En route vers l’Oise pour présenter son spectacle au titre tristement prémonitoire "À quel moment ça a merdé ?", l’humoriste Anthony Joubert a été victime samedi 15 novembre d’une violente agression dans un TER reliant Paris au nord du pays. Selon Le Parisien, l’artiste de 41 ans a reçu plusieurs coups au visage avant de descendre en urgence à la gare de Compiègne, où les pompiers l’ont pris en charge. Son œil gauche, fortement tuméfié, témoigne de la brutalité de l’attaque.
Dans une série de messages publiés sur Instagram, l’ancien candidat de La France a un incroyable talent a confié son incompréhension : "C’est ce qu’on appelle ma première agression… Faites attention, il y a des fous partout. Encore heureux qu’il avait juste des poings et pas un couteau. Cela aurait pu être pire", rapportent nos confrères du Parisien.
Il a par la suite livré un récit plus détaillé, notamment au micro d’ICI Gard Lozère : "J’étais dans le TER Gare du Nord… Je travaillais tranquillement et d’un coup je relève la tête et je vois un golgoth devant moi qui me dit : 'Pourquoi tu aspires mon âme avec tes yeux ?' J’ai pas le temps de lui répondre." L’humoriste décrit alors une explosion de violence : "Il se met à me tabasser. Il me passe à tabac… J’ai rien compris. Ça dure au moins 10 secondes, c’est long 10 secondes. Puis il sort, c’était son arrêt. J’étais dans l’incompréhension."
Malgré cinq heures passées aux urgences, un visage bien amoché et une main bandée, l’humoriste qui avait tenu un rôle emblématique dans Plus belle la vie a maintenu sa représentation à Ressons-sur-Matz, comme il l’a confié à Le Parisien : "Tant que je suis debout, je monte sur scène, même avec un œil et une main." Le public, prévenu, l’a attendu jusqu’à 22 heures. Anthony Joubert a également annoncé qu’il avait porté plainte, mais déplore l’issue probable : "Même s’ils l’attrapent, ce mec fera une demi-heure de garde à vue… On va lui tirer l’oreille en lui disant 'Faut plus recommencer !' Ce n’est pas normal."
Le parquet de Compiègne a ouvert une enquête pour "violences volontaires dans un moyen de transport collectif", précise Le Parisien. Les investigations se poursuivent pour identifier l’agresseur.
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