Après l’émotion de leurs 20 ans de mariage, célébrés par une cérémonie surprise imaginée par Bertrand Lacherie, Élodie Gossuin s’apprête à vivre d’autres réjouissances familiales. Dans quelques jours, l’ancienne Miss France mettra le cap sur les Landes avec son mari et leurs quatre enfants. Pour Ôde, elle raconte ce rendez-vous estival auquel elle ne déroge jamais, fait de grandes tablées, d’esprit camping, de lâcher-prise... Un bonheur simple, alors que leur escapade à Dubaï il y a quelques mois, avait viré au cauchemar.
Ôde : Où partez-vous en vacances cet été ?
Élodie Gossuin : Dans les Landes, comme tous les étés. On s’y retrouve avec la famille au grand complet, mais aussi ma sœur, mon frère, mes parents… Tous nos amis passent là-bas et on a également des amis sur place. C’est notre QG pendant trois semaines ou un mois. D’ailleurs, on y avait déjà fêté nos dix ans de mariage.
Où allez-vous exactement ?
Dans un tout petit village au milieu de la pinède, dans le secteur de Mimizan, Contis, Saint-Julien-en-Born, Lit-et-Mixe… Dans ce coin-là. C’est un chalet familial. Moi, je l’appelle "ma petite cabane". Forcément, il faut optimiser l’espace, mais j’adore. C’est très esprit camping.
Qu’est-ce qui vous plaît dans cet esprit camping ?
Une fois que tu es là-bas, les enfants ne circulent plus qu’à vélo. Ils retrouvent leurs amis, ils font des soirées… Je pense que ce sont les meilleures vacances que tu puisses offrir à tes enfants : ce côté camping où ils sont libres, en quelque sorte. Et du coup, ça libère aussi les parents, on ne va pas se mentir ! C’est beaucoup plus cool à vivre.
Vos quatre enfants seront donc encore avec vous cet été ?
Oui. Et ça, c’est quelque chose qui m’émeut vraiment. Ça veut dire que, pour tout le monde, être ensemble reste une priorité essentielle. Évidemment, il y a davantage de sorties tardives, des horaires différents. Il y a le permis, les amis… Une autre vie se construit en parallèle. Mais ils ne partent pas entre potes : ils partent avec nous. Et je dois dire que c’est le plus beau cadeau qui soit. Qu’on reste une tribu, c’est cool.
Quand vous êtes nombreux sous le même toit, comment ça s’organise ? Pour les repas, la vaisselle, le linge… tout est fluide ?
Non, tout n’est pas fluide ! Mais c’est comme le reste de l’année, comme dans toutes les familles. Tu dois parfois demander vingt fois qu’on t’aide à vider le lave-vaisselle ou à étendre le linge. J’ai l’impression d’être blasée ou complètement fataliste en disant ça, mais je continue à insister pour qu’ils m’aident. Et en vacances, c’est pareil.
Une fois sur place, comment s’effectue la déconnexion ? Vous avez un programme ?
Il n’y a jamais de programme déterminé. Même aujourd’hui, je n’ai aucune idée de ce qu’on va faire. Il y a vraiment des choses qui nous déconnectent totalement et qui sont synonymes de lâcher-prise, d’un autre rythme de vie, presque d’un autre monde. Le bonheur, c’est de faire une partie de pétanque avec nos amis tous les soirs. C’est cette facilité à retrouver les gens, beaucoup plus facilement que dans le train-train quotidien, quand chacun est enfermé chez soi. Les amis, la famille, le barbecue et la pétanque : c’est le combo gagnant.
Les vacances, pour vous, c’est aussi une certaine liberté dans la façon de vivre ?
Oui, c’est notamment ne jamais s’habiller ! Enfin, entre guillemets, on n’est pas dans un camp naturiste ! (Rires) Passer sa vie en maillot de bain et en tongs, c’est quand même le kiff.
Est-ce que, dans ces vacances très familiales, vous éprouvez parfois le besoin de vous isoler et d’avoir des moments rien qu’à vous ?
Oui, mais ce n’est pas seulement pendant les vacances. Depuis quelque temps, j’ai arrêté de culpabiliser ou de toujours faire en fonction des autres. Maintenant, quand je n’ai pas envie, je dis non. Je ne me force plus, par exemple, à voir des gens que je n’ai pas envie de voir. Et je m’octroie des moments rien qu’à moi parce que j’en ai besoin.
À quoi ressemblent ces moments pour vous ?
Pour moi, il y a un truc essentiel : dormir ! Dès que je peux dormir, je dors. Même le reste de l’année, si je peux faire une sieste de vingt minutes ou une demi-heure, je la fais. Là, en vacances, ça va être avoir mon hamac tranquille avec un bon bouquin… J’adore lire et, l’été, je dévore bien plus de livres que le reste de l’année. C’est un vrai kiff. Forcément, c’est une bulle dans laquelle tu te mets toute seule et ça me fait du bien. Mais je peux aussi bien être seule pour aller faire un plongeon dans l’océan, ou aller faire un footing.
Est-ce qu’il y a, dans la famille Gossuin-Lacherie, un "boulet des vacances" ? Celui qui oublie ses affaires, qui n’est jamais à l’heure…
On est plusieurs ! Je dis toujours aux enfants que ce n’est pas de leur faute, que c’est génétique et que ça vient de moi. Donc oui, la première, c’est moi : je suis la patronne des maladroites et des têtes en l’air ! Mon surnom a toujours été "Miss Catastrophe". Mon grand-père m’appelait comme ça quand j’étais toute petite et c’est resté.
Vous êtes donc plutôt du genre à préparer les valises au dernier moment ?
On n’a jamais été du genre à boucler une valise quinze jours avant, à faire des listes et vérifier qu’on n’oublie ni la crème solaire, ni l’anti-moustique, ni la pharmacie… Comme on fait tout à l’arrache, quand je n’oublie pas mon chargeur de téléphone, c’est ma brosse à dents, la crème solaire ou mes lunettes de soleil. On ne part jamais tous les six sans que quelqu’un ait oublié quelque chose d’essentiel.
Vous partez tous les six en voiture ?
Oui. On a une sept places. On a la chance d’avoir une super Volvo. Je le dis parce que je l’adore et que je la trouve vraiment très sécurisée. Forcément, avec sept places, le coffre est limité, mais au moins ça oblige à voyager léger. Aujourd’hui, on arrive à ne partir qu’avec une valise pour deux. On ne prend plus que trois valises !
Et vous qui pourriez sans doute remplir dix malles rien qu’avec vos vêtements et vos produits de beauté…
Avant, je prenais énormément de choses ! J’étais vraiment du genre à emporter quinze maillots de bain et douze paires de chaussures, puis à rentrer de vacances sans même en avoir utilisé un tiers.
Est-ce qu’il y a un plat immédiatement synonyme de vacances pour vous ?
Dans les Landes, on est quand même plutôt bien servis côté gastronomie ! Ces moments-là, pour moi, c’est tout de suite l’apéro avec du bon jambon, du chorizo, du piment d’Espelette… Et il y a un dessert que j’adore là-bas, c’est la croustade ! Cette pâte feuilletée avec des pommes à l’intérieur. Un régal.
Votre plus beau souvenir de vacances ?
Le premier auquel je pense est merveilleux, même s’il a aussi été très difficile. C’était déjà dans les Landes, puisque mes enfants ont toujours connu cet endroit. J’étais enceinte de Joséphine et Léonard. C’était magique parce que j’étais extrêmement entourée par tout notre clan. Et, en même temps, supporter une grossesse gémellaire en plein été, passer son temps à chercher l’ombre, dormir, se reposer au maximum… Ce n’était pas simple. Mais ça reste une parenthèse enchantée, hors du temps.
Vous gardez aussi un souvenir de vacances beaucoup plus léger…
Oui. J’ai passé plusieurs étés au camping avec mes parents. L’un de mes plus merveilleux souvenirs, c’est l’année où j’ai été élue Miss Camping ! C’était à Vias, dans l’Hérault. J’avais 15 ans, il y avait l’adolescence, les amourettes, la liberté. Être dans un camping à cet âge-là, ça crée vraiment des souvenirs pour toute une vie. C’était incroyable.
À l’inverse, avez-vous un souvenir de grosse galère de vacances ?
On ne va pas parler de Dubaï… Mais je me souviens d’un été où j’étais enceinte de Rose et Jules. On descendait dans les Landes. Le médecin m’avait déconseillé de faire tout le trajet en voiture, donc j’avais pris le TGV. Bertrand devait venir me chercher à la gare de Bordeaux. Mais il n’est jamais arrivé… Il avait mis du sans-plomb dans la voiture à la place du gasoil !
Après ces vacances dans les Landes, à quoi va ressembler votre rentrée ?
Je suis toujours en promotion de mon livre Miss à nu, et les retours que je reçois me touchent énormément. Je ne m’attendais pas à autant d’échanges, notamment avec des femmes qui m’écrivent sur Instagram ou viennent me parler en dédicace. Ce livre a permis de faire tomber certains silences, et je suis très fière de voir qu’il peut nourrir cette parole-là. Je continue aussi mon engagement auprès de l’UNICEF comme ambassadrice. Et puis, côté professionnel, j’ai plein de projets avec le groupe M6, où je me sens vraiment bien humainement. Il y a toujours Vive le camping, des primes sur W9, de nouveaux projets sur M6…
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