Depuis sa chute en mars dernier sur les Strade Bianche, Pauline Ferrand-Prévot traînait une douleur persistante à la cheville comme elle le raconte sur Instagram ce vendredi 3 octobre 2025. Malgré les soins et les antibiotiques, la gêne n’avait jamais complètement disparu. Après sa 16ᵉ place aux Mondiaux au Rwanda, la cycliste de 33 ans avait déjà senti que quelque chose n’allait pas. "Je sentais que depuis le mondial au Rwanda ce n’était pas terrible", confiait-elle.
Une situation qui a coûté un passage à l’hôpital pour la cycliste française. En effet, elle a précisé avoir dû passer par la case opération dans cette même publication. L’intervention, réalisée à l’Institut monégasque de Médecine et de Chirurgie du Sport, vise à résoudre définitivement cette blessure qui a empoisonné sa saison. Dans une publication sincère, la championne du monde a tenu à rassurer ses fans tout en partageant son ressenti.
"Je suis soulagée d’en finir avec cela et de commencer mon protocole de récupération". Un protocole qui impose trois semaines sans sport, avant une reprise progressive. Si cette opération met un terme prématuré à sa saison 2025, Pauline Ferrand-Prévot n’a pas dit son dernier mot. Avec son mental de championne, elle compte bien revenir plus forte dès le début de l’année prochaine. D’ici là, elle compte profiter de ce temps de pause pour se reconstruire physiquement et mentalement, avant de se replonger dans les entraînements.
Sur une autre story Instagram, illustrée par une photo de plusieurs paires de ballerines transparentes ornées de strass, Pauline Ferrand-Prévot s’est confiée avec franchise sur son état d’esprit tout en donnant des nouvelles sur son état de santé. Elle y écrit : "Je n’ai pas voulu rester la nuit à l’hôpital même si c’était full anesthésie, car ça m’angoisse vraiment beaucoup de rester dans un endroit fermé. Et même si Dylan n’est pas là, je me sentais plus sereine de rester à la maison".
Ce choix, loin d’être anodin, traduit sa volonté de reprendre le contrôle sur sa convalescence. "L’avantage d’être accro aux chaussures", ajoute-t-elle en légende de cette même photo montrant ses nouveaux modèles, "c’est qu’il n’y a pas de pression sur ma cheville et un choix de couleurs infini". Avec humour, elle conclut : "Contente pour un rien, je sais, mais c’est jour de championnat d’Europe et je tiens à rester positive au lieu de cogiter seule ici".
Éreintée par une saison marquée par son triomphe sur le Tour de France féminin et ses multiples podiums, la cycliste originaire de Reims a choisi de clore l’année sur une note de repos et de lucidité. Elle ne cache pas sa frustration, mais préfère voir le verre à moitié plein : "On a toujours le choix de décider si on veut passer une journée pourrie ou faire en sorte de ne pas se gâcher une journée de sa vie", écrit-elle encore, preuve de sa détermination intacte. Malgré la déception, la Française garde le sourire et montre, une fois encore, qu’elle ne se résume pas à ses performances sportives.