"Vous savez, j’ai beaucoup hésité parce que je me suis dit : "c’est mon coin, c’est perso". C’est l’histoire de l’ermite. Dans son ermitage, il est seul", a confié Guy Savoy à Laurent Delahousse. Le chef multi-étoilé, avec 56 ans de carrière, protège ce "lieu singulier" dans lequel il se sent bien. Cela fait 52 ans qu’il vient dans les Alpes vaudoises, véritable rupture avec Paris, qu’il "adore" malgré tout.
"Mais ici, il y a quelque chose. Le bien-être ne s’explique pas. Il se ressent et il se vit", a expliqué l'ex de Sonia Mabrouk face à cet ensemble montagneux.
Celui qui a l’habitude de croiser Anatole, le renard renommé par les gens du hameau, a ensuite ouvert les portes de sa cabane de 65 mètres carrés, située à 1 700 mètres d’altitude, dans laquelle il vit presque en autonomie, comme il avait pu le confier au Parisien, révélant avoir des panneaux solaires pour l’éclairage.
Dans la continuité de cette visite, Guy Savoy a accepté de laisser les caméras de France 2 filmer l’intérieur de son sublime refuge en bois. "Je comprends que vous soyez tombé amoureux de ce lieu", lui a alors dit l’animateur, émerveillé face à cette cabane chauffée par un sublime poêle en bois. En chef qui se respecte, Guy Savoy a bien évidemment son coin cuisine, dans lequel il a préparé un bon repas à Laurent Delahousse.
Cet entretien a également été l’occasion pour Guy Savoy de revenir sur un énième accomplissement dans sa longue carrière. Il est le premier cuisinier à entrer à l’Académie des beaux-arts. Élu le 13 novembre 2024, il a déclaré, en direct de la place de l’Institut, auprès de Laurent Delahousse : "Je serai installé ici le 20 mai 2026. Ça va être quelque chose. J’ai déjà le trac". "Curieusement, dans les 48 h qui ont suivi, j’ai revécu tous les événements de mon adolescence, quand on essayait de me décourager d’être cuisinier", a-t-il poursuivi, évoquant une "forme de mépris".
La psychologue qu’il a dû voir afin d’entrer en apprentissage lui avait alors dit qu’il n’était pas fait pour un métier manuel, et encore moins dans l’alimentation. "C’est pas en me faisant bouger des cubes pendant 10 minutes que vous allez me faire changer une idée que j’ai en tête depuis des années", lui a-t-il alors répondu. La suite de son histoire lui a prouvé qu’il a eu raison de croire à son rêve.
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