Depuis plusieurs semaines, Benjamin Biolay recommence à faire parler de lui, à grands renforts d’interviews, de teasers et d’écoutes en avant-première. Tout cela gravite autour de la sortie de son dernier projet : Le Disque Bleu, un double album de 24 titres sorti le 17 octobre dernier. Ce nouvel opus est né à différents endroits du monde, de Sète à Buenos Aires, en passant par Rio, autant de villes qui, selon lui, ont alimenté son inspiration loin du tumulte parisien. Dans le magazine Télé 7 Jours du 13 octobre 2025, Benjamin Biolay confiait d'ailleurs : "J’écris bien à Paris, mais je compose mieux à Sète quand je suis tranquille dans un mode presque monacal". Une phrase qui en dit long...
Cependant, ce changement de décor n’est pas un simple caprice. Pour l'artiste âgé de 52 ans, quitter la capitale était une nécessité. En effet, il ne supportait plus certaines facettes de la vie parisienne, ses effets de foule, ses regards constants, son entre-soi. C'est du moins ce qu'il a confié dans l'émission Quelle époque, présenté le 18 octobre dernier par Léa Salamé sur France 2.
Dans Le Disque Bleu, Benjamin Biolay n’y va pas par quatre chemins au sujet de la capitale française : il lâche cette phrase sans détour dans l’une de ses chansons : "Adieu Paname, tu pleures trop". Une réplique qu'il a tenu à expliquer face à Léa Salamé, disant qu'elle est "un peu allégorique". Cette phrase qu’elle traduit un ras-le-bol personnel face à ce qu’il ressent comme l’étouffement parisien. Il évoque "l’entre soi parisien", un circuit fermé où "tout le monde se connaît, ce manque de disparité sociale", qu’il juge pesant. "Mais je suis très heureux de revenir à Paris", précise-t-il tout de même, peut-être pour nuancer ses propos. Un franc-parler digne de Benjamin Biolay.
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