Samedi 3 janvier 2026, TF1 diffusait le 200ème prime de la Star Academy. Pour l'occasion, plusieurs anciens élèves ont fait leur retour en plateau et ont donné de la voix au côté de la nouvelle promotion. Mais outre ces célébrations, il était hélas l'heure pour le public d'éliminer un élève. Tout s'est joué entre Théo P, Victor et Anouk cette semaine. À l’issue des votes, c’est malheureusement Théo P qui a été éliminé, et "avec élégance" comme l'a précisé Nikos Aliagas.
Le jeune homme de 24 ans a fait le bilan de son aventure lors d'une interview pour Purepeople, heureux de tout ce qu'il a vécu mais se confiant tout de même avec honnêteté sur les difficultés rencontrées.
Vous avez quitté l’aventure samedi soir. Qu’avez-vous ressenti à ce moment ?
J'ai été triste. J'ai été un peu déçu de quitter ça. Quand je dis déçu, c'est déçu parce qu'on se dit qu'on peut toujours faire mieux et faire plus. Et le côté compétition, il était un peu plus présent. J'avais vraiment envie de bien faire. Mais j'étais quand même hyper fier de moi parce que j'ai fait un très beau prime. Et je voulais au moins partir la tête haute. Et c'est ce que j'ai fait. Je suis quand même content, mais hyper triste de quitter tout ça. De quitter cette aventure magique que je ne vivrais plus.
Étiez-vous prêt à quitter l’aventure ?
J'ai toujours gardé espoir. Et surtout avant les primes, j'étais toujours dans l'espoir. Et je me disais que tout pouvait basculer. Donc j’étais toujours motivé, toujours confiant. Parce que si je n'étais pas confiant, je n'aurais pas pu faire de belles prestations. J'aurais juste eu peur et je n'aurais pas kiffé. Donc j'étais dans le truc de me dire 'vas-y, prends du plaisir, kiffe et si jamais ça doit être la fin, ce sera la fin. Mais au moins, pas de regrets'. C'était vraiment ma mentalité.
On vous a vu très ému pendant ce prime. Notamment après votre prestation avec Ebony.
Oui, j'ai rarement ressenti ça en chantant avec quelqu'un. Même en chantant tout seul d'ailleurs. Et je la remercie parce qu'elle m'a vraiment permis de m'élever et de libérer certaines choses en moi aussi qui n'étaient pas encore sorties. Et c'est en ce sens-là aussi que je suis déçu. Parce que je me dis que c'est con. Elle a réussi à me débloquer des trucs. Et là je sors et j'aurais aimé en montrer plus. Mais je suis tellement reconnaissant de tout ce que j'ai pu montrer ici. Je me dis que ça sera pour l'après. Il faudra que je me serve de ça pour la tournée et tout le reste.
Après 3 mois d’aventure, que retenez-vous de cette expérience ?
Artistiquement ça m'a apporté plein de choses, ça c'est sûr. Et j'ai compris que j'étais fait pour la musique déjà. En tout cas, je me suis convaincu moi-même. Et c'est le plus important. Et puis, ça m'a apporté tellement d'ouverture d'esprit. Je me posais pas mal de questions pendant l'aventure. Et c'est des questions que je n'aurais jamais pu me poser si je n'avais pas fait la Star Ac. Et je suis trop reconnaissant d'avoir été éveillé à plein de trucs sur moi. Et sur ce que j'aime et sur ce que j'ai envie de faire dans la vie. Au-delà du côté artistique, le côté humain et ce que je suis vraiment, ça a vraiment été bouleversant. Je suis trop content d'avoir pu vivre ça.
Comment s’est passée la vie en communauté ?
Ce n'est pas évident franchement d'être avec 17 personnes au quotidien. C'est très bruyant. On ne se connaît pas beaucoup. Et on est tous euphoriques de ce qui est en train de se passer. C'est ouf. Donc on est hyper tous joyeux et tout ça. Mais il faut réussir à ce que chacun fasse des compromis. Parce que vivre à 17, c'est quand même des compromis. Il faut laisser l'autre aussi vivre. Mais on ne peut pas être pleinement soi. Parce que forcément, il y a des gens qui ne vivent pas comme nous. Et on n'est pas comme les autres. Et ils ne sont pas comme nous. Donc il faut faire des petits compromis. Mais ça reste grave faisable au début. On a tous de l'énergie. On a tous de la motivation. Ça serait plus compliqué au bout de trois mois d'aventure de vivre à 17.
On vous a vu traverser des moments un peu difficiles. Est-ce que parfois l’enfermement et la vie au château se sont révélés compliqués ?
C'est difficile de ne pas être en contact avec ses proches. Tu es enfermé. Tu ne peux pas faire ce que tu veux. Et parfois, j'avais juste besoin de liberté, de tout quitter et de prendre une bouffée d'air. C'est ça qui me fallait. Et c'est ça qu'il faudrait à tout le monde, je pense. Mais c'est le but du jeu. On sait pourquoi on est venu. On sait que ça va être ça, les règles. Mais à la fin, au bout de trois mois, il y a des moments où c'est compliqué. On a juste envie de dire stop et de partir. Mais c'est parce que c'est humain et que c'est hyper difficile tout ce qu'on vit.
Qu’est-ce qui vous a le plus manqué ?
Ce qui m'a manqué le plus, c'est le contact avec mes proches.
Ce que disent souvent les élèves quand ils sortent, c'est que la première chose qu'ils ont envie, c'est de dormir et de se reposer.
Bien sûr, on est crevé. Là, ça fait trois mois que j'enchaîne prime, éval, prime, éval, prime, éval. Et c'est difficile. Et j'ai envie de me reposer, mais en même temps, j'ai envie de profiter. Parce que si je dors, je ne vais rien voir. Il faut que je profite et que je sois quand même là, dans les instants présents. Mais là, je sais que quelques jours vont s'écouler, où je vais juste décompresser et penser à moi.
Vous attendiez-vous à un rythme aussi soutenu et intense en arrivant dans l'aventure ?
Non, pas du tout, parce qu'en bon élève que je suis, je n'ai absolument pas regardé comment ça fonctionnait, ce truc. On m'avait dit, Théo, tu vas bosser. Mais bon, tu vas bosser, ça veut tout et rien dire. Mais là, c'est intense, c'est fatigant, c'est très fatigant.
Est-ce que c’est difficile de respecter une bonne hygiène de vie au château ?
Non, ça a été hyper difficile parce qu'il faut de l'énergie pour faire du sport. Et malheureusement, il n'y avait plus beaucoup d'énergie. Et l'énergie que j'avais, je la mettais vraiment dans la musique. Et peut-être que j'aurais dû plus de fois justement faire du sport parce que quand je voyais les bienfaits que ça me procurait, c'était vraiment essentiel. Mais du coup, c'est vrai que la nourriture, les petites gourmandises, c'est aussi un moyen de décompresser, de prendre du kiff et un peu de plaisir. Donc, il fallait essayer d'être juste entre les deux. Mais je pense que j'ai bien perdu quelques kilos de muscles (rires).
Quel était votre professeur préféré ou celui qui vous a le plus appris ?
Sofia (Morgavi, ndlr), elle m'a tellement appris. Sofia a été hyper à l'écoute avec moi dès le début. Et elle m'a donné des conseils qui m'ont permis d'évoluer de ouf. Entre le Théo de maintenant et le Théo d'il y a trois mois, ça n'a plus rien à voir. Et j'ai envie de dire merci à Sofia parce qu'en fait, elle m'a débloqué des trucs. Et sans elle, je n'aurais certainement pas fait cette aventure-là.
En sortant, vous avez récupéré votre téléphone. Comment avez-vous géré votre retour sur les réseaux sociaux ?
Je ne suis pas trop allé m'attarder sur ce qui se disait pour être honnête. J'ai juste pris le temps de regarder les prestations qui, moi, m'avaient marqué ou que j'avais envie de revoir. C'est tout. Mais sinon, ce n'est pas quelque chose que j'ai trop envie de prendre en considération, tout ce qui se dit. Je prends les trucs positifs avec grand plaisir. Et les trucs qui sont négatifs, je passe au-dessus et je ne prête pas trop attention.
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