Alain Delon, qui est décédé le 18 août 2024 à 88 ans dans sa propriété de Douchy, était-il un grand dépensier ? Lorsqu'il était question d'investir pour des oeuvres d'art, il n'hésitait pas une seule seconde ! En effet, le papa d'Alain-Fabien, Anthony et Anouchka a, pendant soixante ans, "cultivé un goût raffiné pour la peinture et la sculpture, dépensant notamment des sommes folles pour sa marotte : les anciens dessins."
C'est ce qu'écrivent nos confrères du Nouvel Obs dans leur dernière édition (celle du 22 août). Ils reviennent notamment sur son premier gros investissement, à savoir l'achat d'une "gouache du maître de la Renaissance allemande, le grand Albrecht Dürer, représentant un scarabée." Le prix de cette merveille ? 58 000 livres. Ce qui équivaut aujourd'hui à 1 million d'euros. Rien que ça !
"L'année suivante, il met la main sur une étude de Rembrandt, 'Le Songe de Job', pour à peine moins cher (55 000 livres)", apprend-on également. L'interprète de Borsalino devient aussi "le plus grand collectionneur d'anciens dessins au monde", dans les années 1950-60. Il ne se fixe aucune limite ! Il déclara notamment, dans les pages du Monde en 2007, que c'est ce qui fait la différence entre lui et les professionnels : "Ils ont plus d'argent que moi, mais au-delà d'une certaine estimation, ils s'arrêtent."
"Comme je travaillais beaucoup, tout mon argent passait dans les dessins anciens. Il y en a qui s'achètent des voitures, d'autres qui vont aux p*tes, moi je préfère les tableaux", ajoutait celui qui s'est procuré plein d'autres oeuvres, comme "des bronzes animaliers du XIXe et du début du XXe siècle". Mais il a également beaucoup vendu, par la suite. "Sa dernière vente remonte à juin 2023 à la maison Bonhams à Paris. Elle est organisée par sa fille, Anouchka Delon, avec laquelle il partageait sa passion pour l'art", rappelle le Nouvel Obs. 84 lots, au total, ont été vendus.
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