Johnny Depp aura eu deux carrières, celle avant son divorce d'Amber Heard et celle qui a suivi leur rupture et surtout le scandale de violences conjugales qui en a découlé. Il a fait un retour en force sous la direction de Maïwenn avec Jeanne du Barry, présenté au Festival de Cannes 2023. Cette fois, l'ex de Vanessa Paradis, père de leurs enfants Lily-Rose et Jack Depp, revient sous le feu des projecteurs en tant que réalisateur, vingt-sept ans après The Brave. Il s'est penché sur l'histoire de Modigliani et son oeuvre, Modi, a été présenté au prestigieux festival de San Sebastian. Mais tout ne s'est pas déroulé comme prévu.
Pierre Niney doit être soulagé d'avoir cédé la place à Riccardo Scamarcio pour le premier rôle de Modi, réalisé par Johnny Depp. En effet, le film a été plutôt "bien accueilli par la presse et le public espagnols, à l'inverse des critiques américains qui l'ont atomisé", relate Le Parisien. De plus, la promotion n'a pas été simple puisque les retards de la star Depp à ses interviews ont été légion.
Au point que son entourage a dû mettre en place pour les journalistes non-ibériques une table ronde à 12 pour rencontrer Depp, Scamarcio et la comédienne Antonia Desplat ensemble durant vingt minutes. Agacés, les reporters cinéphiles ont refusé ce changement et l'ont boycotté en n'écrivant aucun mot sur le film, tandis que ceux du Parisien ont appris que leurs entretiens étaient "'reportées à une date postérieure au festival', prétextant un départ anticipé de Scamarcio 'pour raisons professionnelles".
Le passif de Johnny Depp en mauvais élève de la promotion de ses films est bien chargé. Pour la conférence de presse de Jeanne du Barry, il avait déjà eu trois quarts d'heure de retard... "C'est un homme qui vit sans montre et personne n'a vraiment d'emprise sur son emploi du temps", avait confié un distributeur à Paris Match lors du Festival de Cannes 2023.
A la décharge de Johnny Depp cette fois, il n'est pas le seul responsable de la colère de la presse. Une crise a eu lieu lors de la Mostra de Venise, "les journalistes présents ont quitté une conférence de presse et signé collectivement une déclaration pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail", souligne le quotidien parisien.
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