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Lou Doillon : "C'est pour Kate que j'ai trouvé l'énergie de continuer"

Lou Doillon : "C'est pour Kate que j'ai trouvé l'énergie de continuer"
Par Nicolas N.
Lou Doillon au défilé Chanel à Paris, le 10 mars 2015.
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Lou Doillon au défilé Chanel à Paris, le 10 mars 2015.

Lou Doillon a d'abord fait du cinéma pour se rapprocher de son père, le réalisateur Jacques Doillon. Elle a tourné 17 films qui, c'est elle qui le dit, se sont "tous plantés". Le mannequinat a permis de mettre du beurre dans les épinards, de nourrir son fils Marlowe (né en 2002) dont le prénom est tatoué sur sa peau. Puis le flou entourant Lou s'est soudainement dissipé à la faveur d'un premier album fulgurant, Places, sorti en 2012. Elle vient de terminer l'enregistrement de son deuxième disque dont elle évoque la couleur dans les pages du magazine Numéro. La composition de ses nouvelles chansons est infiniment marquée par la disparition de sa demi-soeur aînée Kate Barry, fille de Jane Birkin et John Barry, qui suivait attentivement son travail de musicienne : "C'est pour elle que j'ai trouvé l'énergie de continuer", confie Lou.

"Lorsque ma soeur Kate est décédée, j'ai interrompu la tournée avec un mois d'avance sur la date prévue. Il n'y a donc pas eu de dernière date, de ces moments d'adieux toujours très émouvants. Je me sentais amputée, par la vie et dans mon travail. La survie est passée par la guitare et par l'écriture un peu hystérique de nouvelles chansons." Après plusieurs faux départs et remises en question, Lou Doillon parvient à convaincre, non sans difficultés, Taylor Kirk, leader du groupe canadien Timber Timbre, de produire son album. Elle le rejoint à Montréal : "Je me suis vue débarquer chez lui un 27 décembre, au moment où tout le monde était en train de fêter Noël, période que, pour mille raisons familiales, j'avais à coeur de fuir." Lou est accueillie par un type avec une "tête de serial killer" dont elle ne connaissait au fond que la musique : "Et pourtant, en quelques jours, on est parvenus à faire les trois quarts de l'album sans trop savoir pourquoi ni comment. Je suis revenue à Paris le 2 janvier, avec enfin la certitude d'être sur la bonne route."

"Planquée partout"

Dans cette frénésie d'écriture, Lou Doillon a dû faire des choix. Les textes trop douloureux ont été écartés : "Toute les chansons que j'ai écrites pour ma soeur, ou dans cette énergie-là, ne seront pas sur l'album parce que ça me mettrait mal à l'aise. J'ai abandonné aussi une chanson que j'avais écrite avant sa mort, qui avait pour sujet la chute [Kate Barry est tombée d'une fenêtre, NDLR] et qui me paraissait difficile à jouer sans expliquer que ça avait été pensé avant. Mais finalement, toutes celles qui n'ont a priori rien à voir y sont totalement connectées. Je suppose qu'elle est planquée partout, inconsciemment."

Longtemps, Lou Doillon a gardé ses chansons secrètes. Dans une interview accordée en novembre sur Europe 1, Jane Birkin se souvient de son émotion en les découvrant : "Lou m'a tellement épatée avec son premier disque. Je ne savais même pas qu'elle écrivait depuis des années. En attendant sa première chanson, j'ai juste pensé à téléphoner à Étienne Daho [qui a produit le premier disque de Lou, NDLR]. (...) C'est une évidence que ça allait casser la baraque." Kate Barry a pris très tôt cette aventure musicale au sérieux. "Kate, avec ma soeur Lola [Doillon, NDLR], était celle qui était vraiment la plus attentive à mon travail de musicienne, raconte Lou dans Numéro. C'est aussi pour cette raison, pour elle, que j'ai trouvé l'énergie de continuer quand j'étais tentée de tout arrêter."

Numéro mai 2015, en kiosques.

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