Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Secret Story
Koh-Lanta
Masterchef
Pékin Express
Qui veut épouser mon fils ?
L'Amour est dans le pré
Télé Réalité
France Télévision
TF1
M6
Canal+
France 2
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Diam's, blessures et confidences : ''Je ne suis pas une sauvageonne voilée...''

15 photos
Lancer le diaporama
Mélanie Georgiadès (Diam's) accorde un entretien exclusif à Thierry Demaizière dans Sept à huit sur TF1, le dimanche 24 mai 2015.

Diam's a créé l'événement ce dimanche 24 mai : elle était l'invitée de l'émission de témoignage et de reportage la plus suivie du PAF, Sept à huit sur TF1. Celle qui publie ce mois-ci Mélanie, française et musulmane a répondu aux questions de Thierry Demaizière dans son traditionnel Portrait de la semaine. Sa première interview télé depuis septembre 2012. Il y a trois ans, c'était déjà à lui qu'elle se confiait.

Diam's, ex-rappeuse et jeune maman de 34 ans visiblement épanouie et apaisée, tombe le masque au cours d'un entretien confession inédit. De son divorce douloureux (après la naissance de son premier enfant, une petite Maryam née au printemps 2012) à l'islam, religion à laquelle elle s'est convertie et qui lui a redonné goût à la vie, Mélanie Georgiades n'a occulté aucun sujet.

L'entretien s'est ouvert sur les terribles attentats qui ont frappé la France au début de l'année : "Tout d'un coup, je vis les attentats de plein fouet, je suis là devant mon poste à condamner ce qui s'est passé. Tout d'un coup, tous les musulmans étaient pointés du doigt, déplore-t-elle. Qu'on tue au nom de l'islam, ça me dépasse. Ça n'est pas l'islam. On lit dans le saint Coran que tuer un innocent, c'est tuer l'humanité toute entière", confie-t-elle avec clairvoyance. Malgré tout, elle ne souhaitait pas manifester dans les rues de Paris. Elle explique son choix : "Je ne suis pas descendue dans la rue parce que les gens réduisent les caricatures à de simples dessins. Personnellement, ce sont des dessins qui me choquent. On peut faire passer des messages sans blesser l'autre. Au même titre que certains jugent qu'on peut tout dire, j'estime qu'on ne peut pas tout dire si on blesse l'autre."

Plus encore qu'avant ces effroyables événements de janvier, Mélanie Georgiades évoque la difficulté d'être une musulmane, a fortiori voilée, dans notre pays : "J'essaie de prôner la paix au quotidien. Depuis janvier, je fais plus attention quand je sors. On (la communauté musulmane, NDLR) fait profil bas... On m'insulte parfois. Un jour, une dame m'a dit : 'Belphegor, rentre chez toi !' Ça pose un vrai débat. Je suis française et musulmane, je n'ai pas à choisir. Aujourd'hui, je sors de chez moi en faisant profil bas, en suppliant Dieu qu'il ne m'arrive rien."

A ceux qui associent à tort islam et terrorisme, Diam's tient à livrer un exemple parlant illustrant parfaitement sa quête de liberté : "J'aimerais que les féministes défendent une liberté que j'ai moi-même défendue : d'être soi-même, de ses choix, de son corps et d'en faire ce qu'on veut. Je demande le droit de couvrir mon corps. J'ai autant le droit d'être voilée qu'une femme d'être nue dans une pub pour un pot de yaourt."

Diam's a également partagé quelques détails de sa nouvelle vie. Sa famille recomposée avec l'arrivée de son deuxième enfant, Abraham, dont le papa n'est autre que son nouveau mari, dont elle préserve l'anonymat. Un homme d'origine grecque converti à l'islam, tout comme elle. "J'avais besoin de casser certains clichés sur la femme religieuse et musulmane qui n'aurait pas le droit de se séparer en cas de conflit. J'ai vu que mon divorce avait surpris des gens. Je ne suis pas une sauvageonne voilée avec son barbare barbu. Mon divorce vient annuler tout ça. Nous sommes avant tout des femmes !", explique-t-elle.

Réconciliée avec son père qui l'avait autrefois abandonnée, Mélanie doit également faire face au regard de sa maman : "Ma mère m'a acclamée sur scène, elle a vu des millions de gens s'arracher mes disques, elle m'a vue dans un hôpital psychiatrique réclamer la mort, et maintenant elle me retrouve voilée mais lynchée sur la place publique."

Son ultime leçon de vie, elle la partage avec les téléspectateurs de Sept à huit... Alors que son grand-père vivait les dernières minutes de son existence, Diam's a pris conscience de la valeur inestimable de la vie : "La vie, ce n'est pas posséder un iPhone ou avoir l'amas des biens. La vie va s'arrêter. Il faut se demander ce qu'on laisse et où on va. Ça ramène à l'essentiel."

Un entretien dont nous vous proposons de découvrir un extrait dans notre player vidéo.

Joachim Ohnona

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel