Elizabeth II : Le père fâché auteur de son agression picturale déclaré coupable
Publié le 8 janvier 2014 à 23:53
Tableau "Le Théâtre du couronnement, Abbaye de Westminster : un portrait de sa Majesté la reine Elizabeth II", réalisé par l'Australien Ralph Heimans à l'occasion du jubilé de diamant de la monarque britannique en 2012. Accrochée à Westminster, la toile a été vandalisée le 13 juin 2013 par un père en colère, Tim Haries.
La reine Elizabeth II au palais de Westminster lors de l'inauguration d'un vitrail spécial jubilé de diamant le 6 décembre 2013
Agrandissement d'une partie du tableau "Le Théâtre du couronnement, Abbaye de Westminster : un portrait de sa Majesté la reine Elizabeth II", réalisé par l'Australien Ralph Heimans à l'occasion du jubilé de diamant de la monarque britannique en 2012. Accrochée à Westminster, la toile a été vandalisée le 13 juin 2013 par un père en colère, Tim Haries.
La reine Elizabeth II au National Theatre à Londres le 22 octobre 2013
La reine Elizabeth II après la messe de Noël à Sandringham le 25 décembre 2013
Agrandissement d'une partie du tableau "Le Théâtre du couronnement, Abbaye de Westminster : un portrait de sa Majesté la reine Elizabeth II", réalisé par l'Australien Ralph Heimans à l'occasion du jubilé de diamant de la monarque britannique en 2012. Accrochée à Westminster, la toile a été vandalisée le 13 juin 2013 par un père en colère, Tim Haries.
Arrière-plan du tableau "Le Théâtre du couronnement, Abbaye de Westminster : un portrait de sa Majesté la reine Elizabeth II", réalisé par l'Australien Ralph Heimans à l'occasion du jubilé de diamant de la monarque britannique en 2012. Accrochée à Westminster, la toile a été vandalisée le 13 juin 2013 par un père en colère, Tim Haries.
Agrandissement d'une partie du tableau "Le Théâtre du couronnement, Abbaye de Westminster : un portrait de sa Majesté la reine Elizabeth II", réalisé par l'Australien Ralph Heimans à l'occasion du jubilé de diamant de la monarque britannique en 2012. Accrochée à Westminster, la toile a été vandalisée le 13 juin 2013 par un père en colère, Tim Haries.

Justice sociale contre justice royale, le combat semble inégal, et Tim Haries, un père privé de ses enfants qui avait manifesté sa colère en vandalisant le 13 juin 2013 en l'abbaye de Westminster une toile commémorant le couronnement de la reine Elizabeth II, risque d'en faire l'amère expérience.

Electricien de 42 ans et père de deux enfants dont il n'a pas la garde, l'homme avait extériorisé son mal-être et appelé littéralement à l'aide en gribouillant "Help" en peinture jaune-orangée sur un tableau monumental (2,7 sur 3,3 mètres) commandé spécialement pour les célébrations du jubilé de diamant commémorant en 2012 les 60 ans du règne d'Elizabeth II : Le Théâtre du couronnement, Abbaye de Westminster : un portrait de sa Majesté la reine Elizabeth II. La toile, réalisée par l'Australien Ralph Heimans. En comparution immédiate devant un tribunal dès le lendemain, il s'était déclaré "pas en mesure" de plaider coupable ou non coupable. Mercredi 8 janvier 2013, la cour de justice londonienne de Southwark a considéré qu'il l'était : opposant à sa ligne de défense, qui consistait à présenter ce geste comme un acte de désespoir visant à mettre en exergue "le problème de la justice sociale à notre époque", la certitude que la désobéissance civile n'est pas un argument recevable, le tribunal l'a reconnu coupable et l'a laissé en liberté provisoire en attendant sa sentence, le 5 février.

Il est certain que cet électricien de Doncaster (nord de l'Angleterre) pourra ajouter une grosse amende à la liste de ses soucis, puisque la restauration de l'oeuvre vandalisée représentant la souveraine debout dans le choeur de l'abbaye de Westminster, décrochée après avoir été barbouillée par Tim Haries, a coûté 8 800 euros.

A l'annonce de sa condamnation, le prévenu a réagi en défendant sa "manifestation pacifique au nom de ses enfants et des millions d'enfants séparés de leur père" par la justice britannique, rapporte l'AFP. Sur ce point sensible, Tim Haries avait reçu le soutien de l'association britannique de défense des pères séparés dont il est membre, Fathers4Justice, laquelle avait appelé, après avoir d'abord gardé ses distances, à écrire "Help" dans des "lieux significatifs visibles dans le monde". Quelques jours plus tard, un autre de ces papas désespérés que soutient l'organisme avait été arrêté à la National Gallery de Londres après avoir collé une photo de son fils sur le chef d'oeuvre de John Constable, La Charrette de foin.

Par Guillaume J. |
À propos de
Mots clés
People UK Famille royale Justice Procès
Suivez nous sur Google News
Tendances
Voir tous les people
Sur le même thème
Elizabeth II : à Marseille, le pavillon Monticelli, qui fut l’une des résidences de la reine, a aujourd’hui une tout autre fonction
Elizabeth II : à Marseille, le pavillon Monticelli, qui fut l’une des résidences de la reine, a aujourd’hui une tout autre fonction
6 mars 2026
Gérard Jugnot : De son fils Arthur à son petit-fils, il partage son constat sur son rôle de père et grand-père
Gérard Jugnot : De son fils Arthur à son petit-fils, il partage son constat sur son rôle de père et grand-père
5 mai 2026
Lucie Bernardoni (Star Academy) : Le père de sa fille déclare qu'elle aurait eu des gestes et un discours inappropriés à l'égard de l'adolescente
Lucie Bernardoni (Star Academy) : Le père de sa fille déclare qu'elle aurait eu des gestes et un discours inappropriés à l'égard de l'adolescente
13 février 2026
Les articles similaires
Dernières actualités
Dernières news