Marina Carrère d'Encausse a toujours été proche de sa famille. "Avec ma sœur et mon frère, nous sommes restés une fratrie très soudée. Je souhaite à mes trois enfants de conserver les mêmes liens", confiait déjà l’animatrice en 2016 au Journal du Dimanche. Mercredi 5 novembre, Marina Carrère l’a prouvé une nouvelle fois. Elle a, en effet tenu à saluer la réussite de son frère. Et pour cause, Emmanuel Carrère a été récompensé du prix Médicis pour son roman Kolkhoze (éditions P.O.L).
Sur son compte Instagram, suivi par près de 13 000 abonnés, la médecin et animatrice a partagé une capture d’écran du site Le Monde. Le journal titre la nouvelle : "Le prix Médicis est accordé à Emmanuel Carrère pour "Kolkhoze". L’ancienne complice de Michel Cymes a accompagné la nouvelle d’un message pour le lauréat : "Bravo mon frère, très fière de toi".
À 64 ans, Marina Carrère d’Encausse a marqué des générations de téléspectateurs sur France 5, dans Le Magazine de la santé, diffusé pendant 25 ans. Elle et son frère Emmanuel, sont les enfants d’Hélène Carrère d’Encausse, historienne et "secrétaire perpétuel" de l’Académie française, disparue en 2023. Elle fut la première femme à occuper ce poste. Spécialiste du monde russe, elle avait été critiquée pour son rapprochement avec Vladimir Poutine. Pourtant, elle avait pris position en s'opposant à l'invasion par la Russie de l'Ukraine. Une cérémonie aux Invalides avait été organisée après sa disparition pour lui rendre hommage en présence notamment d’Emmanuel Macron.
© Instagram, Instagrram
Son frère aîné, Emmanuel Carrère, né en 1957, est aujourd’hui un grand vendeur de livres et il est surtout reconnu. Également réalisateur et scénariste, il a signé dix-sept livres et de nombreux scénarios. Parmi les récompenses qu'il a pu amasser au cours de sa carrière entre autres : le Prix Femina (1995), le Prix Renaudot (2011), le Prix de la langue française la même année, ou le Prix Princesse des Asturies des Lettres (2021).
Avec Kolkhoze, Emmanuel Carrère revisite l’histoire de sa propre famille. Le récit suit quatre générations d’exilés géorgiens, arrivés en France dans les années 1920. Il y évoque en particulier sa mère, Hélène Carrère d’Encausse. Et c’est avec cette histoire qu’il a pu obtenir mercredi 5 novembre le prix Médicis qui récompense depuis 1958 des auteurs dont le talent n’a pas encore reçu la reconnaissance qu’il mérite. Outre cette nouvelle récompense, Emmanuel Carrère figurait également cette année parmi les finalistes du prix Goncourt. Celui-ci a finalement été attribué à La Maison vide (Editions de minuit), roman de Laurent Mauvignier, mardi 4 novembre.
Rappelons que Emmanuel Carrère a reçu de nombreux prix par le passé comme le Renaudot pour Liminov, le Femina pour La Classe de neige ou encore Le Prix de la langue française en 2011.
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