Le 29 mars 2016, l'inimitable Jean-Pierre Coffe s'éteignait à 78 ans. C'est dans la sérénité de sa demeure de Lanneray, en Eure-et-Loir, qu'il a poussé son dernier souffle. Cette maison dans laquelle il s'était retirée depuis 2012, se sachant affaibli par la maladie de Parkinson dont il souffrait depuis plusieurs années. Mais finalement, il a été emporté par une crise cardiaque dans la nuit.
Connu pour ses mythiques lunettes rondes et colorées mais aussi ses coups de gueule, Jean-Pierre Coffe était l'épicurien par excellence. Avec énergie et même acharnement, il a consacré sa vie à défendre le terroir et le bien-manger. Mais l'animateur et critique gastronomique avait aussi un autre grand projet : celui de La Duchaylatière. C'est le nom de sa magnifique propriété située au lieu-dit La Forêt, à Lanneray donc, où il cultivait sa passion intime qui était en réalité la botanique et le jardinage.
Lorsqu'il s'installe dans ce domaine en 1985, le terrain est à l'abandon depuis près d'un siècle. Il va passer 30 ans à débroussailler, abattre, planter et imaginer de toutes pièces un immense parc paysager de 2 hectares, riche de plantes rares, d'hortensias, de rhododendrons et de dizaines d'essences d'arbres. Après sa disparition soudaine en 2016, c'est son compagnon, Christophe Dolbeau rencontré Jean-Pierre Coffe en 2004 et de 39 ans son cadet, qui a repris le flambeau. Il entretient depuis et fait vivre ce lieu avec la même exigence pour honorer la mémoire et le travail de l'animateur.
En interview pour France Dimanche, Christophe Dolbeau se confie sur ce que représentait ce terrain pour Jean-Pierre Coffe. "Son bébé. Son œuvre. Trente-quatre ans de patience, près de 400 variétés d'arbres, six jardins imaginés par lui", détaille-t-il, rappelant que le parc a reçu le label Parcs et Jardins de France en 2018. En outre, aujourd'hui, La Duchaylatière n'est plus seulement une demeure privée. Il est désormais possible de la visiter sur réservation, et le domaine abrite également un gîte (pour y séjourner) ainsi qu'une boutique d'antiquités.
"Ce n'est pas un sanctuaire, c'est un héritage vivant. Et dans chaque arbre qui pousse, c'est comme si Jean-Pierre respirait encore...", conclut avec poésie le dernier amour de sa vie.
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