Mercredi, un communiqué commun a fait son petit effet sur la planète fashion : Giovanni Battista Valli a officiellement racheté la pleine propriété de sa marque éponyme à Artémis. Si le montant de cette transaction ultra-secrète n'a pas fuité, l'enthousiasme, lui, est bien palpable.
Le maestro des robes en tulle volumineuses et des tapis rouges glamour ne boude pas son plaisir. Dans le communiqué, il s'est réjoui de cet accord qui lui permet de "retrouver pleinement la maîtrise" de sa marque et de "poursuivre son développement avec enthousiasme et énergie".
Pour comprendre cette séparation, il faut remonter un peu le temps. Le couturier italien, qui a fondé sa maison en 2005 et ébloui la Fashion Week avec sa première collection haute couture en 2011, avait ouvert son capital à la famille Pinault en 2017. L'idylle s'était même renforcée en 2021, quand Artémis était devenue l'actionnaire majoritaire de la griffe.
Mais en janvier dernier, la griffe avait créé la surprise en annulant purement et simplement son très attendu défilé haute couture, évoquant mystérieusement une "revue de ses activités". Du côté de la famille de François Pinault (dont la holding Artémis contrôle le géant du luxe Kering), c'est l'heure des grands réajustements. La société, qui possède de véritables joyaux comme la maison de ventes Christie's, le prestigieux vignoble Château Latour ou encore le magazine Le Point, semble en pleine opération recentrage.
Fin janvier, Artémis avait déjà fait les gros titres en se délestant de ses parts dans l'équipementier sportif Puma pour la somme faramineuse d'environ 1,5 milliard d'euros. L'objectif ? Se concentrer sur les affaires dont ils ont le contrôle absolu et dénicher de nouveaux secteurs porteurs. Une page se tourne donc pour Giambattista Valli, qui s'apprête à voler de ses propres ailes vers de nouvelles aventures.
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