Ce mercredi 10 juin 2026, Julie Mercy souffle ses 50 bougies. L’occasion de prendre des nouvelles de l’ex-lofteuse et de son époux Christophe, sorti vainqueur en 2001 de l’émission, première télé-réalité française, aux côtés de Loana.
Lors d’un échange téléphonique simple et courtois, à l’image de leur couple, Julie Mercy a accepté de revenir sur sa dernière apparition publique avec Christophe, lors des obsèques de Loana, mais également sur sa vie loin des caméras et ses projets.
Ode : Comment avez-vous appris le décès de Loana ?
Julie Mercy : C’est Benjamin Castaldi qui nous l’a annoncé sur un groupe WhatsApp. Ça l'a énormément affecté et je ne vous cache pas que cela nous a aussi perturbés. L’acharnement des médias a ensuite été difficile à gérer. Durant cette période, on ne souhaitait pas s'exprimer, ce n'était pas le moment. On avait besoin de recueillement, d'être auprès de nos deux enfants car ils avaient rencontré Loana récemment.
Faire le déplacement à Nice pour les obsèques était une évidence ?
Oui, on a souhaité accompagner ses proches jusqu'au bout. Vous savez, c'est tout un pan de notre vie… Le binôme Loana-Christophe a compté dans sa construction et dans celle de notre couple. Au-delà de la tristesse, on continuera de lui porter des sentiments profonds et elle restera dans nos cœurs.
C'était une vraie amitié entre vous trois ?
On était en relation par messages. Pour Loana, j’étais un peu comme une grande sœur de cœur, je pense. Elle avait une affection particulière pour nous, pour notre famille, et c'était réciproque. Avec Christophe, on a toujours eu envie de la soutenir et de continuer à prendre des nouvelles.
© BestImage, Jack Tribeca / Bestimage
Que pensez-vous des absents à la cérémonie ?
Je ne veux absolument pas juger qui que ce soit. On est toujours en contact avec la majeure partie des lofteurs et on a longuement discuté ensemble de ce drame. Je peux vous assurer que beaucoup ont été peinés... Après, il y avait des photographes aux obsèques et je peux comprendre que des lofteurs n'aient pas eu envie de s'exposer. Même Chris a hésité à venir à cause des paparazzis, alors que pour lui c’était une évidence d'être auprès de Loana.
Que reste-t-il de cette famille Loft Story ?
Il y a un lien indéfectible entre nous tous. Ce qu’on a vécu, on est les seuls à savoir ce que ça fait. L’impact psychologique de cette expérience, qui a été aussi belle que douloureuse… A l’époque, on ne savait pas dans quoi on s’embarquait, on était des sortes de cobayes. Notre chance, avec Chris, a été d’être un couple. On a pu se soutenir l’un l’autre dans l’aventure et au dehors.
Vous avez donc un groupe de discussion avec les lofteurs ?
Oui, on a un groupe WhatsApp pour se donner des nouvelles régulières et s’envoyer des photos des enfants. On a un attachement qui est réel, on se soutient, s’écoute, sans se juger. Alors, bien sûr, on aimerait plus se voir en vrai mais la vie fait que ce n’est pas toujours évident. On vit dans des coins différents de France.
© Instagram, juliemercy31
Avec Christophe, vous avez vite quitté Paris après le Loft…
On a vite compris que ce n’était pas pour nous et que la popularité était éphémère. Pour nous deux, le Loft était une parenthèse et à aucun moment on a voulu rester dans ce milieu de la télé. Notre épanouissement se joue à travers ce qu’on construit et notre travail au quotidien. Toute cette vie volatile, superficielle, est selon moi assez nocive pour la construction de couple et de famille… Il n’était pas question qu'on reste des pique-assiettes, entre guillemets, et qu'on essaie de grappiller des miettes de photos, d'invitations, de soirées, pour briller.
Vous êtes partis en campagne, du côté de Toulouse ?
Oui, on est dans la campagne montalbanaise, dans un joli petit village au bord d'un lac. On a la chance d'avoir un environnement privilégié, avec plus de 2 hectares de terrain. Ça fait maintenant 20 ans qu’on est dans la région et 5 ans qu’on a acheté cette maison. C'est beaucoup de bonheur de vivre dans un endroit aussi préservé… Vous savez la vie de couple et de famille, il y a des hauts et des bas, alors c’est bien de pouvoir se ressourcer.
Vous êtes redevenus Monsieur et Madame Tout-le-monde ?
On le revendique même ! C'est ce qui nous plaît et nous permet de garder les pieds sur terre, de se nourrir pleinement. Bien sûr, on apprécie les petits coups de projecteurs occasionnels. Quand on nous propose des projets vidéo, des interviews, on prend le temps de la réflexion. On n'est pas fermé mais 95% de notre temps doit rester dans la vie normale, la routine de tout un chacun. C'est ce qui nous permet d'être stable. Le reste, ce sont des petites touches de fun.
Les gens vous arrêtent dans la rue ?
Oui mais ce n'est pas violent. On est un peu la Madeleine de Proust d'une époque. Il y 25 ans, au moment du Loft, il n’y avait pas de réseaux sociaux… Les gens qui nous reconnaissent avec Chris ont entre 35 et 80 ans, on est associés à la nostalgie d’une certaine télé. Le public a apprécié notre image saine, sympathique et professionnellement, on en a tiré du positif. La notoriété a été un accélérateur de rencontres.
Vous gérez des hôtels aujourd’hui ?
Bientôt 26 dans la région ! Je suis directrice commerciale du groupe HIS Hôtels. Nos hôtels se trouvent sur toute l'Occitanie : à Toulouse, à Montauban, à Albi, à Carcassonne, à Narbonne, à Dax, dans les Pyrénées.... Mon rôle principal pour le groupe, c'est d’être apporteur d'affaires, c'est-à-dire que je cherche en continue des pistes pour développer le chiffre d'affaires sur chacun des établissements.
Vous avez récemment posté une photo avec Juju Fitcats et Tibo InShape dans l’un de vos hôtels…
A notre Hôtel Mercure Peyragudes Loudenvielle, qui est un luxueux 4 étoiles. En effet, on a des créateurs de contenu qui y séjournent afin de renforcer la visibilité d’établissements. Je le propose quand c’est pertinent de travailler avec eux et je trouve cela amusant de me retrouver à échanger avec des influenceurs. Je suis dans l'observation de leurs codes et fort heureusement de l’autre côté de la barrière ! C’est la place qui me parle le mieux, ce rôle en arrière-plan, davantage dans le service client et la gestion. Je m'y épanouis.
Vous avez toujours été dans l’hôtellerie ?
J’ai commencé en 1997, j’avais 21 ans, comme standardiste puis réceptionniste au Méridien, Porte Maillot à Paris. Je passais des appels d'un service à un autre sur une sorte de grand piano, ce poste n’existe plus… J'ai ensuite eu la chance d’intégrer le Georges V en 1999, à l'occasion de sa réouverture sous l'enseigne Four Seasons. J'étais première de réception. Le Loft est arrivé dans ma vie puis j'ai repris l'hôtellerie. J’ai profité d’opportunités pour gravir des échelons, avec un poste de responsable commercial et puis de directrice à Toulouse.
Christophe, votre mari, est père au foyer. C’est exact ?
Oui. C'est vrai que ça m'a beaucoup arrangé, surtout au début de ma carrière. Ça m'a permis d’avoir des amplitudes horaires assez importantes, d’assurer des missions de représentation lors de soirées d’entreprise. J'étais bien contente qu’il garde les enfants quand ils étaient en bas âge. Aujourd’hui, notre grand a 23 ans et le petit, 15 ans. Ils sont complètement autonomes mais Chris s'occupe beaucoup de la maison.
Il n’est pas du genre carriériste ?
Oula ! Christophe, il est tranquille… il n'est pas stressé ! (rires) Reprendre une petite activité à mi-temps, des petites missions, pourquoi pas. Mais ça restera toujours alimentaire. À aucun moment Christophe n’a souhaité s'investir pleinement dans un travail, pour un patron ou monter une affaire rien qu’à lui.
Quel est ce projet de gîte chez vous ?
On a aménagé notre entresol de 120 mètres carrés qui sera d'abord dédié à nos proches. Dans un second temps, on aimerait le proposer à la location mais il faut déjà qu'on trouve le nom du gîte ! Puis que je m'occupe de le mettre sur Instagram… C'est un investissement financier, on a fait quelque chose de très joli. Ce sera un bon complément de revenus et Chris a participé à 50% aux travaux ! On est en train de finaliser tout ça mais oui, on aura un gîte chez nous d’ici un an.
© Instagram, juliemercy31
On a vu votre aîné Matis sur TFX dans La Bataille, la malédiction de l’île auprès de Christophe…. Que souhaitent faire vos fils plus tard ?
Déjà, pas de la télé ! Matis a fait l’émission pour gagner un peu d’argent et se rapprocher de son père. Même s'il a adoré l’ambiance sur le tournage, ce monde de "people de télé-réalité" ne lui correspond pas du tout. Il est prof de tennis, embauché par le club de Montauban où il donne des cours collectifs. Il va passer le diplôme d’état qui lui permettra de proposer des cours individuel, c’est son but. Et le petit de 15 ans, enfin… il mesure un mètre 87, c’est le plus grand de la famille ! Il est toujours au lycée, il est sérieux mais n’a pas encore d’idée précise. Avec son frère, il partage la passion du tennis.
Un voyage de prévu pour vos 50 ans ?
Avec Chris, on réfléchit à se faire plaisir et partir en Polynésie française, en amoureux. Les garçons partent régulièrement avec nous, en Thaïlande notamment, mais là, on aimerait bien se faire notre lune de miel sans eux ! Car après le mariage, j’étais enceinte de 7 mois donc on n’a jamais fait de voyage de noces.
Propos exclusifs ne pouvant être repris sans la mention de Ode.