Brigitte Bardot est morte. L'icône du cinéma français laisse derrière elle une grande famille de quatre générations fortement endeuillée. A 91 ans, Brigitte Bardot était déjà arrière-grand-mère. Celle qui ne voulait pourtant pas d'enfant avait fini par abdiquer : en 1959, elle n'avait que 25 ans et s'était récemment marié à Jacques Charrier, rencontré quelques mois plus tôt sur le tournage de Babette s'en va-t-en guerre. Si elle avait déjà avorté par deux fois lors de son précédent mariage avec le réalisateur Roger Vadim, cette fois-ci, la pression de la société et de son mari fut trop forte.
Neuf mois plus tard, elle donnait naissance à son seul enfant : Nicolas Charrier. Ce dernier perd aujourd'hui son deuxième parent dans la même année, après avoir enterré son père Jacques en septembre dernier. Cette grossesse, Bardot l'avait évoquée dans son autobiographie, Initiales BB, parue en 1996 : "C'était comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin. Le cauchemar arrivé à son paroxysme, il fallait que j'assume à vie l'objet de mon malheur", écrivait-elle. "J'aurais préféré accoucher d'un petit chien", ajoutait froidement celle qui s'est illustrée tout au long de sa vie pour son combat pour la défense des animaux.
Des propos qui avaient choqué le premier intéressé. Le fils unique de l'amante de l'icône révélée Et Dieu... créa la femme avait alors intenté un procès contre sa mère, réclamant plusieurs millions de francs à celle-ci et à sa maison d'édition. Une relation compliquée entre le jeune homme et sa génitrice, qui perdait la garde de sa descendance à ses trois ans. Nicolas Charrier a donc grandi avec son père, avant de déménager en Norvège, où il a rencontré sa femme Anne-Line Bjerkan. Ensemble, ils ont donné naissance à deux filles, Théa et Anna, elles-mêmes devenues mères quelques années plus tard. Brigitte Bardot était donc arrière-grand-mère de son vivant. Dans un entretien exclusif accordé à Paris-Match en juin 2024, elle était revenue avec son grand ami, le journaliste Christian Brincourt, sur cette situation qu'elle n'avait jamais désirée.
Loin d'être une mamie gâteau, l'interprète de La madrague, connue pour sa langue bien pendue et son franc-parler gardait tout au long de cet entretien la même distance indifférente avec cette famille éloignée qu'avec son propre fils. "Elles sont suffisamment intelligentes et adultes pour se faire une opinion. Quant aux 'gaminous', mes arrières-petits-enfants, je n'en reviens pas du reste d'avoir des arrières-petits-enfants..", déclarait-elle. Son interlocuteur d'insister sur son statut d'arrière-grand-mère : "On prétend que l'une de tes petites-filles te ressemble au même âge. Réalises-tu que tu es même arrière-grand-mère ?" L'épouse de Bernard d'Ormale lui répondait alors avec franchise que la barrière de la langue ne l'avait pas aidée à nouer des liens étroits avec les enfants : "Oui, je suis arrière-grand-mère de trois petits Norvégiens qui ne parlent pas le français et que je vois rarement". "Les contacts sont difficiles, mais charmants", avait aussi affirmé la star à Gala en juin 2020. Une relation distante, dans tous les sens du terme...
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