L'enseigne Gifi ne s'en sort pas ! Son discret patron Philippe Ginestet n'a pas fait que des bons choix
Publié le 11 février 2026 à 07:30
Gifi, autrefois un empire rentable, traverse une crise profonde. Entre concurrence féroce, succession familiale houleuse et décisions passées contestées, l'enseigne se retrouve en difficulté. Les banques injectent des fonds, mais la question demeure : quel avenir pour ce géant du discount qui semble perdre son chemin ? Une enquête révèle les raisons de cette chute spectaculaire.
L'enseigne Gifi ne s'en sort pas ! Son discret patron Philippe Ginestet n'a pas fait que des bons choix
L'enseigne Gifi traverse une crise financière majeure après deux années de lourdes pertes en 2023 et 2024.

Philippe Ginestet, portrait de l'entrepreneur créateur de l'enseigne Gifi. Photo by Simonet D/ANDBZ/ABACAPRESS.COM Un plan de sauvegarde a été mis en place avec le Crédit Agricole et BNP Paribas en échange de 40 % du capital.

Le boxeur Samir Ziani reçoit la médaille de l'Assemblée nationale avec l'entrepreneur Philippe Ginestet à Villeneuve sur Lot, France, le 13 juin 2019. Photo by Simonet/ANDBZ/ABACAPRESS.COM Le fondateur, Philippe Ginestet, a dû se mettre en retrait au profit de nouveaux dirigeants.

Philippe Ginestet, portrait de l'entrepreneur créateur de l'enseigne Gifi, le 15 février 2012. Photo par Simonet D/ANDBZ/ABACAPRESS.COM L'entreprise souffre de la concurrence d'Action et des sites de vente en ligne comme Temu ou Alibaba.

Le boxeur Samir Ziani reçoit la médaille de l'Assemblée nationale avec l'entrepreneur Philippe Ginestet à Villeneuve sur Lot, France, le 13 juin 2019. Photo by Simonet/ANDBZ/ABACAPRESS.COM Les pertes pourraient atteindre 80 millions d'euros pour l'exercice 2025, menaçant le groupe d'un dépôt de bilan.

GiFi Illustration d'enseignes commerciales et de magasins à Lyon, France, le 16 février 2024. Photo par Julien Reynaud/APS-Medias/ABACAPRESS.COM
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Il faudrait peut-être quelques idées de génie pour aider l'enseigne Gifi à se sortir de la panade dans laquelle elle se trouve. Car rien ne va plus pour l’enseigne qui réalisait 1 milliard de chiffre d’affaires et 65 millions de bénéfices nets  en 2022. Celle-ci a dû faire appel à un plan de sauvegarde, possible grâce au Crédit Agricole et BNP Paribas, qui ont apporté 100 millions d’euros et un effacement d’une partie de la dette contre 40 % du capital et la mise en retrait du fondateur et dirigeant Philippe Ginestet.

Libération, dans son édition du 10 février 2026, a mené une enquête sur le groupe. Ainsi apprend-on que la perte d'exercice pour 2025 pourrait atteindre les 80 millions d’euros. Mais pourquoi une telle baisse ? Tout d'abord, les choses ont évolué depuis le début des années 2000, époque où Philippe Ginestet a créé le groupe qui compte 700 magasins répartis dans 17 pays. Sont apparus de sérieux concurrents comme Maxi Bazar ou Action mais aussi Temu ou Alibaba en ligne. 

Et puis il y a la famille Ginestet qui ne fait pas l'unanimité. Alexandre, le fils de Philippe n'a pas convaincu pour prendre le relais de son père et plusieurs dirigeants se sont succédé, sans jamais rester. Aucun d'entre eux d'ailleurs, pas même le fondateur, ne commente ce qu'il se passe aujourd'hui. "Philippe Ginestet, il a carrément placé le numéro de téléphone de Libération en 'indésirable' après un SMS et quelques tentatives d’appel", écrit le journal. 

S'ils ne parlent pas, d'autres le font pour eux comme le président et fondateur du premier groupe textile français qui porte son nom, Roland Beaumanoir. "Je suis allé voir Philippe Ginestet chez lui à Villeneuve-sur-Lot. L’entreprise perd beaucoup d’argent et le métier a changé, ce que n’a pas forcément vu son dirigeant." Un dirigeant qui a justement refusé de belles offres par le passé, lesquelles auraient pu tout changer. En 2021, il a eu deux propositions. La première de la famille Zouari, intéressée par une enseigne de nature à "compléter Maxi Bazar et Stokomani déjà dans leur escarcelle". La seconde a été réalisée par le fonds d’investissement américain, Clayton Dubilier & Rice, déjà présent dans le capital de But et Conforama. Une proposition qui aurait atteint 1,3 milliard d'euros. 

Alors qui pourrait encore s'intéresser à Gifi ? 

Libération évoque justement Moez-Alexandre Zouari qui possède Picard. La Zouari Family Office exploite aussi 3500 magasins de l'enseigne Casino, Monop et Franprix. Le groupe a aussi racheté il y a quelques mois une trentaine de magasins Gifi situés en Suisse. "Les salariés s’inquiètent bien sûr, mais de toute façon, ils sont inquiets depuis deux ans ", décrit un responsable syndical. Un sentiment légitime.

Par Sandra Ratesson | Chef de rubrique médias
A bientôt 38 ans, Sandra Ratesson en a vu défiler des émissions de télévision, des animateurs et des candidats de télé-réalité. Membre de la génération Club Dorothée, elle a vu l’apparition mais aussi l’extinction de nombreux programmes. La scène du rapprochement physique entre Loana et Jean-Edouard dans la piscine de Loft Story, elle l’a vu en direct grâce à un abonnement ADSL d’époque.
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