Tout le monde connaît Arthur comme un animateur du paysage audiovisuel français, mais il s'est surtout imposé au fil des décennies comme un homme d'affaires hors pair. Son flair pour les affaires s'est concrétisé dès le milieu des années 1990. En effet, Arthur crée avec Stéphane Courbit la société de production Case Productions, qui devient par la suite “Arthur Stéphane Productions”. Cette structure donne notamment naissance à l'émission Les Enfants de la télé. Mais ce n’est pas tout ! Très présente sur le marché, la société rachète par la suite de nombreuses autres entreprises de production avant d'être vendue au géant Endemol. Cela dit, au terme de cette vente historique, l'animateur ne se retire pas et devient le vice-président de la filiale française. Endemol France connaît alors d'importants et mémorables succès durant les années 2000 : Loft Story, Star Academy... Rien que ça !
Par la suite, le producteur, aujourd’hui âgé de 60 ans, a enchaîné avec la création d'autres boîtes de production et d'entreprises variées. Tant d'investissements judicieux et de projets porteurs ont ainsi conduit le célèbre classement de l'hebdomadaire Challenges à évaluer sa fortune personnelle à 270 millions d'euros en 2015. Une ascension fulgurante qu’Arthur doit donc en grande partie à son associé de départ Stéphane Courbit, croisé au pire moment possible de sa carrière.
Rien ne laissait présager que les couloirs feutrés de la direction d'une grande chaîne allaient devenir le berceau d'une multinationale du divertissement. Et pourtant ! Invité au micro du podcast Fracture, Arthur est revenu sur le moment où son destin a pris un virage à 180 degrés : “TF1 m’a viré. Le jour où j’ai été viré, j’étais dans la salle d’attente d’Étienne Mougeotte et il y avait un autre mec qui était dans la salle d’attente qui attendait lui aussi de se faire virer. C’était Stéphane Courbit. À la fin de nos deux licenciements, je lui ai dit : “Mais tu veux pas qu’on aille prendre un café”. On a pris un café et on a monté [notre boîte de production, ndlr]. Il y avait rien parce qu’à ce moment-là, il n’y avait ni idée, ni argent. Et c’est comme ça qu’on a démarré.”
Cette situation précaire n'a pourtant pas découragé les deux hommes, bien décidés à rebondir immédiatement. “Je gagnais beaucoup de sous à la radio donc ça a permis de faire vivre mais moi quand j’ai connu Stéphane il avait encore un emprunt étudiant. Aujourd’hui, c’est le premier producteur de la planète. En fait, moi je trouve qu’on a eu beaucoup de chance. On a travaillé comme des malades, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, mais on a été, je crois, des formidables opportunistes”, analyse Arthur avec le recul.
Preuve, s'il en fallait une, que les échecs les plus cuisants peuvent parfois s’avérer être les plus belles opportunités.
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