Chez LVMH, les affaires se font en famille. Bernard Arnault et ses enfants gèrent ensemble l'empire familial. Ainsi, ses deux aînés, Delphine, 50 ans, et Antoine, 48 ans, nés de son premier mariage avec Anne Dewavrin, occupent respectivement les postes de PDG de Dior pour l'une et de patron de Berluti, ainsi que de directeur image et environnement du groupe LVMH pour l'autre.
Depuis plus de 20 ans, le grand patron a refait sa vie avec la pianiste québécoise Hélène Mercier. De ce second mariage sont nés trois fils : Alexandre, 33 ans et directeur exécutif de Tiffany & Co, Frédéric, 31 ans, et PDG de TAG Heuer, et Jean, 27 ans, directeur marketing et développement pour les montres Louis Vuitton. Malgré ces postes à haute responsabilité, une enquête parue dans les colonnes de Libération en décembre dernier indique que leur mère souhaiterait "que ses trois fils aillent plus vite" dans leur ascension au sein du groupe. "Ce conflit ouvert est une vue de l'esprit. Et moi en chef d'orchestre, c'est un roman dans le roman. Nous sommes une famille recomposée, mais unie et qui s'aime. Il n'y a aucun conflit ouvert. Mon mari est exactement du même avis", répondait l'intéressée aux journalistes de Libé.
Dans un extrait de l'entrevue entre Audrey Crespo-Mara et Hélène Mercier-Arnault partagé sur les réseaux sociaux, issu du Portrait de la semaine de Sept à huit qui sera diffusé ce dimanche 22 février sur TF1, la discrète femme du milliardaire est revenue sur cette supposée guerre au sein de sa famille.
Face à la veuve de Thierry Ardisson, la musicienne qui se fait d'ordinaire rare dans les médias confirme ses affirmations parues dans Libération, et dément la théorie selon laquelle la fratrie se déchirerait sur la question de la succession du groupe : "À ma connaissance pas du tout et à la connaissance de mon mari, non plus", déclare-t-elle.
Avant de préciser que Bernard Arnault n'a pas prévu de prendre sa retraite de sitôt, et que ses cinq enfants sauront respecter ses volontés et mettre leur ambition de côté pour le bien du groupe : "Mon mari a été très clair là-dessus, il est toujours là. Je ne pense pas que tout le monde ait forcément envie de lui succéder. Et je pense que tout le monde est assez bien élevé, intelligent et sensible pour faire passer le sens de la famille et la vérité des émotions avant des luttes de pouvoir."
Et de revenir sur le portrait dépeint d'elle dans l'enquête parue dans Libération, où la mère de famille apparaît comme le cerveau de l'affaire, alimentant les tensions entre les enfants Arnault. Une version des faits que Hélène Mercier-Arnault réfute complètement face à la caméra de la Une : "Vous imaginez une mère qui pousserait ses fils aux hautes fonctions ? D'abord, je n'ai absolument pas besoin de vivre par procuration. Et en plus, ce serait inhumain de les pousser à ce point".
Avant de rappeler qu'elle ne travaille pas au sein de LVMH et que ce ne sont pas ses décisions à prendre : "Le projet de LVMH et ses enfants autour de lui, c'est le projet de mon mari, ce n'est pas le mien. Ce n'est vraiment pas mon combat ! Encore une fois, c'est un discours médiatique qui est très, très loin de la réalité." Voilà qui a le mérite d'être clair.
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