La publicité de Noël d’Intermarché, diffusée depuis début décembre, a placé Le mal‑aimé de Claude François au cœur de l’actualité musicale. Avec plus de 600 millions de vues à travers le monde, le spot a relancé les écoutes du titre de 1974 et suscité un intérêt renouvelé pour la musique de Cloclo. Claude François Junior, le fils de l'artiste, revient sur ce projet et sur les retombées que cette campagne génère pour l’héritage musical de son père.
Depuis plusieurs années, les enfants de Claude François cherchent à faire vivre la mémoire de leur père et à la faire découvrir à de nouvelles générations. La dernière initiative en date a été la signature d’un contrat avec Intermarché pour l’utilisation de Le mal‑aimé dans la publicité de Noël. Claude François Junior raconte qu’il a reçu la proposition en mai dernier, par mail, sans storyboard précis, mais seulement le pitch du spot : un loup, initialement mal accepté, qui finit par se rapprocher des autres personnages grâce à la cuisine végétarienne. La chanson de son père était centrale dans la narration, car elle reflète le thème du mal-aimé. La validation s’est faite rapidement avec sa mère et son frère, et le projet a mobilisé 60 à 70 personnes pendant six mois afin de produire un spot de 2 minutes 30, décrit par Junior comme "presque un court métrage". La diffusion a été programmée pour le 6 décembre, lors de Miss France, et l’ampleur du succès a dépassé les attentes.
Claude François Junior dit avoir été à la fois surpris et ému par la portée du spot. "C’est un miracle, et en même temps, le spot arrive au bon moment. On approche des fêtes de Noël et ce que raconte ce spot, c’est le vivre ensemble. Il y a un langage universel qui touche tout le monde", explique-t-il dans une interview accordée à Paris Match. Il se souvient également de sa réaction lors de la première présentation du film par Sony Music : "J’ai eu une petite larme. Ma petite larme, je crois, vient du regard de la maman à la toute fin du spot. Il y a ce regard qu’on voudrait tous voir chez nos femmes quand elles nous regardent"
Concernant le succès du spot, Junior précise que l’impact a été immédiat sur les écoutes de Le mal-aimé : +242 % sur toutes les plateformes, avec le titre atteignant le numéro un sur Deezer et générant une audience internationale, notamment aux États-Unis. Il insiste sur le caractère transgénérationnel de la publicité, qui permet de faire découvrir la musique de son père à des publics qui ne le connaissaient pas. "Une publicité peut faire connaître un artiste au-delà de son territoire d’audience présumée", note-t-il.
Sur les revenus générés, il rappelle que les droits voisins et les royalties seront mesurables seulement dans plusieurs mois. Avec humour, il ajoute : "On ne partira pas en jet avec ça…". Il évoque également l’intérêt des plus jeunes générations, comme son fils de 19 ans, qui a constaté que même ses camarades de classe découvrent la chanson grâce au spot. La publicité Intermarché aura donc permis de redonner une visibilité internationale au titre Le mal-aimé, au grand bonheur des proches du défunt chanteur.
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