Dans son livre Miss à nu publié aux éditions Leduc en février dernier, Elodie Gossuin raconte sans filtre son attachement à sa région et son mode de vie loin de Paris. Un choix qu’elle assume totalement, même s’il a longtemps été critiqué. "Et puis, il y a cet ancrage dans la terre qui me nourrit plus que tout. Ma Picardie. Ma campagne. Mon village", confie-t-elle dans ce livre. Pour elle, pas question de renier ses racines : c’est là qu’elle se sent bien, entourée de ce qui compte vraiment.
Elle parle de la Picardie comme d’un véritable refuge. "La Picardie, ses forêts, ses couleurs changeantes au gré des saisons, la baie de Somme (…) Chez nous, c'est toujours en Picardie", explique-t-elle. Un endroit qui lui apporte calme et équilibre : "la Picardie, c'est mon paradis, mon QG de sérénité. Mon "chez moi'", ajoute-t-elle. Dans un quotidien souvent chargé, cet ancrage est essentiel.
Pendant longtemps, ce mode de vie a été mal vu dans son milieu. "J'ai porté cette étiquette : la petite provinciale. C'était péjoratif dans ma sphère professionnelle", raconte-t-elle. On lui faisait comprendre qu’elle devait se rapprocher de Paris pour réussir. "On me disait : 'Tu ne peux pas réussir à Paris en vivant si loin. Il te faut un studio ici'", se souvient-elle. Mais la maman de Jules et Rose (nés en 2007) et de Joséphine et Léonard (nés en 2013) n’a jamais voulu céder.
© BestImage, Christophe Aubert via Bestimage
Sa priorité, c’est sa famille. "Ma vie, c'est d'être avec mes enfants (…) Je veux être leur maman tous les jours, pas quand ça m'arrange", affirme-t-elle. Elle assume un quotidien bien réel, avec ses moments de fatigue et de stress. "Même en crise de nerfs (…) C'est ça, être maman !", confie-t-elle. Entre son travail, son mari Bertrand Lacherie et ses enfants, l’équilibre n’a pas toujours été simple, mais elle s’est accrochée à ce qui comptait pour elle.
Évoquant ses enfants et son ancien rôle d'animatrice radio, elle écrit : "J'ai tout fait pour ne pas partir loin d'eux trop longtemps. Une nuit et c'était déjà un déchirement, ça me labourait le cœur. Oui, je voulais réussir, mais je voulais surtout 'réussir' à être à l'heure devant l'école, avoir fini mes mails et mes réunions pour attaquer leurs devoirs. J’étais alors une maman trop souriante, trop populaire, pas assez parisienne, pas assez mode. Mais j'assumais mes choix."
Et puis, avec le Covid, les regards ont changé. "Il y a eu le Covid. Et là, ô miracle : 'Ooooh ! La chance d'avoir un jardin ! '", raconte-t-elle. Ce qui était vu comme un frein est devenu un avantage. Une petite revanche pour celle qui, depuis le début, n’a jamais douté de son choix de vie.
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