Ce lundi 9 février 2026, Jordan de Luxe a publié sur sa chaine YouTube un numéro inédit de son émission Le Jet de Luxe, dans laquelle il se retrouve en interview avec différentes personnalités. Aujourd'hui, le chroniqueur de TBT9 - qui a récemment perdu une personne chère à son cœur - reçoit Sébastien Thoen, qui a commencé sa carrière à Canal+ en 1996, en travaillant pour les émissions de Karl Zéro Le Vrai Journal puis Le Journal des Bonnes Nouvelles. A l'époque, il touchait entre 7 et 10 000 euros. C'est ce qu'il a confié dans cet entretien. Et de préciser : "Je suis un centriste des gens un peu friqués, des nouveaux riches, je suis un futur pauvre."
Et s'il n'a pas gagné davantage d'argent, il l'explique de la manière suivante : "J'aime bien ne pas trop bosser non plus. Avoir mes proches, appeler mes potes, faire un resto, aller à la salle de sport...Donc avoir du temps, et bosser donc deux, trois jours par semaine." Sébastien Thoen reconnait tout de même avoir une situation privilégiée : "Evidemment, par rapport à ce que cela vaut, et à ce que touche un ouvrier chinois, c'est honteux."
Depuis 2021, il fait pour rappel partie des Grosses Têtes sur RTL. Mais c'est donc à Canal+ qu'il s'est fait connaitre. Il y a passé une bonne partie de sa carrière, jusqu'à son licenciement en 2020. Il était alors chroniqueur dans l'émission Canal Sports Club depuis 2019 et présentateur du Journal du hard depuis 2014.
Sébastien Thoen s'est attiré les foudres des dirigeants du groupe après avoir participé à un sketch parodique de l'émission L'Heure des pros (CNews) en compagnie de Julien Cazarre et Thomas Séraphine. Bien que cette parodie intitulée « L'Heure des Pronos » ait été diffusée sur la plateforme Winamax TV et non sur les antennes de Canal+, la direction a considéré cet acte comme un manquement au devoir de loyauté envers le groupe.
Son éviction a déclenché une polémique majeure au sein du paysage médiatique français, car elle a été perçue par beaucoup comme une remise en cause de la liberté d'expression et du droit à la caricature, y compris en dehors du cadre strict de l'entreprise. Ce licenciement a entraîné un mouvement de contestation inédit au sein de la rédaction des sports de Canal+ : une trentaine de journalistes et collaborateurs avaient signé un communiqué de soutien à l'humoriste, défendant la "liberté de ton" historique de la chaîne. Cette crise avait d'ailleurs conduit au renvoi du commentateur Stéphane Guy, licencié pour lui avoir rendu hommage à l'antenne.
Malgré la brutalité de cette rupture à l'époque, Sébastien Thoen avait assuré plus tard en interview s'être séparé en bons termes avec ses anciens employeurs : "On a trouvé un accord avec Canal. Ils ont été très courtois, depuis le début. (...) J'ai fauté, mais on a trouvé un deal ! (...) Je suis libre et on se quitte bons amis."
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