Diffusé ce jeudi 27 mars à 23 heures sur France 2, le documentaire inédit de Complément d'enquête s'intéresse à l'influence et aux méthodes du président du Paris Saint-Germain et de beIN Media Group Nasser al-Khelaïfi. "Un entretien de près de 20 minutes accordé au journaliste et présentateur Tristan Waleckx, que Le Parisien-Aujourd’hui en France a pu visionner avant", explique Le Parisien, en révélant alors les propos de Véronique Rabiot, venue apporter son éclairage en fin d'émission.
Elle a alors commencé par raconter ses relations avec le célèbre dirigeant qatari, qu'elle a longtemps côtoyé puisque son fils Adrien Rabiot a évolué sous la tunique parisienne. "Je pense que je le connais bien, nous nous sommes souvent rencontrés de 2014 à 2018 (pendant le passage de son fils à Paris, ndlr). Il peut être sympathique, abordable. Il peut être franchement désagréable...", a-t-elle confié.
Et d'ajouter : "On avait une très bonne entente même. Il était proche d’Adrien, il avait même je pense de l’affection pour Adrien. Il y a eu des tensions à partir de 2018 quand Adrien a souhaité partir. Adrien a été mis au placard parce qu’il ne voulait pas resigner (son contrat se terminait en juin 2019, ndlr). Il ne gère pas le non. Ça (comment il réagit, ndlr) peut être la colère, mais c’est surtout la guerre. Il m’avait dit : ce sera la guerre. Et ça a été effectivement la guerre."
Elle est ensuite revenue sur ce stage au Qatar en janvier 2019 où son fils a refusé de s'y rendre, et révèle pourquoi : "Moi je demande qu’il soit libéré parce que sa grand-mère vient de mourir et que son père est mourant. On savait qu’il allait mourir pendant qu’il serait au Qatar."
Cet entretien était également l'occasion pour Véronique Rabiot de revenir sur les banderoles et insultes à l'encontre de son fils lorsqu'il s'est rendu le 16 mars dernier au Parc des princes pour défier son ancien club sous les couleurs de l'Olympique de Marseille, le club rival. "Je n’ai surtout pas compris le manque de réaction des instances du football et des gens qui étaient dans la corbeille (les dirigeants parisiens, ndlr). Ce qui me choque surtout, c’est de penser que le match n’a pas été arrêté, que l’arbitre n’a rien entendu alors que tout le monde a entendu, voici ce qui me choque." Elle a porté plainte, avec son fils.
Véronique Rabiot déplore donc le silence de la Ligue, pointant alors du doigt l'attitude du président de la Ligue de football professionnel, Vincent Labrune, qui ne l’a pas contactée après cette séquence. "Un silence qu’elle attribue à la proximité entre le patron de la LFP et Nasser Al-Khelaïfi". Ce dernier est-il derrière tout cela ? "Il est responsable de ce qu’il se passe dans son stade. Il y a des gens qui peuvent contrôler, qui sont sous ses ordres, tout le monde sait ça, je n’invente rien."
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