"Très heureuse d’annoncer l’obtention de mon diplôme du programme BBA de l’emlyon business school, en parcours Sportif de Haut Niveau. Ces années ont été une expérience particulièrement enrichissante, me permettant de concilier exigence académique et engagement sportif au plus haut niveau. Un équilibre parfois challengeant, mais extrêmement formateur." En mai dernier, Mathilde Pinault se réjouissait sur LinkedIn d’avoir décroché au terme de cinq années d'études son diplôme dans la célèbre école de commerce lyonnaise. Le challenge, on veut bien la croire, était de taille puisque, ainsi qu’elle le souligne, parallèlement à ce cursus universitaire exigeant, la jeune femme a continué de pratiquer à très haut niveau sa discipline sportive favorite.
"Cavalière française circuit international", c’est d’ailleurs sous ce titre que l’aînée de François-Henri Pinault se présente d’abord sur le réseau social professionnel, un titre complété par cette activité : "Coordinatrice VIP & célébrités chez Boucheron." Boucheron… Cette célèbre marque de luxe fait partie du groupe Kering, géant détenu par son père. Une entreprise qui compte parmi ses pépites les maisons Gucci, Balenciaga ou encore Bottega Veneta. Un univers que Mathilde Pinault connaît bien et dont elle fréquente régulièrement les grands rendez-vous, elle qui a été aperçue à plusieurs reprises lors des Fashion Weeks et des défilés des maisons du groupe.
Mathilde Pinault a vu le jour le 20 février 2002. Fille de François-Henri Pinault et de sa première épouse Dorothée Lepère, elle a un frère aîné, François, né cinq ans avant elle. Ce dernier est le troisième membre de la lignée à porter ce prénom, après son père et son grand-père. La jeune femme a également une demi-soeur, Valentina Paloma Pinault, née de l’union de François-Henri Pinault avec l’actrice Salma Hayek.
"C'est ma mère qui m'a vraiment mise à cheval, expliquait Mathilde à la chaîne Stud For Life en 2021. C’était une cavalière du dimanche, donc c'était vraiment à poney, dans les parcs dans Paris." Le poney, c’est donc par là que débute Mathilde, rêvant de monter de plus grandes et plus belles montures lorsqu’elle assiste notamment à des jumpings prestigieux comme le Gucci Masters. "Pour moi, c’était quelque chose d’inatteignable", lâche-t-elle avant de détailler comment, petit à petit, poussée "tranquillement par sa mère" et aidée par sa famille, elle a pu gravir les échelons.
© Studforlife
"C'est sûr que c'est un sport qui coûte de l'argent. C'est mon grand-père et mon père qui sont mes sponsors et aussi mes premiers supporters. Et j'ai beaucoup de chance pour ça…", reconnaît la cavalière dans l’interview, notant cependant qu’elle a beau aujourd’hui monter des chevaux magnifiques, seul le travail lui a permis d’atteindre dans sa discipline, le saut d’obstacle, le niveau qui est le sien aujourd’hui.
"Dans toute ma formation en tant que cavalière, même quand j'étais petite et vraiment débutante, on m'a toujours dit : 'Pour aller vite, il faut aller doucement' et faire les choses étape par étape, en revenant sur les bases. Après, c'est sûr qu'acheter des chevaux chers, des chevaux d'expérience, pour de jeunes cavaliers, ça permet vraiment de se former. (...) Mais pour atteindre le haut niveau, avec une certaine régularité, c'est le travail qui fait les choses. (...) C'est un sport d'humilité."
Humilité ne veut pas dire dénuée d’ambitions. Au contraire. Celles de Mathilde, que sa célèbre belle mère qualifie de "rayon de soleil", s'appuient d'ailleurs sur une activité soutenue au plus haut niveau. Selon les statistiques de la Fédération équestre internationale (FEI), la cavalière française a déjà pris le départ de plus de 720 épreuves internationales de saut d'obstacles et compte neuf victoires sur le circuit. Elle occupe actuellement la 1 874e place du classement mondial Longines et la 448e du classement mondial des cavaliers de moins de 25 ans.
Des chiffres qui la placent encore loin des tous meilleurs mondiaux, mais qui lui permettent cependant, peut-être inspirée par le parcours de son grand-père, son idole, de rêver plus grand. Dans un entretien accordé à Paris Match en 2022, Mathilde Pinault affichait d’ailleurs la couleur : "Je me donne deux ans pour progresser. J'aimerais faire la Coupe du monde à Aix-la-Chapelle, en 2024. Et pourquoi pas les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028..."
En attendant, la jeune femme continue de s'entraîner tout en s'investissant dans ce secteur qu'elle connaît particulièrement bien. En mars 2023, Mathilde Pinault a ainsi été nommée directrice générale de Thilda Trend, une société spécialisée dans l'achat, la vente, l'élevage et la valorisation de chevaux et présidée par son grand-père, François Pinault.
Créée en 2023, la société a vu son capital passer de 20 000 à 681 250 euros en quelques mois seulement. Une nouvelle responsabilité pour la jeune femme qui, maintenant qu’elle a décroché son diplôme d'école de commerce, va pouvoir conjuguer ses premiers pas dans la gestion d'activités liées au monde équestre et la poursuite de ses ambitions sportives.
player2
player2