Fondateur et président d’Altice France, géant mondial des télécommunications, Patrick Drahi a su tirer son épingle du jeu et devenir l’une des figures les plus emblématiques des médias et des télécommunications à l’aide d’achats stratégiques et bien pensés.
Le groupe avait notamment pu acquérir SFR en 2013, s’imposant ainsi davantage face à ses concurrents. C’est justement de ce célèbre opérateur français de télécommunications qu’il a été question le 17 avril 2026.
Le communiqué de presse paru vendredi dernier, relayé par Altice France, ne peut pas être plus clair : "A la suite du process de due diligence initié en 2026, Bouygues Telecom, Free – Groupe Iliad et Orange annoncent la remise d'une nouvelle offre et entrent en négociations exclusives avec le groupe Altice France en vue de l’acquisition de SFR". Et cette offre est plus qu’alléchante puisqu’elle "porte sur un montant total de 20,35 milliards d'euros de valeur d’entreprise pour les actifs considérés d’Altice France". Le célèbre groupe affirme donc avoir "octroyé une période d’exclusivité au Consortium jusqu’au 15 mai 2026". Ce temps permettra notamment de finaliser les termes et la documentation de la transaction, une phase nécessaire lors d’un rachat d’une telle envergure.
Le Point avait affirmé le matin-même, à l’aide d’une source proche du dossier, que celui qui avait dû se séparer de BFMTV et RMC à l’été 2024 avait bel et bien accepté l’offre faite par l’association de Bouygues Telecom, Free – Groupe Iliad et Orange. Pour rappel, une offre avait déjà été faite le 15 octobre 2025 pour 17 milliards d’euros, une somme qui n’était pas à la hauteur des attentes d’Altice France, qui avait donc préféré passer son tour. Cette fois-ci, le trio d’acheteurs semble avoir visé juste avec un prix qui a su convaincre.
Comme précisé dans le communiqué, l’offre "porte sur l’acquisition de la plupart des actifs d’Altice France – SFR" avait une répartition du prix et de la valeur suivante : "42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Free – Groupe Iliad et 27% pour Orange". Si un accord financier a été trouvé avec le magnat milliardaire franco-israélien qui a déjà fait affaire avec l’animateur Arthur, cela ne signifie pas pour autant que l’opération se réalisera. En effet, la législation veut que les syndicats de SFR soient consultés avant une signature définitive et que les autorités de régulation donnent leur accord.
Il s’agit néanmoins d’un événement majeur qui pourrait voir la France passer de quatre à seulement trois opérateurs de réseau.