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Charlie Hebdo - Patrick Pelloux, terriblement poignant : 'J'ai perdu les miens'

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Émouvant et tout à la fois insoutenable, le témoignage de Patrick Pelloux sur iTÉLÉ. Urgentiste bien connu du grand public, il était également chroniqueur dans Charlie Hebdo, frappé ce 7 janvier par un terrible massacre au cours duquel 12 personnes ont perdu la vie, dont les dessinateurs Charb, Wolinski, Tignous et Honoré. Incapable de retenir ses larmes, Patrick Pelloux est revenu sur cette terrible matinée durant laquelle il a perdu ses amis.

"Ils t'aimaient bien, balbutie-t-il à l'adresse de Bruce Toussaint. Je ne vais que dans les médias où ils auraient aimé que j'aille." Comme Mathieu Madénian, il a échappé de peu à l'attentat qui a décimé Charlie Hebdo. Pris à quelques centaines de mètres du lieu du drame par une réunion de la Fédération des sapeurs-pompiers, il est appelé par l'un des graphistes du journal qui lui explique qu'ils ont besoin de lui sur place.

"Je pensais qu'il plaisantait, raconte Patrick Pelloux, submergé par l'émotion. Je suis arrivé sur place en premier. Beaucoup étaient déjà partis. On a réussi à sauver les autres qui a priori vont bien ce matin. C'étaient des gens extraordinaires, ils ont tiré contre des gens qui faisaient une conférence de rédaction contre le racisme."

Incapable de retenir ses larmes, il poursuit en s'adressant à Bruce Toussaint : "J'étais venu te dire que le journal va continuer parce qu'ils n'ont pas gagné. Charb, Cabu, Wolinski, Bernard Maris, Elsa, Tignous, Mustapha, le garde qui a été tué... ils ne sont pas morts pour rien. Il n'y a aucune haine à avoir contre les musulmans. Tout le monde, chacun, devant chez lui, au quotidien, doit faire vivre les valeurs de la République." Lundi soir, il avait dîné avec Charb et Luz, et le premier confiait que sa protection rapprochée commençait à lui peser : "On riait de la nouvelle année. Charb en avait un peu assez de sa protection, en fait. Il n'avait pas voulu me dire que dans tous les meetings intégristes partout dans le monde, Charlie Hebdo revenait tout le temps, nous étions un ennemi de papier et de crayon."

"C'était des hommes tellement bons, poursuit-il. C'était des gens tellement généreux, bien sûr irrévérencieux, irrespectueux, mais tous autant qu'ils étaient, c'était des grands humanistes." Qui avaient la volonté de défendre leurs idées jusqu'au bout, comme en est persuadé le médecin urgentiste : "Je suis sûr que Charb s'est levé pour les traiter de cons."

Et Patrick Pelloux de conclure, toujours en larmes : "J'ai perdu les miens."

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