fillette, appareil qui lui aurait été confié par la mannequin de 54 ans. La veille, lundi 23 mars, Adriana Karembeu avait elle-même pris la parole dans un communiqué personnel. Elle y a décrit une situation qu’elle affirme subir depuis plusieurs années. "Depuis des années, je fais face à des pressions incessantes et à des tentatives répétées de déstabilisation de la part du père de ma fille. Nina est devenue l'instrument et l'objet de chantage et de négociations aussi absurdes qu'insupportables de la part de celui qui est encore mon mari", a-t-elle expliqué. Puis de poursuivre : "J'ai longtemps choisi de ne pas répondre, d'esquisser un sourire et de garder le silence, afin de protéger mon enfant et de préserver ce qui devrait rester à l'abri de l'espace public".
Une retenue qui l’a conduite à taire des épreuves lourdes comme elle l'a détaillé : "J'ai même tu, parfois même à mes proches, les épreuves traversées : les blessures, les menaces, les accusations fausses et humiliantes, les violences verbales comme physiques". Mais aujourd’hui, la situation a, selon elle, franchi un seuil et c'est "portée par le courage de celles qui ont parlé avant moi [que] je ne veux plus me taire", a-t-elle écrit. Elle a notamment évoqué les conséquences de ce conflit sur sa fille : "Je ne peux plus me taire dès lors que ma fille Nina devient l'instrument de manœuvres et de procédures visant à m'humilier, à m'atteindre et à tenter par tous les moyens de m'en faire perdre la garde jusqu'ici alternée". Face à cette escalade, elle en a profité pour annoncer une décision forte : "Je fais donc aujourd'hui le choix de rompre le silence, de saisir la justice en laquelle je crois". Une démarche qu’elle a dit entreprendre pour elle-même, mais aussi pour son enfant, avec la volonté de "parler, oser, dire et prouver". Désormais, c’est donc devant les tribunaux que se jouera la suite de cette affaire.