Messmer, de son vrai nom Éric Normandin, est devenu père très jeune. Il avait 20 ans à la naissance de son premier fils, Cédérick, puis 22 ans lorsque son deuxième garçon, Antoine, a vu le jour. Nés d'une précédente union, les deux frères ont grandi dans l'univers de leur célèbre père et l'accompagnent aujourd'hui régulièrement lors de ses spectacles. Antoine Normandin a également choisi de faire ses propres expériences devant les caméras. Il a notamment participé à La Villa des cœurs brisés et aux Cinquante. Un parcours que son père commentait avec amusement et fierté sur RFM en mars 2025. "Il s'en est bien tiré. Il a même fait des tests d'hypnose avec les candidats pour les aider dans une performance dans Les Cinquante. La Villa des cœurs brisés, il s'est dit : 'Je vais aller là-bas, m'amuser.' Finalement, il s'en est sorti la tête haute", confiait l'hypnotiseur.
Messmer est également le père de deux filles aux prénoms originaux, Soleil et Magie, nées de son union avec Sophie "Bellair" Béliveau. Mais derrière cette vie de famille se cache une épreuve avec laquelle ses deux fils aînés doivent apprendre à vivre. Il y a quelques années, Cédérick et Antoine ont appris qu'ils étaient tous les deux atteints de rétinite pigmentaire, une maladie génétique dégénérative qui entraîne une détérioration progressive de la vision et peut conduire à la cécité.
Impossible pour les deux frères de savoir précisément à quel rythme leur vue va se dégrader. Une incertitude qu'Antoine Normandin a choisi d'évoquer publiquement ce mercredi 23 septembre sur Instagram. En légende d'une photo de lui, il a commencé son message par des mots sans détour : "Je vais perdre la vue." Et d'ajouter : "Pour ceux qui le savent, les couchers de soleil ont une signification particulière pour moi. C'est un des rares moments où je ne parle pas, où je m'arrête et où je prends simplement le temps de regarder". Le trentenaire préfère donc profiter pleinement de ce que ses yeux lui permettent encore d'admirer plutôt que de vivre dans l'anticipation de la maladie. "Parce que la vérité, c'est que je ne sais pas lequel sera le dernier que je pourrai voir. Alors j'en profite. De chaque coucher de soleil, de chaque paysage, de chaque instant. Exactement comme je profite de la vie", a-t-il poursuivi.
Une philosophie qu'il semble aborder sans laisser la peur prendre le dessus. À un internaute qui lui demandait directement s'il avait peur face à ce qui l'attend, le fils de Messmer a d'ailleurs répondu simplement : "Non." Et lorsqu'un autre a salué sa manière d'affronter la maladie, Antoine Normandin a résumé son état d'esprit en quelques mots : "Pas le choix." Une réponse qui en dit long sur sa volonté de continuer à avancer et à profiter de tout ce qu'il peut encore voir.