Après son départ du journal télévisé de 20 heures sur France 2, Anne-Sophie Lapix a rebondi au sein du groupe M6. Elle présente ainsi, entre autre, le 20.10, une interview exclusive d'une dizaine de minutes avec une personnalité marquante de la semaine. Un programme diffusé juste après le journal télévisé de 19h45. De son côté, son époux Arthur Sadoun, surnommé "le roi Arthur", occupe une place de choix. En effet, il officie comme PDG de Publicis Groupe, multinationale française qui s'impose comme leader international en communication. Mais il y a trois ans, tout a basculé pour lui lorsqu'il a été diagnostiqué d'un cancer. Pour la première fois, Arthur Sadoun évoque son combat contre la maladie.
"J'ai eu énormément de chance. Ca m'est arrivé assez tard, j'avais déjà 50 ans. Ma carrière professionnelle était quand même déjà derrière moi. J'ai été incroyablement bien soigné, bien suivi, très entouré. Ce n'était pas si difficile que ça", assure-t-il à Brut, à qui il se livre depuis son bureau professionnel, un lieu sobre et épuré fait de blanc et de bois. Et de poursuivre : "Je suis parti en enfer d'un point de vue physique, mais en réalité j'ai eu beaucoup beaucoup de chance comparé à beaucoup beaucoup de gens. Vous êtes dans mon bureau, c'était une infirmerie ici à un moment. Il y avait des trucs partout. Mon assistante était quasiment mon infirmière. Tout le monde m'aidait un peu, vous ne pouvez pas savoir le bordel que c'était là. Ca m'a aidé. Le fait de le partager avec tout le monde, d'être soutenu par tout le monde, d'avoir un quotidien avec des gens et ne pas être seul avec ma maladie, ça a fait une énorme différence."
C'est le fait d'avoir, autour de lui, sa famille, ses amis mais aussi son entourage professionnel qui l'a aidé. "Quand on m'a dit ces mots très difficiles, 'vous avez un cancer', immédiatement je suis passé du camp des forts au camp des faibles. Parce que dans la vie, il y a les gens qui sont en bonne santé et ceux qui ne le sont pas. Je m'en rappelle encore, j'ai pris mon vélo et je suis rentré chez moi pour l'annoncer à ma femme, se souvient l'époux d'Anne-Sophie Lapix. Et je regardais tous les gens autour de moi et je me disais : 'Eux, ils sont en forme, ils sont plus forts que moi.' J'avais peur de montrer cette vulnérabilité. J'avais peur parce que j'allais exposer ma famille. Et puis j'avais peur parce que je suis dans un business qui est un peu dur, qui est très incarné, où on passe notre temps à se battre pour de nouveaux budgets ou à les conserver. Et accepter, dévoiler ma vulnérabilité, je pensais que ça allait être un signe de faiblesse." Et de conclure alors : "Et en fait, je m'étais complètement trompé (...). Rendre votre cancer public, le partager avec ceux qui vous aiment et qui vous entourent, vous rend plus fort."
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